Sur le vif

Consultations politiques en RDC :       La population entre  espoir et scepticisme

Alors que le Président Félix-Antoine Tshisekedi poursuit ses consultations à travers son Conseiller Spécial en matière de sécurité, le professeur Eberande Kolongele, en vue d’un gouvernement d’union nationale, la population congolaise suit ces discussions avec une attention mêlée d’espoir et d’inquiétude.

Un processus qui divise

Si pour certains Congolais, ces consultations sont une opportunité pour renforcer la cohésion nationale, d’autres estiment qu’elles risquent de se limiter à un simple partage du pouvoir, sans véritable débat sur les priorités du pays. L’opposition, qui refuse jusqu’ici de prendre part aux échanges, réclame un dialogue plus inclusif basé sur un programme commun et non une simple répartition des responsabilités.

Les réactions de la population

Dans les rues de Kinshasa et d’autres grandes villes du pays, les avis sont partagés :

Jean-Marc, commerçant à Goma : « On parle d’un gouvernement d’union nationale, mais si l’opposition refuse de participer, où est l’unité ? Il faut qu’ils trouvent un terrain d’entente pour le bien du pays. »

Maman Léonie, vendeuse à Kinshasa : « Ce que nous voulons, ce n’est pas un partage du gâteau, mais des solutions aux problèmes de la vie quotidienne. Baisse des prix, sécurité, emplois… C’est ça qui doit être discuté. »

Patrick, étudiant à Lubumbashi : « Ces consultations sont une bonne chose, mais elles ne doivent pas être une façade. L’opposition a raison de demander un vrai programme. »

Jean-Pierre, chauffeur de taxi à Bukavu : « Depuis des années, on nous parle de concertations, dialogues, coalitions… Mais qu’est-ce qui change vraiment pour le peuple ? »

Un défi pour l’avenir

Si ces consultations visent à apaiser les tensions et favoriser un climat politique plus stable, elles risquent de perdre leur légitimité si elles ne répondent pas aux attentes réelles des Congolais. La balle est désormais dans le camp du gouvernement pour prouver que cette initiative ne se limite pas à une manœuvre politique, mais qu’elle s’inscrit dans une volonté sincère de changement.

                                                                            À chaud !

Rutshuru : La colère des enseignants face à deux mois d’impayés

Les enseignants du territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, traversent une période d’incertitude et de frustration. Depuis février, ils n’ont pas reçu leurs salaires, malgré les promesses du gouvernement congolais d’un paiement via la Caritas et les applications mobiles de transfert d’argent.

Une attente qui se prolonge

Alors que le gouvernement avait garanti un processus de paiement simplifié, la réalité est tout autre. Les enseignants, ayant accompli toutes les démarches requises pour bénéficier de ces nouveaux modes de transfert, se retrouvent dans une impasse. La fermeture des banques à Goma, point névralgique des transactions, complique davantage la situation.

Des réactions mêlées d’indignation et d’exaspération

Face à cette situation, Dieudonné Rusangiza, président de l’intersyndicale des enseignants de Rutshuru, n’a pas caché son mécontentement :

« Nous avons patienté, respecté toutes les formalités, mais à ce jour, nous sommes toujours sans salaire. Comment peut-on demander à un enseignant de continuer à donner cours alors qu’il ne peut même pas nourrir sa famille ? »

D’autres enseignants expriment leur désarroi :

M. K, enseignant à Rutshuru-Centre : « Nous avons cru aux assurances du gouvernement, mais nous constatons que rien ne bouge. C’est une véritable injustice. »

M. B., instituteur dans une école publique : « Beaucoup d’entre nous envisagent déjà de quitter la profession, faute de moyens pour survivre. »

Mme Furaha, enseignante en primaire : « On nous demande d’être patients, mais comment payer nos loyers et nourrir nos enfants sans salaire ? »

Un ultimatum au gouvernement

L’intersyndicale des enseignants a décidé de hausser le ton en annonçant un arrêt des activités jusqu’à ce que la situation soit débloquée. Pour eux, c’est le seul moyen de se faire entendre et de contraindre l’État à respecter ses engagements.

Alors que l’éducation est déjà fragilisée par l’insécurité et les tensions socio-économiques, cette crise risque d’avoir des conséquences dramatiques sur les élèves et l’ensemble du système éducatif de la région. Les regards restent tournés vers Kinshasa, où les autorités sont attendues sur des mesures urgentes pour désamorcer cette grogne légitime.

Edition du jour

Vendredi 04 Avril 2025

Edito : Pas de prospérité économique sans sécurité !

Le 3 avril 2025, Kinshasa, la capitale bouillonnante de la République Démocratique du Congo (RDC), a eu l’honneur d’accueillir une figure clé de la politique mondiale.

Massad Boulos, récemment nommé Conseiller principal pour l’Afrique du Président américain Donald Trump.

Ce rassemblement revêt une importance capitale, tant pour le pays que pour les relations internationales, car il se concentre sur deux enjeux cruciaux : la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et les perspectives économiques entre les États-Unis et la RDC.

La RDC a longtemps été le théâtre de conflits armés et de tensions sociales, notamment dans sa partie orientale. 

Le dialogue ouvert avec des interlocuteurs de haut niveau, comme Massad Boulos, est essentiel pour faire entendre les voix des congolais. Et pour adresser les enjeux de sécurité qui perdurent dans un pays riche en ressources mais qui souffre d’une instabilité chronique.

Au cours de cette rencontre, Boulos a mis en lumière l’importance de la sécurité comme fondement d’une prospérité durable. « Pas de prospérité économique sans sécurité », a-t-il déclaré, résonnant avec la sagesse de l'économiste et prix Nobel Amartya Sen, qui affirmait que « le développement humain et économique doit reposer sur la sécurité pour tous, plutôt que sur l’exclusion ».

En effet, la RDC possède des ressources naturelles inestimables, mais l’insécurité entrave son potentiel de développement.

Les entreprises internationales hésitent à investir dans un environnement instable, ce qui contribue à approfondir la pauvreté et à creuser le fossé économique.

Les discussions ont également exploré les avenues potentielles d’un partenariat économique entre les États-Unis et la RDC.

Dans un monde de plus en plus interconnecté, les nations doivent trouver des moyens de prospérer ensemble, comme le faisait remarquer Nelson Mandela : « Cela semble toujours impossible jusqu'à ce que ce soit fait ».

Les perspectives économiques sont prometteuses, mais elles nécessitent une volonté politique robuste et des initiatives concrètes pour assurer un climat d’investissement favorable.

La voix de la société civile est également cruciale dans ce processus. L’écrivaine et militante Maya Angelou a dit un jour : « Nous pouvons rencontrer des abat-jour ou devenir des phares pour ceux qui nous entourent ».

La RDC a besoin de phares, des acteurs de changement qui éclairent le chemin vers un avenir meilleur et pacifique.

En définitive, la visite de Massad Boulos à Kinshasa représente bien plus qu'une simple rencontre diplomatique.

C’est un appel à l'action, un moment de réflexion sur le passé et une vision pour l'avenir.

La route vers la stabilité et la prospérité est semée d’embûches, mais avec des dialogues constructifs et un engagement mutuel, il est possible d’allumer la flamme de l’espoir dans un pays dont le potentiel demeure inexploité.

Kinshasa, avec son énergie vibrante et son esprit résilient, est une scène où se joue le destin d’un continent.

À travers ce partenariat renouvelé, la RDC pourrait enfin librement écrire les chapitres de son propre avenir, rhétorique forte en exergue : pas de prospérité économique sans sécurité.

✍Eugide Abalawi Ndabelnze

Coopération bilatérale

Elaboration d’un accord Washington-Kinshasa sur les minéraux : 
Les congolais entre optimisme et réserves

Le mercredi 2 avril 2025, Kinshasa a vu l’arrivée de M. Massad Boulos, récemment désigné comme Conseiller principal pour l’Afrique par le Président américain Donald Trump.

✍Eugide Abalawi Ndabelnze

 

Sa réception par le Président Félix Antoine Tshisekedi, le lendemain, à la Cité de l'Union Africaine, a marqué un tournant prometteur dans les relations entre les États-Unis et la République Démocratique du Congo (RDC).

Accompagné de Mme Corina Sanders et de M. Dan Dunham, le Conseiller a engagé des discussions approfondies sur des enjeux cruciaux, notamment la sécurité dans l'est du pays et les opportunités économiques à travers une coopération renforcée.

M. Boulos a exprimé un message optimiste concernant l’élaboration d’un accord sur les minéraux, tant souhaité par la RDC, en se disant satisfait des discussions avec le Président Tshisekedi.

« Je suis heureux d’annoncer que le Président et moi avons convenu d’une voie à suivre », a-t-il affirmé, promettant de favoriser une relation bilatérale plus étroite au bénéfice des Congolais et des Américains.

Les déclarations de Boulos, où il a évoqué des investissements de plusieurs milliards de dollars dans le secteur minier, ont suscité un certain enthousiasme parmi la population congolaise.

Cependant, les réactions au sein de la population sont contrastées. Certains Congolais, soulagés par l’annonce de ces investissements, voient en elle une lueur d'espoir pour le développement économique du pays et l'amélioration des conditions de vie.

 

« Si ces promesses se réalisent, cela pourrait créer des emplois et redynamiser notre économie », a déclaré un habitant de Kinshasa, visiblement enthousiaste.

D’autres, en revanche, demeurent sceptiques. Ils évoquent des expériences passées où des accords similaires n'ont pas eu les retombées escomptées pour la population.

« Nous avons entendu des promesses avant, mais elles ne se sont pas toujours concrétisées. La sécurité est essentielle, mais elle doit s’accompagner d’un développement inclusif », a réagi une jeune étudiante, exprimant des doutes sur la possibilité d’un changement réel.

L'équilibre entre sécurité et investissement économique sera donc crucial pour véritablement bénéficier des relations tissées entre Kinshasa et Washington.

Alors que les discussions s'annoncent prometteuses, il restera à voir si les intentions affichées se traduiront par des actions tangibles en faveur du peuple congolais.

Enseignement 

Sud-Kivu : Plus de 2,32 millions d'élèves ont abandonné
l’école   à cause de la guerre

Alors que l’année scolaire devrait se dérouler normalement, les établissements scolaires dans les trois provinces éducationnelles au Sud-Kivu, font face à de graves perturbations en raison de la crise sécuritaire qui secoue la région.

Depuis plusieurs semaines, des affrontements entre groupes armés et forces de sécurité ont plongé plusieurs localités des territoires de Kalehe, Kabare et Walungu dans un climat d’instabilité. Cette situation a contraint de nombreuses familles à fuir leurs villages, laissant des écoles désertées par les élèves et le personnel enseignant.

Selon plusieurs sources locales, certains établissements scolaires ont été temporairement fermés, tandis que d'autres fonctionnent au ralenti avec un effectif réduit.

