
La dégradation de la situation sécuritaire dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, perturbe fortement la vie des populations, notamment la scolarité des enfants. Les affrontements et bombardements récurrents compliquent la reprise des cours et provoquent de nouveaux déplacements.
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs localités du territoire de Fizi, où les affrontements et les bombardements perturbent les activités quotidiennes des habitants, selon Me Jacques Alimasi, président de la société civile de Fizi.
La rentrée scolaire reste particulièrement difficile dans les zones touchées par les violences. Des enfants ne peuvent pas rejoindre régulièrement leurs établissements, tandis que certaines familles déplacées peinent à assurer leur scolarité, entre problèmes de logement, manque de moyens et insécurité persistante.
Pour les acteurs de la société civile, cette situation risque d’aggraver les interruptions scolaires dans un territoire où les déplacements de population compliquent déjà l’accès aux services essentiels. Des élèves se retrouvent ainsi exposés à des retards dans leur apprentissage, voire à l’abandon temporaire de l’école.
« La situation sécuritaire dans le territoire de Fizi reste très préoccupante. Les bombardements et les affrontements récurrents paralysent les activités socio-économiques et culturelles. La rentrée scolaire est également très difficile dans certaines zones, car les enfants ne peuvent pas accéder normalement à leurs écoles et plusieurs familles ont été contraintes de se déplacer », a déclaré Me Jacques Alimasi.
Selon la société civile, environ 8.600 ménages ont été recensés parmi les populations affectées par ces déplacements. Ces familles ont besoin d’une assistance humanitaire, alors que l’accès à certaines zones demeure difficile en raison de l’insécurité.
La perturbation de l’aide humanitaire ajoute aux difficultés des familles déplacées, notamment pour la prise en charge des enfants. Les acteurs locaux appellent ainsi à renforcer la sécurité autour des zones d’habitation et des établissements scolaires afin de permettre aux élèves de reprendre et poursuivre les cours dans des conditions plus sûres.
Au-delà des conséquences immédiates sur la population, la société civile redoute que la persistance des violences compromette durablement l’éducation d’une partie des enfants de Fizi. La reprise effective des cours dépend désormais aussi de l’amélioration de la sécurité et de l’accès humanitaire dans les localités affectées.