« Nos enfants ne peuvent pas aller à l'école en toute sécurité, nous avons peur pour leur vie », témoigne Alphonse Cubaka, un parent d'élève du groupement de Miti.

Un impact alarmant sur l’avenir des élèves

Les autorités éducatives locales s’inquiètent de l’impact de cette situation sur la scolarité des enfants.

« Le retard accumulé dans le programme scolaire risque de compromettre toute l’année académique si rien n’est fait rapidement », alerte un enseignant de Bukavu.

De plus, l’absence prolongée des cours pourrait accroître le taux d’abandon scolaire, un phénomène déjà préoccupant dans ces zones touchées par des crises récurrentes.

Les enfants déplacés, en particulier, sont les plus vulnérables, car ils n'ont pas accès à des infrastructures éducatives adaptées dans les zones d’accueil, précise un acteur de la société civile  de Minova.

Selon le rapport de l’UNICEF publié au mois de Mars, la crise humanitaire et sécuritaire dans les trois provinces éducationnelles au Sud-Kivu, a entrainé la fermeture de 3305 écoles sur les 8177 que compte la province, et plus de 2,32 millions d'élèves ne se dirigent plus à l'école, 24 écoles secondaires sont utilisées comme abris par les déplacés et 85 autres sont détruites à cause des conflits.

Un appel urgent à l’intervention des autorités

Face à cette situation, les acteurs éducatifs et humanitaires lancent un appel pressant aux autorités congolaises et aux partenaires internationaux pour une intervention rapide. M. Matthieu Bujiriri, enseignant à Kalehe demande notamment un renforcement de la sécurité autour des établissements scolaires et un soutien matériel pour permettre la reprise des cours dans de meilleures conditions.

En attendant des solutions définitives, des initiatives locales tentent d’assurer une continuité pédagogique, notamment l'UNICEF qui travaille afin de permettre à tous les élèves d'achever l'année scolaire en respectant les programmes nationaux. Cette organisation fournit un soutien matériel et psychique aux enseignants et élèves des zones affectées.

« Beaucoup d'enfants, en ce moment, se retrouvent traumatisés. Avec le traumatisme, c'est difficile pour un enfant d'apprendre. Et il faut un soutien ou un accompagnement psychosocial. Et les enseignants sont formés sur ça. Et pour l'instant, nous sommes aussi en train de travailler dans l'acheminement des matériels, des fournitures scolaires, des matériels didactiques, des matériels pédagogiques, pour plusieurs autres écoles dans la province », rapporte Emmanuel Chibangu, chargé des programmes éducation à l'UNICEF.

Les acteurs du secteur de l’éducation font savoir que La situation reste incertaine quant à la reprise effective des activités scolaires dans la région. Tant que l’insécurité persiste, des milliers d’élèves continueront à être privés de leur droit fondamental à l’éducation, compromettant ainsi leur avenir et le développement de la région.

 

*Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.*

Réactions diamétralement opposées

Échanges avec Kinshasa du conseiller principal pour l’Afrique de l’administration Trump : Les congolais réagissent !

Le mercredi 2 avril 2025, Kinshasa a accueilli une visite hautement symbolique. M. Massad Boulos, récemment nommé Conseiller principal pour l’Afrique de l’administration Trump, est arrivé dans la capitale congolaise en soirée.

✍Eugide Abalawi Ndabelnze

 

Dès le lendemain, il a été reçu par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la Cité de l’Union africaine, un entretien qui n’a pas manqué de susciter l’attention et les réactions au sein de la population congolaise.

Accompagné de Mme Corina Sanders, Sous-secrétaire d’État adjointe pour les Affaires africaines, et de M. Dan Dunham, Directeur du Conseil national de sécurité pour l’Afrique, M. Boulos a mené des discussions jugées « longues et fructueuses ».

L'un des thèmes centraux de leurs échanges concernait la situation délicate dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région marquée par des conflits incessants.

Lors de cet entretien, le Conseiller principal a affirmé la détermination des États-Unis à œuvrer pour la paix dans la région.

« Nous souhaitons une paix durable qui affirme l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC, et qui projette les bases d’une économie régionale florissante », a-t-il déclaré.

Ses mots ont naturellement amené une vague de réactions de la part des Congolais, oscillant entre un espoir prudent et un scepticisme amplifié par les expériences passées.

Du côté des optimistes, notamment les membres de la société civile et les jeunes, on se montre relativement enthousiaste, espérant que l’implication américaine pourrait réellement aider à stabiliser la situation dans l’Est.

« C’est un signe que la communauté internationale commence à se préoccuper de notre sort, témoigne Claire, une étudiante engagée. Nous avons besoin de vrais partenaires pour sortir de cette crise. »

Cependant, d’autres voix expriment une méfiance profonde. Dans les cafés et marchés de Kinshasa, certains soulignent que la promesse de paix et de prospérité laissent souvent place à des désillusions.

« Les États-Unis ont souvent fait des déclarations similaires, mais qu’est-ce qui a vraiment changé ? » s'interroge Jean-Paul, un enseignant. « Nous avons besoin d’actions concrètes, pas seulement de mots. »

Cette visite de M. Boulos et d’autres responsables américains soulève également des interrogations sur les intentions réelles de Washington en RDC.

Les réticences face aux motivations géopolitiques américaines, notamment la recherche d’intérêts économiques dans cette contrée riche en ressources, sont omniprésentes dans les discussions citoyennes.

À mesure que se dessine ce nouveau chapitre dans les relations entre les États-Unis et la République Démocratique du Congo, les Congolais espèrent que cette initiative sera plus qu’un simple discours diplomatique, désirant ardemment des avancées tangibles pour leur pays, longtemps meurtri par la guerre et les conflits.

Le chemin vers une paix durable et une prospérité économique semble semé d’embûches, mais reste l’ultime espoir d’un peuple résilient.

Météo actuelle en RDC

 

Le vendredi 4 avril 2025, la République Démocratique du Congo (RDC) s'apprête à vivre une journée aux multiples facettes en termes de conditions météorologiques.

✍Eugide Abalawi Ndabelnze

 

Du climat tropical de Kinshasa aux ciels cléments de Bukavu et Goma, chaque ville aura sa propre ambiance. Voici un aperçu des prévisions pour quelques-unes des principales villes du pays.

Kinshasa : Une journée ensoleillée

À Kinshasa, la capitale, les habitants peuvent s'attendre à une journée ensoleillée avec des températures atteignant les 30°C. Les quelques nuages éparpillés ne seront que de passage, laissant place à des rayons de soleil radieux. Parfait pour les activités en plein air, ce temps réjouissant incite à profiter des parcs et des espaces verts de la ville.

Bukavu : Éclaircies et Douceur

Dans la région de Bukavu, située au bord du lac Kivu, les prévisions annoncent des éclaircies tout au long de la journée. Avec des températures oscillant entre 25 et 28°C, les Bukaviens apprécieront un temps doux idéal pour explorer les merveilles naturelles environnantes. Une légère brise peut cependant apporter un sentiment de fraîcheur en fin de journée.

Goma : Préparez-vous à la pluie

Goma, célèbre pour sa proximité avec le magnifique volcan Nyiragongo, se prépare pour une journée plus perturbée. Les prévisions indiquent des averses intermittentes avec des températures autour de 26°C. Les habitants et les visiteurs devront se munir de parapluies, mais ces pluies favorisent également la beauté des paysages verdoyants de la région.

Kisangani : Une touche de fraîcheur

À Kisangani, le temps sera plus frais, avec des températures maximales autour de 24°C. Ici, des nuages prévisibles apporteront des risques de pluie, particulièrement en fin de journée. Ces conditions sèment une ambiance agréable, parfaite pour une promenade le long de la rivière Tshopo.

Kindu : Alternance de soleil et nuages

À Kindu, les prévisions annoncent une alternance de soleil et de nuages. Les températures seront proches de 28°C, offrant ainsi un climat confortable pour les activités quotidiennes. Les habitants profiteront d'un temps clément qui favorisera les rencontres en plein air.

Lubumbashi : Ciel dégagé

À Lubumbashi, la métropole du cuivre, un ciel dégagé et des températures autour de 29°C sont attendus. Les Lubumbashiens peuvent s'attendre à une journée propice aux activités en plein air, y compris la visite de marchés locaux et de sites culturels majeurs.

Kikwit : Temps stable

Pour la ville de Kikwit, le temps sera stable avec des températures flirtant avec les 27°C. Les conditions sont favorables pour les agriculteurs de la région qui profiteront de quelques heures de soleil pour vérifier leurs cultures, assurant ainsi une bonne récolte.

Mbandaka : Retour des pluies

A Mbandaka, la prévision d'une journée pluvieuse se profile déjà. Les températures avoisineront les 25°C et plusieurs averses sont à prévoir. Les habitants doivent être prêts à affronter la pluie, mais ces précipitations sont essentielles pour le renouvellement de la végétation luxuriante de la région.

Kananga : Alternance averses et éclaircies

À Kananga, le climat sera marqué par des périodes de pluie, entrecoupées d’éclaircies, avec des températures autour de 26°C. Prendre un peu de temps pour observer la nature pendant les éclaircies sera une bonne idée pour découvrir la beauté naturelle environnante.

Mbuji-Mayi : Temps chaud et humide

Mbuji-Mayi, surnommée la ville diamant, connaîtra également une journée humidement chaude, avec des températures atteignant les 30°C. Quelques orages isolés pourraient se produire l’après-midi, apportant des rafales de vent rafraîchissantes.

Matadi : Vagues et vent

Enfin, à Matadi, port maritime réputé de la RDC, les prévisions météorologiques annoncent un temps venteux avec de possibles averses. Les températures devraient se situer autour de 27°C, et les habitants devront veiller à se protéger des vents forts en bord de fleuve.

En résumé, ce vendredi 4 avril 2025, la diversité climatique de la RDC se manifestera à travers des prévisions variées.

Edition du jeudi 03 avril 2025

Pourparlers directs Kinshasa-M23 à Doha : Réactions croisées à Bukavu et Goma

Pourparlers directs 
Kinshasa-M23 à Doha 

Alors que les regards sont tournés vers Doha, où les pourparlers entre le gouvernement congolais et le groupe armé AFC/M23 débuteront le 9 avril prochain, l'Est de la République Démocratique du Congo demeure profondément divisé sur l'issue de ces discussions. 

 L'Essentiel

 

Entre espoir de paix et scepticisme nourri par des années de conflit, les réactions des Congolais vivant dans cette région meurtrie traduisent des attentes contrastées.

Entre lueur d’espoir et résignation

Pour certains habitants de Goma et Bukavu, cette nouvelle initiative diplomatique représente une ultime chance de mettre fin aux hostilités. "Nous avons trop souffert. Si ces négociations peuvent ramener un semblant de stabilité, alors il faut leur donner une chance", confie Dieudonné, un commerçant de Bukavu. Fatigués par les déplacements forcés et les pertes humaines, beaucoup espèrent que Doha sera le point de départ d’un processus de paix durable.

D’autres, en revanche, accueillent ces négociations avec une profonde méfiance. "On a déjà vu ce genre de discussions par le passé, et à chaque fois, cela se termine en trahison ou en nouvelles violences", s’indigne Marie-Claire, une déplacée vivant dans un camp à Goma. Le souvenir des accords non respectés et des cessez-le-feu violés alimente un sentiment d’abandon et d’incrédulité.

Une crise qui s’aggrave

Au-delà du conflit armé, la population de l’Est congolais subit une crise économique sans précédent. La récente fermeture des banques à Goma et Bukavu a exacerbé les tensions, plongeant des milliers de familles dans l’incertitude financière. "Nous ne pouvons même plus retirer notre propre argent. Pendant ce temps, les politiciens négocient à l’étranger", se plaint Emmanuel, un fonctionnaire de Goma.

Cette instabilité économique vient s’ajouter aux violences et au déplacement massif des populations, rendant la situation encore plus intenable.

Doha : le dernier espoir ?

Si ces négociations directes parviennent à faire taire les armes, elles marqueront une avancée historique dans la quête de la paix en RDC. Cependant, la méfiance demeure. "Sans une véritable volonté de changer les choses, ces discussions ne seront qu’un énième théâtre diplomatique", prévient un analyste politique basé à Bukavu.

L’avenir de l’Est congolais se joue peut-être à Doha, mais pour les habitants de cette région, le scepticisme et la lassitude restent aussi palpables que l’espoir.


 

Edito : Finalement chaque jour devient poisson d'avril ?

Il y a quelques jours, nous avons tous célébré ce fameux 1er avril, une journée où l'humour et la malice se donnent libre cours à travers des farces, parfois de mauvais goût. Pourtant, alors que l'on pensait en avoir fini avec cette tradition, il semble qu'elle se soit transformée en un véritable mode de vie. "La vie sans humour est une vie sans saveur", écrivait le célèbre dramaturge Henri de Montherlant. Et aujourd'hui, quel que soit le jour du calendrier, il semblerait que l'humour ne se limite plus à ces quelques heures annuelles.

Dans un monde où la désinformation et les fake news prolifèrent, on finit par s'interroger : chaque jour devient-il un poisson d'avril ? Dans le contexte actuel, notamment avec la crise politico-sécuritaire en République Démocratique du Congo, la question prend une résonance particulière. "Il n'y a pas de fausses nouvelles, il n’y a que des fausses vérités", affirme le journaliste et écrivain Jean-Jacques Rousseau, et cela jamais n'a été aussi pertinent. En effet, tous les jours semblent être le théâtre d'une farce tragique où la réalité elle-même est parfois mise en doute.

Partout, à chaque coin de rue, des histoires invraisemblables circulent, des nouvelles grotesques se mêlent à des vérités troublantes. Les médias, souvent acculés par des pressions politiques, sont parfois réduits à relayer des informations plus proches de la farce que du journalisme d'investigation. "La vérité est souvent plus étrange que la fiction", disait Mark Twain, et nous assistons aujourd'hui à ce phénomène où la réalité dépasse la fiction, jusqu'à transformer le véritable en comédie.

Ce n'est pas simplement une question de rire ou de farce. C'est un enjeu crucial : quel est le statut de l'information dans notre société ? Lorsque les rumeurs et les mensonges prennent le pas sur les faits, comment distinguer le vrai du faux ? "L'information est à la fois un pouvoir et une responsabilité", rappelle le romancier et essayiste Neil Postman. En ces temps de crise, où les citoyens cherchent désespérément des repères, les fake news deviennent un poison insidieux, rendant la vérité presque illusoire.

La situation actuelle en République Démocratique du Congo n’est pas simplement une farce, mais elle devient le théâtre d’un drame où chacun peut jouer le jeu de l’illusion. À l’image du poisson d’avril, les événements qui se déroulent devant nos yeux ne sont-ils pas parfois plus ridicules que tragiques ? Après tout, comme le disait aussi Voltaire, "le rire est le meilleur remède." Pourtant, il est difficile de rire lorsque la vie quotidienne se transforme en un théâtre d'absurde.

En somme, alors que nous recalibrons notre rapport à l'information et à la réalité, souvenons-nous des paroles de George Orwell : "En temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire." Alors, si chaque jour devient un 1er avril, n'oublions pas d'analyser, de remettre en question, et surtout, de chercher la vérité derrière chaque farce. Dans ce monde contemporain, peut-être que la véritable blague, ce n'est pas le poisson d'avril, mais notre capacité à croire à tout et à rien à la fois.

Eugide Abalawi Ndabelnze

Un message essentiel pour toi : La véritable force provient de Dieu !

"O ma force! c'est toi que je célébrerai, Car Dieu, mon Dieu tout bon, est ma haute retraite". (Psaumes 59 : 17)

✍Eugide Abalawi Ndabelnze

 

Contexte 

Dans les Psaumes, David exprime souvent ses luttes, ses peurs et ses douleurs. En particulier, le Psaume 59 est un cri de détresse, alors qu'il se retrouve entouré d'ennemis avides de sa destruction. Dans ce moment d'angoisse, David rappelle à son cœur la fidélité de Dieu, sa source de force et de refuge. Ce verset trouve une résonance particulière dans nos vies modernes, où nous nous sentons souvent accablés par les défis et les adversités.

Message essentiel

Chers frères et sœurs, aujourd'hui, nous nous réunissons pour méditer sur un verset profond du Psaume 59 : "O ma force! c'est toi que je célébrerai, Car Dieu, mon Dieu tout bon, est ma haute retraite" (Psaumes 59:17). Ce passage nous rappelle que notre force véritable ne provient pas de nos capacités humaines, mais de notre relation avec Celui qui est notre refuge dans les moments d'adversité.

David n’hésite pas à crier sa détresse. Il est confronté à des ennemis qui cherchent à lui faire du mal. Mais au cœur de cette épreuve, sa voix s'élève dans une proclamation de louange. Il reconnaît que sa force n’est pas en lui-même, mais dans son Dieu. Comment peut-il passer du désespoir à la louange ? Comment peut-il célébrer alors qu'il est entouré d'ennemis ?

La réponse réside dans la révélation de qui est Dieu pour lui. "Car Dieu, mon Dieu tout bon, est ma haute retraite". Dans cette phrase, David nous montre la clé. Dieu n’est pas seulement un concept abstrait ou une idée lointaine ; il est un Dieu personnel, intime, et il est bon. Lorsque nous réalisons cela, nous pouvons choisir de louer au lieu de nous laisser abattre.

Nous vivons tous des moments difficiles. Peut-être traverses-tu une tempête financière, des luttes dans une relation, ou des peurs face à l'incertitude de demain. Les ennemis de notre âme peuvent prendre diverses formes, mais aujourd’hui, nous sommes appelés à faire comme David. Plutôt que de nous laisser submerger par la peur, célébrons notre Force, notre refuge. Accrochons-nous aux promesses divines.

Quand nous proclamons : "O ma force, c'est toi que je célébrerai", nous faisons un acte de foi. Nous décidons de remercier Dieu pour sa bonté, pour son amour inébranlable, et pour le salut qu’il nous offre. La louange ne dépend pas des circonstances, elle dépend de notre choix de reconnaitre qui Dieu est dans nos vies.

Alors, en réponse à cette parole aujourd'hui, je t'invite à prendre un moment pour t'arrêter et réfléchir. Quelles sont les forces qui t’abattent actuellement ? Où cherches-tu refuge ? Rappelle-toi que Dieu est ta haute retraite. Élevons ensemble nos voix, efforçons-nous de glorifier Celui qui est digne. Remettons-lui nos luttes et élevons nos cœurs dans l’adoration.

Car dans la louange, nous découvrons notre force. Et en célébrant, nous trouvons refuge et paix, même au milieu de la tempête. Louons donc ensemble notre force, notre Dieu tout bon. Amen.

Hausse des taxes douanières américaines : Quelle riposte pour l'Afrique ?

L’annonce de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 10 % sur les produits étrangers et de 20 % sur ceux en provenance d’Europe a déclenché une onde de choc mondiale. 

✍E.A.N

 

Présentées comme un acte de souveraineté économique, ces décisions protectionnistes ont suscité de vives réactions, avec des menaces de représailles de la part des principaux partenaires commerciaux des États-Unis.

Si l’attention se concentre principalement sur les tensions entre Washington, Pékin et Bruxelles, les pays africains ne sont pas épargnés par ces mesures. En effet, ces décisions américaines pourraient affecter l’Afrique de plusieurs manières, tant directement qu’indirectement.

Conséquences directes : des marchés perturbés

Réduction des exportations africaines
L’Afrique exporte divers produits vers les États-Unis, notamment dans le cadre de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), qui facilite l’accès des biens africains au marché américain. Une politique protectionniste agressive pourrait compromettre ces avantages, rendant certains produits africains moins compétitifs.

Hausse des coûts des importations
Les taxes douanières américaines risquent de perturber les chaînes d’approvisionnement, augmentant le coût des biens de consommation et des équipements importés. Cela pourrait impacter des secteurs clés comme l’industrie manufacturière et les infrastructures, qui dépendent de technologies et de machines en provenance des États-Unis.

Répercussions sur les échanges mondiaux
Une guerre commerciale prolongée entre les États-Unis, la Chine et l’Europe pourrait ralentir la croissance économique mondiale. Or, l’Afrique, dépendante de ces grandes puissances pour ses exportations et ses investissements, subirait une baisse des flux financiers, menaçant la stabilité économique de plusieurs pays.

Impact sur les monnaies africaines
La volatilité des marchés et les incertitudes économiques pourraient entraîner une dépréciation des monnaies africaines face au dollar, renchérissant la dette extérieure de nombreux pays et compliquant leurs finances publiques.

Réduction des investissements étrangers
Dans un climat de tensions commerciales, les investisseurs étrangers deviennent plus prudents. L’Afrique, qui attire des capitaux étrangers pour ses ressources naturelles et ses marchés émergents, pourrait voir ces flux se tarir, freinant le développement économique et la création d’emplois.

Quelle riposte pour l’Afrique ?

Face à ces défis, les pays africains doivent adopter des stratégies d’adaptation. Le renforcement du commerce intra-africain, via la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), pourrait réduire leur dépendance aux grandes puissances. Diversifier les partenaires économiques, notamment en renforçant les relations avec l’Asie et l’Amérique latine, devient également une nécessité pour atténuer l’impact des politiques protectionnistes américaines.

Ainsi, si les mesures de Donald Trump s’inscrivent dans une logique de défense des intérêts américains, elles rappellent aux nations africaines l’urgence d’une autonomie économique et d’une résilience face aux fluctuations des politiques internationales.

Finale de la Coupe de France  Reims- PSG : Les pronostics des fans de football à Bukavu

À Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo, les amateurs de football s’enflamment à l’approche de la finale de la Coupe de France, prévue le 24 mai au Stade de France. 

✍E.A.N

 

L’affiche oppose le Paris Saint-Germain, géant du football français, au Stade de Reims, outsider surprise de la compétition. Si les Parisiens partent favoris, certains supporters congolais voient en Reims un potentiel trouble-fête capable de déjouer les pronostics.

Un PSG intouchable ?

Pour de nombreux passionnés de football à Bukavu, la victoire du PSG ne fait aucun doute. "Avec leur effectif, Paris ne peut pas perdre. Ils ont des stars mondiales et une expérience des grandes finales", affirme Patrick, fervent supporter du club parisien. En effet, le PSG, habitué aux sacres en Coupe de France, semble armé pour ajouter un trophée de plus à son palmarès.

D'autres fans insistent sur la supériorité technique et tactique des Parisiens. "Reims a fait un parcours exceptionnel, mais en finale, l’expérience et la qualité individuelle feront la différence", estime David, un analyste sportif amateur.

Reims, l'outsider qui fait rêver

Cependant, certains amateurs de football à Bukavu croient en un exploit rémois. "Le football est imprévisible. Qui aurait cru que Reims irait en finale ? Ils jouent sans pression, et ça peut les aider", lance Emmanuel, supporter du club champenois.

Les exploits récents de clubs moins huppés en Coupe de France rappellent que tout est possible sur un match. "Si Reims défend bien et exploite la moindre faille du PSG, ils peuvent surprendre tout le monde", ajoute Serge, convaincu que le football réserve toujours des surprises.

Un duel à ne pas manquer

À Bukavu, la ferveur monte et les débats sont animés. Si beaucoup voient Paris soulever le trophée, d'autres espèrent une finale pleine de rebondissements. Une chose est sûre : le 24 mai, tous les regards seront tournés vers le Stade de France pour une affiche qui s’annonce passionnante.

Météo : Quel temps fera-t-il à Kinshasa, Washington, Paris, Moscou, Pékin...?

Le jeudi 03 avril 2025 s'annonce comme une journée chargée d'intérêts météorologiques à travers le monde.

✍E.A.N

 

Des rivages animés de Kinshasa aux boulevards parisiens, en passant par le dynamisme de Washington et l'immensité de Moscou, découvrons ensemble les prévisions qui influenceront le quotidien de millions de personnes.

Kinshasa, République Démocratique du Congo : Pluies tropicales et chaud équatorial

À Kinshasa, le temps sera typiquement tropical avec des températures atteignant les 31°C. Les habitants devront se préparer à des précipitations occasionnelles dans l’après-midi. Les averses sont attendues, apportant une humidité bien familière et nourrissant la vibrante flore urbaine de la ville. Les amoureux des balades en plein air auront intérêt à planifier leurs sorties en matinée pour profiter du ciel dégagé avant l'arrivée des pluies.

Washington D.C., États-Unis : Un Printemps Surnaturel en Perspective

Du côté de Washington, le climat printanier se fera sentir avec des températures agréables oscillant autour de 20°C. Le ciel sera partiellement nuageux, offrant des moments ensoleillés parfaits pour une promenade le long du National Mall. Les jours ensoleillés de printemps incitent les habitants à profiter des parcs environnants et à savourer l’émerveillement des cerisiers en fleurs, un spectacle naturel captivant.

Paris, France : Beauté Éphémère sous un ciel Changeant

À Paris, la capitale française illuminée par la beauté architecturale, les prévisions indiquent un mélange de soleil et de nuages. Des températures autour de 16°C offriront un cadre parfait pour explorer les cafés en terrasse, tout en gardant un œil sur des possibles averses dans l’après-midi. Les flâneurs parisiens seront en quête de la lumière dorée qui baigne la Seine, tout en s’armant d’un petit parapluie au cas où.

Pékin, Chine : Entre froid printanier et pollens énivrant

En Chine, Pékin connaîtra un temps froid pour la saison, avec des maximales autour de 12°C. Les températures plus fraîches, associées à un vent léger, pourraient fragiliser les allergies printanières qui commencent à affluer. Les citadins sont invités à se vêtir légèrement plus chaudement, tout en prenant garde à la qualité de l'air, souvent affectée par la pollution au printemps.

Moscou, Russie : Un hiver retardé au coup d'Œil printanier

À Moscou, le début avril laissera présager un retour inattendu du froid avec des maximales à peine au-dessus de 5°C. Un ciel à prédominance nuageuse pourra même apporter quelques flocons de neige. Les Moscovites se retrouveront entre les vestiges de l'hiver et l’espoir des jours plus chauds à venir. Une journée parfaite pour profiter des musées et des cafés, à l'abri des éléments hivernaux.

Tel Aviv, Israël : Printemps ensoleillé et Températures Douces

Tel Aviv, avec son climat méditerranéen, connaîtra une journée agréable avec des températures atteignant 23°C. Les plages seront animées par des locaux et des touristes cherchant à profiter des rayons du soleil avant que la chaleur estivale ne ne s'intensifie. Un temps idéal pour explorer le marché de Carmel ou se détendre au bord de la Méditerranée.

Yamoussoukro, Côte d'Ivoire : Chaud et Humide, le Paradis Africain

Enfin, Yamoussoukro, la capitale administrative de la Côte d’Ivoire, affichera des températures élevées autour de 30°C, avec un taux d'humidité en hausse. Les orages de saison peuvent également être au rendez-vous en milieu de journée. C’est un moment propice pour visiter la majestueuse Basilique de Notre-Dame et apprécier l’hospitalité chaleureuse de ses habitants.

En somme, ce jeudi 03 avril 2025, la météo nous rappelle que chaque région du monde, avec ses particularités climatiques, crée un tableau vivant de notre belle planète. Quelles que soient les conditions au-dessus de nos têtes, il y a toujours quelque chose de fascinant à apprécier en matière de climat et de culture.

Edition du mercredi 02 Avril 2025

RDC : Le dialogue des malentendus !

RDC : Le dialogue des malentendus !
 

Le 9 avril 2025, un tournant significatif se dessine dans le paysage politique congolais avec l'annonce de pourparlers directs entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et le mouvement rebelle M23, se déroulant à Doha, au Qatar. Cette initiative, rapportée par France 24, fait suite à des années de tensions incessantes et de conflits, et représente une évolution notable, surtout dans un contexte où le gouvernement de Kinshasa avait précédemment écarté l'idée de négociations directes. Les attentes sont élevées, mais l'ombre des malentendus et des divergences demeure inquiétante.

Le M23, fort de ses revendications depuis longtemps exprimées, voit dans ces négociations une opportunité de faire entendre ses voix et de poser sur la table ses exigences. Cependant, il est à craindre que les discussions se heurtent rapidement à des points de blocage. Kinshasa, de son côté, arrive avec ses propres attentes et ses exigences, marquées par des préoccupations de stabilité et d'intégrité territoriale. La juxtaposition de ces deux visions pourrait nourrir un dialogue tumultueux, où chacun tentera d'exercer son influence tout en cherchant à éviter une escalade des tensions.

Les experts s'inquiètent des moindres signaux d'un potentiel dialogue instable. Loin d'être simplement un acte diplomatique, ces pourparlers sont perçus comme un tribunal des malentendus, où il sera difficile de concilier des intérêts souvent diamétralement opposés. Les deux parties auront à présenter leur cahier des charges, qui s'annonce chargé d'exigences allant de la reconnaissance politique à des concessions territoriales. La complexité de la situation sur le terrain pourrait ajouter à la difficulté de ces discussions, rendant l'issue incertaine.

Alors que ces pourparlers sont perçus comme une possibilité, les conséquences pour la population de l'est de la RDC, déjà éprouvée par des crises multiformes, sont préoccupantes. Les habitants souffrent des répercussions d'un conflit qui a engendré problèmes humanitaires et instabilité économique. La crainte est que cette nouvelle étape de négociations traîne en longueur, laissant les populations dans une incertitude insupportable. Les attentes d’une paix durable sont mises à mal par la complexité des enjeux à résoudre.

Au final, ces pourparlers à Doha pourraient marquer un point décisif pour l’avenir du pays, mais aussi résonner comme un appel à l’action pour la communauté internationale et les acteurs régionaux. Si la voix des Congolais n'est pas entendue et si un compromis ne peut être atteint, la promesse d'un avenir pacifique pourrait s'évanouir. La sortie de cette impasse nécessitera non seulement une volonté politique affirmée, mais également une flexibilité sans précédent de la part des deux parties.

L'Essentiel

 

 

RDC : Les équipes MSF et les civils piégés par la violence à Walikale, Nord-Kivu

L'escalade de la violence entre les FARDC et le M23/AFC, et leurs alliés respectifs, dans le Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, a atteint la ville de Walikale le 19 mars, piégeant le personnel de Médecins Sans Frontières (MSF) à notre base et à l'hôpital.

Ces derniers jours, la situation a continué de se détériorer. La violence a gravement affecté l'accès aux soins de santé, car 80 % de la population a fui la ville en entendant les tirs d'artillerie et en craignant les hostilités.

Plus de 700 personnes déplacées se sont réfugiées à l'hôpital général de Walikale, ce qui accroît la pression sur des ressources médicales déjà limitées.   

« Nos équipes doivent suspendre leurs activités médicales lorsque des combats éclatent et ne peuvent pas se déplacer en toute sécurité. La sécurité de notre personnel et de nos patients est notre priorité absolue », déclare Natalia Torrent, responsable des programmes de MSF au Nord-Kivu.

Des tirs intenses ont été entendus à proximité de notre base, soulignant les risques extrêmes auxquels sont confrontés les travailleurs de la santé et les communautés qu'ils servent.

Il y a deux semaines, un tir croisé a touché notre base logistique, affectant nos structures et certains de nos véhicules. Des explosions massives ont eu lieu près de l'hôpital général de la ville, où MSF aide le ministère de la Santé à fournir des soins médicaux.

Pénuries critiques de médicaments essentiels

Aujourd'hui, les défis logistiques restent critiques, sans routes ou voies aériennes viables pour faciliter le transport des fournitures et du personnel. Notre dernière livraison aérienne est arrivée le 17 janvier. 

L'aéroport n'étant toujours pas opérationnel, l'acheminement de l'aide humanitaire est un défi.

« D'ici deux semaines, nos équipes sur le terrain commenceront à faire face à des pénuries de médicaments essentiels, ce qui compliquera encore leur capacité à fournir une assistance médicale urgente », s'inquiète Natalia Torrent, responsable des programmes de MSF au Nord-Kivu.

 MSF appelle une fois de plus toutes les parties belligérantes à respecter et à protéger les civils, les structures médicales et le personnel de santé, ainsi que de faciliter l'acheminement de l’approvisionnement médical dans la région.

Nous demandons d'urgence un accès sûr et garanti aux soins de santé pour toutes les personnes touchées par le conflit.

Depuis 15 ans, MSF soutient l’hôpital de Walikale, en collaboration avec le ministère de la santé, notamment dans la prise en charge des services de maternité, pédiatrie et néonatologie.

L'Essentiel

 

 

Bukavu face à l'anarchie : Insécurité, embouteillages... en hausse

De nombreux habitants, excédés par l’insécurité, n'hésitent plus à se faire justice eux-mêmes en torturant et lynchant des présumés voleurs. Parallèlement, la ville fait face à une désorganisation croissante de la circulation et de l'occupation des espaces publics.

Un constat alarmant dans la commune de Bagira

Une mini-enquête menée sur le terrain dans la commune de Bagira, l’une des trois communes de Bukavu, révèle une situation préoccupante.

De nombreux ronds-points et espaces publics en état de dégradation avancée sont aujourd’hui occupés par des marchands ambulants.

L’exemple le plus flagrant est le rond-point Maendeleo, situé près du marché central de Bagira, qui, à partir de 15h, se transforme en un immense marché informel.

Cette occupation sauvage entrave la circulation des piétons et des véhicules, accentuant les embouteillages.

Bagira n’est pas la seule concernée. Les deux autres communes de Bukavu connaissent également une anarchie similaire.

Outre les marchés pirates et les embouteillages monstres, les déchets s’amoncellent dans plusieurs quartiers, certains remontant au Salongo spécial du mois de février dernier.

L’absence de suivi dans l’assainissement urbain accentue la dégradation de l’environnement.

Un cri d’alarme pour le retour à l’ordre

Face à cette situation, la population de Bukavu lance un appel pressant aux autorités locales pour le retour d’un véritable État de droit.

Christian Mufungizi

 

EDITO

Réseaux sociaux, instruments de propagande en période de crise ?

 

Le 1er avril 2025, journée internationale de la blague, a pris une tournure préoccupante en République Démocratique du Congo alors que les réseaux sociaux, ces canaux d’information ameutant le monde entier, se sont révélés être des vecteurs d’une désinformation sans précédent.

Au cœur d’un contexte sécuritaire fragile à l’est de la RDC, les congolais se sont retrouvés en proie à une confusion délétère, oscillant entre vérités et farces.

Marshall McLuhan, célèbre théoricien des médias, affirmait que « le medium est le message ».

Dans un monde où l’information circule à la vitesse de la lumière et où le moindre post peut devenir viral en une fraction de seconde, cette citation résonne avec une force particulière.

Les réseaux sociaux, qui devraient servir de plateformes pour l’échange d’idées et d’informations fiables, se transforment largement en instruments de propagande et de distraction, surtout en périodes de crise.

La journée du 1er avril a traditionnellement été celle des blagues inoffensives. Cependant, dans une situation tendue comme celle que vit l'est de la RDC, l'humour prend une tournure amère lorsque le public ne sait pas où donner de la tête entre les fausses nouvelles et les alertes légitimes.

Comme le remarquait l'écrivain britannique George Orwell, « la première condition pour apprécier l'honnêteté dans l'information est la capacité de discerner la vérité dans une mer de mensonges ».

En effet, les congolais ont été confrontés à des informations contradictoires, les rendant particulièrement vulnérables à la manipulation psychologique.

Victimes d’une guerre d'informations, ils tâtonnent pour distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux.

Paradoxalement, l’initiative de "blagues" pourrait, dans un contexte où la méfiance règne, paradoxalement endommager la crédibilité des vérités essentielles.

Les conséquences de cette désinformation sont d’une gravité inquiétante. Dans les mots du journaliste et essayiste français Antoine Leiris, « un mensonge peut courir un tour du monde avant que la vérité ait eu le temps d’enfiler ses chaussures ». En RDC, ce mensonge est devenu une arme redoutable.

Dans une telle ambiance, il est impératif de rappeler le pouvoir immense, mais double tranchant, des réseaux sociaux.

La technologie, tout en offrant des possibilités inédites d'échange et d’information, a aussi ouvert la voie à une propagation sans précédent de contenus fallacieux.

Comme l’a si bien dit le philosophe et sociologue Jürgen Habermas, « la sphère publique est pervertie lorsqu'elle est dominée par les idées fallacieuses et les manipulations ».

L'état actuel des choses dans l’est de la RDC en est une illustration tragique, où la plupart des citoyens peinent à établir une connexion entre une information crédible et la réalité qui les entoure.

Face à cette problématique, il est urgent de promouvoir l’esprit critique et la formation à la vérification des informations.

Les citoyens doivent être équipés pour discerner le faux du vrai, car, comme le disait l’écrivaine Margaret Atwood, « la liberté d'expression ne signifie pas que l’on doit croire tout ce qui est dit ». 

Alors que nous essayons de démêler le vrai du faux dans cette réalité complexe des réseaux sociaux, il est essentiel d'entretenir un discours collectif sur la responsabilité qui incombe à chacun d'entre nous.

Car, au final, c’est bien la société entière qui paie le prix de cette désinformation ambiante.

Les réseaux sociaux, en tant que double tranchant, peuvent être des machines à propagande, mais ils peuvent aussi devenir des espaces de débat et de vérité, si nous, en tant qu’utilisateurs, choisissons de ne pas céder aux sirènes de la désinformation. La vigilance est de mise, plus que jamais !

Eugide Abalawi Ndabelnze

Taux de change

Fluctuation des taux de change à Bukavu : Une nouvelle épreuve pour la population en détresse

 

La ville de Bukavu, située dans l'est de la République Démocratique du Congo, connaît actuellement un désordre sur son marché de change. Dans un climat économique déjà tendu, le taux du dollar américain a grimpé en flèche, passant de 2800 à 3000 Francs congolais sur le marché parallèle. Cette augmentation brutale soulève des inquiétudes non seulement sur les dynamiques économiques, mais aussi sur l'impact qu'elle aura sur la vie quotidienne des Bukaviens, déjà confrontés à des défis socio-économiques majeurs.

Le paradoxe dans cette situation réside dans la différence marquée entre le taux du marché parallèle et celui de la Banque Centrale du Congo, qui demeure figé. Sur le site de la Banque Centrale, le taux officiel n’a pas été modifié, ce qui souligne un désalignement inquiétant entre les valeurs officielles et la réalité du marché. Ce type de décalage incite de nombreux citoyens à se tourner vers le marché parallèle pour leurs transactions quotidiennes, aggravant ainsi leur vulnérabilité.

Les conséquences de cette hausse du dollar dollar sur la population locale sont d’ores et déjà palpables. Avec la flambée des prix des biens et services importés, le pouvoir d'achat des ménages s'est effondré. Les familles qui peinaient déjà à joindre les deux bouts se retrouvent aujourd'hui dans une situation précaire où même les besoins essentiels deviennent inaccessibles. Cette réalité cruelle ne fait qu'intensifier les souffrances d'une population déjà éprouvée.

Par ailleurs, la crise socio-économique actuelle est aggravée par les effets collatéraux de la guerre qui dure depuis des décennies dans la région. La violence persistante et l'insécurité alimentent le climat économique instable, provoquant la fermeture de nombreuses banques et limitant l'accès à des services financiers essentiels. Dans ce contexte, les banques, au lieu d’être des refuges pour la population, deviennent sources de désespoir, accentuant ainsi le cycle de pauvreté.

Les économistes et les analystes s'interrogent sur les raisons qui sous-tendent cette hausse des taux sur le marché parallèle. La dépréciation des monnaies nationales face au dollar américain, combinée à l'incertitude politique, entraîne des comportements d'achat irrationnels de la part des investisseurs et des citoyens. Cette dynamique favorise la spéculation et nourrit un marché noir qui se nourrit lui-même, empêchant une normalisation des taux.

En outre, cette situation appelle à une prise de conscience collective et à une action immédiate de la part des autorités congolaises. Il est vital que le gouvernement prenne des mesures pour stabiliser la monnaie et rétablir la confiance dans le système financier. Sans interventions appropriées, la situation pourrait continuer à se détériorer, ajoutant de nouveaux défis à une population déjà éprouvée.

La résilience des Bukaviens est admirable, mais elle ne peut à elle seule pallier les lacunes structurelles de l'économie locale. Un engagement sincère en faveur de la transparence, de la gouvernance et de la paix durable est crucial pour sortir la ville du marasme actuel. La communauté internationale a également un rôle à jouer en soutenant des initiatives visant à restaurer la stabilité économique et à promouvoir le développement.

En conclusion, le désordre actuel sur le marché de change à Bukavu n'est pas qu'un simple problème économique. Il est le reflet d'un ensemble de problématiques complexes qui touchent profondément le quotidien des habitants. Pour espérer un avenir meilleur, il est impératif que toutes les parties prenantes se mobilisent et œuvrent ensemble vers des solutions durables qui tiennent compte des aspirations et des besoins de la population.

Face à cette situation chaotique, un appel à l'action s'impose pour redresser l'économie locale et rétablir la confiance envers les institutions financières. Les autorités congolaises doivent envisager des mesures pour stabiliser le marché des changes et assurer une transparence des taux de change. 

L'Essentiel

Enseignement supérieur

Crise sécuritaire à Bukavu : Baisse notable des effectifs étudiants dans les auditoires

 

Dans un contexte tumultueux, marqué par des bouleversements tant sécuritaires que politiques, le secteur de l’enseignement supérieur à Bukavu, en République Démocratique du Congo, traverse une période de transformation significative. Les universités et instituts supérieurs, bien qu'ayant repris leurs activités, se heurtent à une multitude de défis qui compromettent leur fonctionnement.

Depuis le 24 février 2025, les administrations académiques ont timidement relancé les cours, et ce, dès le début du mois de mars. Cependant, le constat est alarmant : une baisse notable des effectifs étudiants. Pour les institutions dont les promotions se composent principalement d'étudiants en provenance des zones intérieures de la province, le recul est particulièrement prononcé. Dans certaines promotions, le nombre d'inscrits a été divisé par deux, conséquence directe des hostilités armées qui ont contraint de nombreux étudiants à regagner leurs foyers et, dans de nombreux cas, à ne pas revenir à Bukavu, comme l’a rapporté L'Essentiel le 2 avril 2025.

Les universités privées ne sont pas épargnées, avec une diminution des effectifs déjà constatée. Les raisons en sont multiples : le retour à domicile d’étudiants mais aussi l’exode de familles cherchant des lieux de vie plus sûrs. De plus, une partie conséquente des étudiants a décidé d’abandonner leurs études, leurs familles peinant à régler les frais académiques en raison d'une crise économique préoccupante qui touche tous les secteurs.

Un autre obstacle majeur est lié à la fermeture des établissements bancaires et des institutions financières, rendant le règlement des frais de scolarité particulièrement complexe. Face à cette situation, certaines institutions tentent de s’adapter en proposant des solutions telles que le paiement par mobile money. Ce système, bien qu'innovant, pose des difficultés, notamment en ce qui concerne l'identification des étudiants bénéficiaires des transactions.

Malgré la présence physique des étudiants sur le campus, une ambiance de méfiance persiste. Beaucoup hésitent à reprendre les cours, alimentés par une crainte justifiée de voir la situation sécuritaire s'aggraver, comme le souligne une autorité académique locale. Cette instabilité aura des répercussions financières majeures pour les institutions, qui verront leurs recettes diminuer face à l'impayé croissant des frais de scolarité. Cela pourrait les amener à jongler avec la rémunération du personnel non mécanisé.

Sur le terrain pédagogique, l’enseignement se poursuit, cependant, la concentration des étudiants semble affectée par un climat de peur palpable dans les auditoires, témoignant d'une psychose partagée par l'ensemble des acteurs.

La venue de professeurs visiteurs, en provenance de Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani, et même de pays voisins comme le Burundi, représente également un défi. Avec les incertitudes sécuritaires dans les localités de Goma et Bukavu, leur arrivée à Bukavu devient hypothétique, poussant les institutions à envisager de recourir à des enseignants locaux.

Concernant l'avenir, bien que des inquiétudes persistent quant au calendrier académique, un secrétaire général académique d'une institution publique, souhaitant garder l’anonymat, souligne qu'il est encore trop tôt pour affirmer qu'il subira des perturbations majeures. De nombreuses universités continuent d'organiser des activités pour le premier semestre, illustrant une volonté de résilience face à cette période difficile.

Ainsi, le secteur de l'enseignement supérieur à Bukavu est tiraillé entre les difficultés financières, l’incertitude sécuritaire et la nécessité de s’adapter à un environnement en constante mutation. Les efforts conjugués des institutions, des étudiants et des enseignants seront cruciaux pour surmonter cette crise et envisager un avenir serein pour l'éducation dans cette région.

E.A.N

                    groupelessentielrdc.com 

Le choix qui s'impose pour une information fiable!

KONGO AKADEMIA

ETEYELO YA NKOTA YA KONGO

   RADIO L'ESSENTIELrdc

Un média en ligne toujours  fidèle !  

Edition du 02 avril 2025

Sud-Kivu : Les défis des agriculteurs face à la guerre !

Agriculture

La situation sécuritaire dans la province du Sud-Kivu accentue les difficultés d’une population civile déjà fragile, et parmi elle, les agriculteurs font face à des défis sans précédent.

✍A.E.N

 

De nombreux champs, autrefois riches en verdure et en promesses de récoltes prospères, se transforment en véritables zones de danger, abandonnés et saccagés sous l'effet de la violence qui frappe la région.

Un entrepreneur agricole qui a requis l'anonymat, décrit avec une profonde tristesse la réalité quotidienne des agriculteurs.

Ces hommes et femmes, dont le labeur alimente non seulement leur famille mais aussi l'économie locale, se retrouvent en proie à une situation tragique. Alors que la récolte s'annonçait prometteuse, ils voient leurs efforts ruinés : des bandits saccagent leurs cultures tout en les laissant dépourvus de semences pour la saison suivante. Ce cycle dévastateur ne fait pas que menacer la sécurité alimentaire ; il fragilise l'avenir de toute une communauté.

Cette instabilité met en évidence l'interdépendance entre la sécurité et la résilience des secteurs agricoles.

Sans sécurité, les agriculteurs ne peuvent pas se rendre sur leurs terres, et sans récoltes, ils plongent davantage dans la pauvreté.

Les conséquences de cette crise vont bien au-delà des champs perdus : elles engendrent une menace de famine imminente pour une région déjà marquée par des défis économiques et sociaux.

En somme, la crise au Sud-Kivu est un appel à l'action. Il est crucial de repenser les stratégies de sécurité et de développement agricole afin de restaurer la paix et la stabilité dans cette région.

Sans un soutien concerté, on craint que les agriculteurs, dans leur lutte pour la survie, ne soient davantage acculés, laissant derrière eux un paysage de désolation.

Dans ce contexte, il est impératif de redoubler d'efforts pour rétablir non seulement la sécurité, mais également la dignité et l'espoir des populations vulnérables qui cultivent la terre.

Rougeole

Dans un contexte où la santé des enfants est plus que jamais menacée, le Dr Claude Bahizire, responsable de la communication au sein de la Division Provinciale de la Santé du Sud-Kivu, a émis un appel pressant à tous les parents de la région.

✍LBN

 

Il les exhorte à faire vacciner leurs enfants contre la rougeole, une maladie qui continue de poser un risque considérable au sein de la population.

Le Dr Bahizire met particulièrement l'accent sur l'importance de la deuxième dose du vaccin contre la rougeole, conçue pour diminuer significativement les complications qui peuvent découler de cette maladie redoutable.

En effet, depuis le début de l'année 2025, la province a enregistré un nombre alarmant de 1 061 cas de rougeole, tragiquement accompagnés de 36 décès.

Ces chiffres témoignent d'une situation sanitaire préoccupante qui nécessite une mobilisation générale.

Face à cette réalité désolante, le Dr Bahizire rappelle avec insistance que la vaccination doit être une priorité absolue.

Protéger les enfants contre la rougeole, c'est non seulement préserver leur santé, mais aussi assurer un avenir plus sûr pour toute la communauté.

La vaccination est un acte responsable et essentiel qui peut limiter la propagation de cette maladie et sauver des vies.

Ainsi, cet appel du Dr Bahizire résonne comme une cloche d'alarme pour tous les parents : il est temps d'agir et de faire en sorte que chaque enfant bénéficie de la protection que lui offre le vaccin contre la rougeole.

La santé des enfants est un enjeu fondamental qui mérite toute notre attention et nos efforts collectifs.

Il y a de quoi interpeller les parents à faire diligence pour sauver les vies des enfants non encore vaccinés.

Car, faire vacciner son enfant c'est l'aimer. L'aimer c'est de le voir aussi en bonne santé. La bonne santé a pris. Le prix à payer c'est de mettre ces enfants à l'abri des épidémies .


 

Autisme

Aujourd'hui, le 2 avril 2025, le monde entier se mobilise pour la Journée Mondiale de Sensibilisation à l'Autisme.

✍Eugide Abalawi Ndabelnze

 

En cette occasion, une lumière particulière se doit d'être faite sur les histoires inspirantes des personnes vivant avec l'autisme dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC).

À travers leurs témoignages, nous découvrons non seulement les défis qu'elles rencontrent, mais aussi leurs réussites et leur résilience face à une société souvent méfiante.

Dans une région où la stigmatisation des troubles neurodéveloppementaux est encore forte, ces voix émergeantes incarnent un espoir précieux.

L'autisme, souvent mal compris, suscite des craintes et des préjugés, mais au fil des témoignages de ces individus, on comprend qu'il existe aussi une beauté unique dans la manière dont ils perçoivent le monde.

“Quand je suis sur scène et que je joue de la musique, je me sens libre,” raconte Clara, une jeune femme autiste de 24 ans originaire de Bukavu.

Sa passion pour la musique l'a non seulement aidée à trouver sa voix, mais a également permis de créer un espace inclusif où d'autres jeunes avec des conditions similaires peuvent exprimer leur créativité. Clara est devenue un modèle pour beaucoup dans sa communauté.

Les récits d'autres personnes comme Joseph, un enseignant passionné d'une école inclusive, montrent à quel point la sensibilisation est nécessaire.

“Chaque jour, je fais face à des défis incroyables, mais voir mes élèves s'épanouir fait tout le sens de mon engagement,” déclare-t-il.

Son travail met en lumière l'importance de créer des environnements d'apprentissage adaptés, où les différences sont célébrées plutôt que jugées.

Loin d'être de simples histoires de défis, ces témoignages soulignent comment la compassion et la compréhension peuvent transformer des vies.

Les familles de personnes autistes, souvent isolées et mal informées, racontent aussi leur parcours.

Amina, mère d'un garçon autiste de 10 ans, partage :

“L'éducation et l'acceptation ont été des clés pour nous. En soutenant mon fils, j'ai appris à voir le monde sous un autre angle”.

Son témoignage résonne avec l'idée que la sensibilisation doit commencer dès le plus jeune âge.

La Journée Mondiale de Sensibilisation à l'Autisme est une invitation à l'action pour tous ceux qui entendent ces voix.

Elle nous rappelle que l'autisme est une réalité enrichissante qui mérite d'être comprise et intégrée dans notre société.

Le partage d'histoires personnelles est un puissant vecteur d'empathie, permettant de forger des liens et de diminuer les préjugés.

Alors que nous célébrons ces récits aujourd'hui, il est impératif de nous engager à poursuivre le travail en faveur de l'inclusion, de l’information et de la sensibilisation.

Les expériences vécues par Clara, Joseph, et Amina sont le reflet d'une communauté qui se renforce, où chaque voix contribue à narrer une histoire collective de résilience et d'espoir.

En ce 2 avril, levons nos voix pour célébrer la diversité, promouvoir l'acceptation et œuvrer ensemble vers un avenir où chacun, quelle que soit sa condition, peut s'épanouir pleinement.

 

Gym grossesse

La grossesse est une période de transformation et de découvertes, tant pour le corps que pour l'esprit.

Madeleine Ido

 

Selon Marthy, l'enseignante en sport, lorsqu'on attend un enfant, il est essentiel de maintenir une activité physique régulière, non seulement pour la santé de la future maman, mais aussi pour celle du bébé.

Cependant, ajoute-t-elle, il est crucial de choisir des exercices adaptés. Voici quelques conseils d'une enseignante en sport expérimentée pour bouger en toute sécurité pendant la grossesse.

1. Écoutez votre corps

La première règle d'or est de toujours écouter votre corps. Chaque grossesse est unique. Ce qui fonctionne pour l'une peut ne pas convenir à une autre. N'hésitez pas à faire des pauses, à ralentir ou même à arrêter si vous ressentez de la fatigue ou de l'inconfort. Consultez toujours votre médecin avant de commencer une nouvelle routine d'exercices.

2. Optez pour des exercices à faible impact

Les activités à faible impact sont idéales pour les femmes enceintes. Elles permettent de garder une bonne condition physique sans trop solliciter les articulations. Voici quelques suggestions :

- La marche : Simple et accessible, la marche à un rythme modéré aide à maintenir la circulation sanguine et à renforcer les muscles du bas du corps.
  
- La natation : L'eau supporte le poids du corps, ce qui réduit la pression sur les articulations. La natation est excellente pour le renforcement musculaire et l'endurance.

- Le yoga prénatal : Pratiquer le yoga pendant la grossesse favorise la relaxation et la souplesse tout en préparant le corps à l'accouchement. De plus, il aide à soulager le stress.

3. Renforcez votre ceinture abdominale

Un bon soutien musculaire dans la région abdominale est essentiel durant la grossesse. Des exercices spécifiques peuvent aider :

- Les exercices de respiration : Pratiquer des techniques de respiration qui mobilisent les muscles du diaphragme et du plancher pelvien est essentiel. Cela peut aussi vous aider lors de l'accouchement.

- Les exercices de gainage : Des variantes adaptées, comme le gainage sur les genoux, peuvent renforcer les muscles profonds du tronc sans trop de pression sur le ventre. 

4. Étirez-vous régulièrement

Les changements corporels liés à la grossesse peuvent créer des tensions. Les étirements réguliers peuvent apporter du soulagement :

- Étirez les épaules et le dos : En raison des changements de posture, il est fréquent d’avoir des douleurs au niveau des épaules et du dos. Des étirements simples peuvent aider à détendre ces zones.

- Exercices de flexion latérale : Cela permet d’ouvrir la cage thoracique et d’étirer les muscles intercostaux, favorisant ainsi une meilleure respiration.

5. Pratiquez la méditation et la pleine conscience

Intégrer des moments de méditation ou de pleine conscience dans votre routine peut avoir des effets positifs sur votre bien-être mental et émotionnel. La grossesse peut être une période d'anxiété ; prendre le temps de se recentrer vous aidera à mieux vivre cette aventure.

"La grossesse est un moment privilégié, et rester active est un excellent moyen de favoriser votre bien-être et celui de votre bébé", souligne l'enseignante en sport Mathy.

Et d'ajouter :

"Souvenez-vous toujours de privilégier des exercices adaptés à votre condition, d'écouter votre corps et de consulter votre médecin en cas de doute. Avec ces conseils, vous êtes prête à vivre une grossesse active, sereine et épanouissante !"

 

Bibliothèque

Aujourd'hui, le monde célèbre la Journée internationale du livre pour enfants, une occasion précieuse de mettre en lumière l'importance de la lecture dans la vie des plus jeunes.

✍Eugide Abalawi Ndabelnze

 

En particulier, les enfants du Kivu, une région riche en diversité culturelle et en résilience, partagent leurs réflexions sur leurs livres préférés et l'impact que la lecture exerce sur leur quotidien.

Dans cette région de l'Est de la République Démocratique du Congo, où les défis socio-économiques sont multiples, les livres apparaissent comme des fenêtres vers des mondes inconnus.

Pour ces enfants, plonger dans un récit, c'est s'évader, rêver et, surtout, apprendre. Ahmed, un jeune garçon de 10 ans, témoigne :

« Mon livre préféré est ‘Le Petit Prince’. Chaque fois que je le lis, je découvre quelque chose de nouveau. Cela me fait réfléchir sur l'amitié et l'amour. C’est comme une aventure qui ne finit jamais. »

La littérature offre aux enfants du Kivu non seulement un moyen d’évasion, mais aussi des outils pour comprendre le monde qui les entoure.

Pour Clara, 12 ans, la lecture est synonyme de connaissances.

« J'adore lire des livres sur les animaux et la nature. Grâce à eux, je sais comment protéger notre environnement et pourquoi il est important de prendre soin de notre planète. Les livres m'aident à mieux comprendre la vie », explique-t-elle, les yeux pétillants d'enthousiasme.

Les retours et témoignages des enfants révèlent aussi à quel point la lecture est un moyen d'expression et d'émancipation. Farid, 11 ans, partage son expérience :

« J'écris des histoires inspirées par mes livres. Cela me permet de rêver grand et de croire en moi. La lecture m’a appris que, peu importe la situation, je peux toujours trouver une solution. »

Dans un contexte où l'accès à l'éducation peut être précaire, l'importance de la lecture devient encore plus cruciale. Elle forge non seulement le caractère mais aussi l’esprit critique des jeunes. Pour le responsable d'une bibliothèque locale,

« la lecture est un puissant levier de transformation sociale. Elle aide les enfants à se forger leur propre opinion et à devenir des acteurs du changement. »

À travers des initiatives locales, diverses organisations s’efforcent de promouvoir l’accès à la lecture en fournissant des livres adaptés aux enfants du Kivu.

Des ateliers de lecture et d'écriture sont organisés pour stimuler l'intérêt des jeunes pour la littérature et développer leurs compétences linguistiques.

« Chaque livre donné est une porte ouverte sur l'imagination. Nous voulons que chaque enfant puisse écrire sa propre histoire », conclut une bénévole, pleine de passion.

En ce jour significatif, les voix des enfants du Kivu résonnent haut et fort. Elles rappellent au monde que la lecture n'est pas seulement un loisir, mais un droit fondamental.

En célébrant la Journée internationale du livre pour enfants, nous honorons leurs rêves, leurs espoirs et la puissance des mots qui peuvent transformer leur vie.

Que cette journée soit une invitation à redécouvrir la magie des livres et à encourager chaque enfant à écrire son propre chapitre.

La lecture joue un rôle fondamental dans le développement des jeunes, tant sur le plan cognitif qu’émotionnel et social. Voici quelques aspects qui soulignent son importance :

Développement du vocabulaire : La lecture expose les enfants à de nouveaux mots et à des structures grammaticales variées. Cela enrichit leur vocabulaire et améliore leur capacité à s’exprimer clairement.

Stimulation de l'imagination et de la créativité : Les livres permettent aux jeunes de voyager dans des mondes imaginaires, d’explorer des idées et de développer leur créativité. Cela les aide à penser de manière critique et à envisager différentes perspectives.

Amélioration des compétences de concentration : Lire demande de l’attention et de la concentration. En développant ces compétences, les enfants deviennent plus aptes à se concentrer sur d'autres tâches académiques.

Renforcement des capacités cognitives : La lecture stimule le cerveau, favorise la réflexion critique et développe la capacité d'analyse. Cela est essentiel pour la réussite scolaire et personnelle.

Développement de l'empathie : La lecture de récits et de biographies permet aux jeunes de comprendre des expériences différentes des leurs. Cela favorise l’empathie et la tolérance envers autrui.

Renforcement des liens familiaux : Lire ensemble peut renforcer les liens entre parents et enfants. Les moments de lecture partagée créent des souvenirs et encouragent le dialogue.

Préparation à l’avenir : Dans un monde de plus en plus exigeant, la capacité à lire et à comprendre des informations écrites est essentielle dans presque tous les aspects de la vie, qu'il s'agisse des études ou du monde du travail.

Source de divertissement : La lecture est également une source de plaisir. Elle permet aux jeunes de s'évader et de se distraire, ce qui est important pour leur bien-être émotionnel.

En somme, encourager la lecture chez les jeunes est crucial pour leur épanouissement et leur réussite future. Il est donc essentiel de leur fournir un accès à des livres variés et adaptés à leur âge pour stimuler leur intérêt et leur curiosité.

Guerre au Kivu

La tension persiste à Nyangezi : Une analyse de la situation sécuritaire dans le Sud-Kivu

✍LBN

 

La région de Nyangezi, située dans le territoire de Walungu au cœur de la province du Sud-Kivu, vit une tension palpable malgré un calme précaire qui s'est installé suite aux affrontements violents survenus le 1er avril 2025. Ces combats, qui ont opposé les forces de l'AFC/M23 aux groupes armés locaux connus sous le nom de Wazalendo, témoignent d'une instabilité qui, au fil des mois, est devenue une constante pour les habitants de cette région. Les conséquences de ces affrontements sont déjà visibles, surtout en ce qui concerne le déplacement des populations civiles vers des zones jugées plus sûres, notamment la ville de Bukavu.

Depuis le 16 février 2025, l'AFC/M23 a consolidé son contrôle sur Bukavu ainsi que sur plusieurs territoires environnants, notamment Kalehe, Walungu et Idjwi. Cette emprise croissante sur la région a engendré une atmosphère de méfiance et d'incertitude. Les civils, pris dans la tourmente des conflits armés, se voient contraints de fuir leur domicile pour échapper à la violence, ce qui crée une dynamique de déplacement interne préoccupante. Les flux de réfugiés vers Bukavu, déjà une ville à la population dense, exacerbent les défis humanitaires et sociaux auxquels les autorités doivent faire face.

Les récents affrontements entre l'AFC/M23 et les Wazalendo mettent en avant les tensions sous-jacentes qui existent entre les différents groupes armés. L'AFC/M23, qui prétend défendre les droits des Tutsis et préconise une plus grande représentation politique, s'oppose aux Wazalendo, un groupe qui plaide pour la protection des intérêts locaux et la lutte contre les ingérences extérieures. Ce conflit d'intérêts a souvent été exacerbé par des enjeux politiques et socio-économiques, entraînant ainsi une escalade de la violence.

Bien que le calme semble temporairement rétabli après les affrontements du début du mois, la situation sécuritaire reste fragile et volatile. Les résidents de Nyangezi et des environs vivent dans l'angoisse d'une nouvelle vague de violence qui pourrait surgir à tout moment. Les autres zones du Sud-Kivu, tout en étant éloignées des foyers de conflit, ne sont pas complètement à l'abri des retombées des violences, car les mouvements de population et les luttes de pouvoir entre groupes armés créent un climat d'insécurité généralisé.

Les sources locales rapportent que la vie quotidienne des habitants est profondément perturbée. Les écoles sont souvent fermées, les marchés sont désertés, et les activités économiques subissent un coup dur en raison de l'incertitude qui règne. Le besoin urgent d'une intervention humanitaire se fait donc de plus en plus sentir pour soutenir les familles déplacées mais aussi pour mettre en place des initiatives de paix qui pourraient endiguer la spirale de la violence.

Alors que les acteurs internationaux et nationaux observent la situation avec inquiétude, il est impératif que des solutions durables soient envisagées pour restaurer la paix et la sécurité à Nyangezi et dans toute la province du Sud-Kivu. Des dialogues inclusifs entre les différentes parties prenantes, un soutien à la réintégration des déplacés et une attention particulière accordée à la justice et à la réconciliation seront des étapes essentielles pour reconstruire un tissu social profondément affecté par des décennies de conflits.

En définitive, la situation à Nyangezi est emblématique des nombreux défis auxquels la République Démocratique du Congo est confrontée aujourd'hui. La fragilité de l'ordre sécuritaire, couplée aux aspirations légitimes de la population, nécessite une réponse coordonnée et réfléchie, afin de bâtir un avenir pacifique et prospère pour tous.

EDITION DU 1er AVRIL 2025

Infos

🔴Bingo !Encore un 1er avril ! Gare au poisson "empoisonné"😂

EDITO

BUKAVU, LA RÉSILIENCE AU CŒUR DE LA TEMPÊTE !
✍🏽Eugide Abalawi Ndabelnze

Dans un monde où les épreuves semblent nous submerger, il est réconfortant de trouver des exemples de courage et de sérénité.

Bukavu, cette ville meurtrie de l’est de la République Démocratique du Congo, incarne à la fois la douleur et l’espoir. « La douleur est inévitable, la souffrance est facultative », écrivait le célèbre écrivain bouddhiste Pema Chödrön...

CUISINE

PLAT DU JOUR : LA DÉLICIEUSE RECETTE DE "SOMBÉ", AU CŒUR DE BUKAVU
✍🏽Madeleine Ido

Nichée entre les rives scintillantes du lac Kivu et les majestueuses montagnes qui bordent la région, Bukavu est une ville vibrante de la République Démocratique du Congo.

Connue pour sa richesse culturelle et sa cuisine savoureuse, Bukavu nous invite à découvrir un plat emblématique : le "Sombe" ou "Saka Saka" ou encore "Pondu".

METEO

MÉTÉO ACTUELLE EN RDC : SOLEIL, NUAGES, AVERSES À BUKAVU, KISANGANI, KIKWIT, GOMA, MBANDAKA.

Ce mardi 1er avril 2025, la République Démocratique du Congo (RDC) s'apprête à vivre une journée charnière sur le plan météorologique.

SPIRITUALITE

UN MESSAGE ESSENTIEL POUR TOI : CE N’EST QUE DIEU QUI PEUT RÉALISER L'IMPOSSIBLE !
 ✍🏽Eugide Abalawi Ndabelnze

"Béni soit l'Éternel Dieu, le Dieu d'Israël, qui seul fait des prodiges !" (Psaumes 72 : 18) 

EDITION DU 31 MARS 2025

ACCUEIL

BIENVENUE AU COEUR DE L' ACTUALITE DU NORD ET SUD KIVU! 

ACTUALITES

SUD KIVU:EFFONDREMENT DES SERVICES ESSENTIELS A NYANGEZI

À Nyangezi, localité du territoire de Walungu dans la province du Sud-Kivu, la situation humanitaire atteint un niveau critique.

Jour après jour, la vie y devient un combat de survie pour les habitants, confrontés à une détérioration alarmante de leurs conditions de vie.

ACTUALITES

MWENGA : LA MONTÉE DE L'INSÉCURITÉ ACCENTUE UN CLIMAT DE PEUR
✍🏽Christian Mufungizi

Le Cadre de Concertation de la Société Civile (CCTSC) du territoire de Mwenga tire la sonnette d'alarme face à la recrudescence de l'insécurité. Notamment dans le chef-lieu de l'entité, en dépit de la présence accrue des services de sécurité.

Ce climat de violence inquiète davantage la population, d'autant plus que plusieurs violations des droits humains sont enregistrées, incluant des arrestations arbitraires, des incursions nocturnes et des fusillades.

SANTE

LES FRUITS, REMÈDES NATURELS CONTRE LE STRESS, SELON UNE NUTRITIONNISTE
Eugide Abalawi Ndabelnze

Dans un monde où le stress s’impose comme un mal omniprésent, la nature offre des remèdes insoupçonnés. Parmi eux, les fruits jouent un rôle essentiel pour apaiser l’esprit et revitaliser le corps, selon la nutritionniste Anne Mbala.

 

Riches en vitamines, minéraux et antioxydants, ils constituent une source précieuse de bien-être, soutient-elle dans un entretien à bâton rompu avec L'Essentiel RDC.

A l'en croire, les agrumes tels que l’orange et le citron, regorgent de vitamine C, un puissant allié contre le stress oxydatif.

En stimulant la production de sérotonine, le kiwi et la banane favorisent une sensation de relaxation et de bonne humeur.

Les baies, notamment les myrtilles et les fraises, sont quant à elles riches en antioxydants, réduisant ainsi l’impact du stress sur l’organisme.

La nutritionniste Anne Mbala ajoute également que "l’avocat, grâce à ses acides gras sains et à son magnésium, aide à réguler l’humeur et à prévenir l’anxiété".

De même, la mangue et l’ananas, avec leurs propriétés relaxantes, apportent une touche de douceur et d’apaisement au quotidien.

 

"Incorporer ces fruits dans son alimentation quotidienne est une manière simple et naturelle de lutter contre le stress. En privilégiant une alimentation équilibrée et riche en nutriments essentiels, il devient possible de retrouver calme et sérénité, tout en savourant les bienfaits gustatifs offerts par la nature", conclut-elle.

 

PSYCHOLOGIE

GÉRER UNE PERSONNE DE MAUVAISE HUMEUR : CONSEILS ET STRATÉGIES D’UN PSYCHOLOGUE

Il arrive à tout le monde de traverser des moments de mauvaise humeur. Cependant, vivre aux côtés d’une personne fréquemment irritable peut être un véritable défi au quotidien.

Comment réagir face à ces sautes d’humeur sans se laisser submerger ? Un psychologue nous éclaire sur les attitudes à adopter pour préserver l’harmonie et la sérénité.

Comprendre avant de juger

Selon les experts en psychologie, une mauvaise humeur répétée est souvent le reflet d’un mal-être sous-jacent.

Stress, fatigue, frustration ou même anxiété peuvent en être les causes profondes.

Plutôt que de prendre ces réactions personnellement, il est essentiel d’essayer de comprendre l’origine du problème. Une approche empathique peut aider à désamorcer les tensions.

Ne pas répondre à l’agressivité par l’agressivité

Le psychologue insiste sur l’importance du contrôle émotionnel. Lorsqu’une personne est irritable, répondre avec colère ne fait qu’envenimer la situation.

Il est préférable d’adopter un ton calme et posé, ce qui peut progressivement apaiser l’autre.

Fixer des limites saines

Vivre avec une personne souvent de mauvaise humeur ne signifie pas subir constamment son état émotionnel.

Il est important d’établir des limites en exprimant clairement ce que l’on accepte ou non. Par exemple, dire : "Je comprends que tu sois contrarié(e), mais je préfère qu’on en parle quand tu seras plus calme." permet de respecter son propre bien-être sans ignorer l’autre.

Proposer des solutions sans imposer

Parfois, un simple changement d’environnement ou une activité relaxante peut améliorer l’humeur.

Encourager une promenade, une pause ou une discussion légère peut être bénéfique.

Toutefois, le psychologue met en garde contre le fait d’imposer une solution, ce qui pourrait aggraver la frustration de l’autre.

Prendre du recul pour se préserver

Enfin, il est primordial de ne pas absorber toutes les émotions négatives de la personne concernée.

Se ménager des moments pour soi, pratiquer des activités plaisantes et maintenir une bonne hygiène de vie sont essentiels pour éviter d’être à son tour affecté par la mauvaise humeur ambiante.

En somme, bien gérer une personne de mauvaise humeur repose sur l’écoute, la patience, et la capacité à fixer des limites.

Adopter ces stratégies permet non seulement d’aider l’autre à retrouver son équilibre, mais aussi de préserver sa propre sérénité.

EDITO :
 ALLÔ DOHA !

Depuis le 28 mars 2025, la ville de Doha, au Qatar, est devenue le théâtre d'un événement d'une importance capitale pour la scène politique et sociale de la République Démocratique du Congo.

Une délégation de l'AFC/M23 s'est réunie avec des représentants de Kinshasa dans un effort prometteur pour engager un dialogue sur le processus de paix.(Pour lire plus : https:// groupelessentielrdc.com/editorial/)

GUERRE AU SUD-KIVU : A BUKAVU, DES VEUVES DANS UNE GRANDE PRÉCARITÉ   

 Dans l'est tumultueux de la République Démocratique du Congo, la ville de Bukavu s'est transformée par les temps qui courent, en un épicentre de désespoir pour certaines personnes.Alors  que les conflits armés continuent de ravager la région, il est un groupe particulièrement touché par cette instabilité : les veuves. Pour lire plus : https:// groupelessentielrdc.com/actualités/)

BUKAVU : LES   RUES   IMPRATICABLES  PAR DES DETRITUS DE TOUS GENRES

 En plein cœur de Bukavu, une problématique de taille s’intensifie. L’accumulation de matériaux de construction tels que le sable et   des briques cuites, laissés à l'abandon en pleine rue.

Après le terrassement des parcelles, des mottes de terre se muent en coulées de boue. Elles rendent la circulation presque impraticable pendant cette saison pluvieuse.(Lire plus : https://groupelessentielrdc.com/actualites/ )

 

POISSON D'AVRIL À BUKAVU : NON AUX BLAGUES DES FAUSSES NOUVELLES !

Dans un contexte déjà fragile, marqué par des décennies de conflits armés et de crises économiques, cette journée souvent perçue comme innocente prend une tournure inquiétante pour une population qui a enduré bien trop de souffrances.Pour lire plus : https:// groupelessentielrdc.com/actualités/)

BUKAVU : TÉMOIGNAGES DE CEUX QUI SURMONTENT LES ÉPREUVES MALGRÉ LA GUERRE

Dans les rues animées de Bukavu, entre les échos lointains des conflits et les incertitudes du lendemain, des hommes et des femmes continuent de se lever chaque jour avec un courage inébranlable.Pour lire plus : https:// groupelessentielrdc.com/actualités/)

EDITO :
 ALLÔ DOHA !

Depuis le 28 mars 2025, la ville de Doha, au Qatar, est devenue le théâtre d'un événement d'une importance capitale pour la scène politique et sociale de la République Démocratique du Congo.

Une délégation de l'AFC/M23 s'est réunie avec des représentants de Kinshasa dans un effort prometteur pour engager un dialogue sur le processus de paix.

Ce qui pourrait enfin apporter une réponse durable aux crises qui rongent l'est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. 

Ce rendez-vous soulève une multitude de questions, notamment celle de la transparence dans un contexte souvent marqué par la méfiance et l'incertitude.

"La paix n'est pas simplement l'absence de violence, mais la présence de justice"!- affirme le célèbre écrivain et humaniste Martin Luther King Jr. Cette citation résonne particulièrement aujourd'hui.

Pendant ce temps , le peuple congolais espère que les discussions de Doha ne seront pas seulement un  dialogue de sourds. Mais qu'elles mèneront à de véritables avancées pour une paix juste et équitable.

Malgré l'importance du sujet, un noir complet règne sur le contenu de ces discussions. Ce qui alimente l'inquiétude parmi la population congolaise. N'est-il pas légitime de s'interroger sur l'opacité qui entoure ces pourparlers ?

Loin de rassurer, ce black-out informationnel ne fait qu'amplifier le sentiment d'incertitude. 

"L'absence de nouvelles n'est pas une bonne nouvelle"!- nous rappelle le célèbre politologue Noam Chomsky.

Cette phrase pourrait être le mantra d'un peuple en quête d'espoir, d'explications et de perspectives.

La question de savoir si ces pourparlers marquent le début d'un dialogue direct entre les deux camps est cruciale. Un dialogue authentique nécessiterait de surmonter des années de désaccords et de méfiance.

Ici, l'art de dialoguer, de se comprendre au-delà des rivalités, pourrait bien être l'outil salvateur à promouvoir. 

La communauté internationale, attentivement tournée vers ces négociations, attend également des résultats tangibles qui pourraient mettre un terme aux souffrances de la population.

Les regards sont rivés sur Doha, avec l'espoir que les acteurs congolais retrouveront la voie du compromis et de l'apaisement. 

"Il est temps de bâtir des ponts, et non des murs", a déclaré l'ancien président Barack Obama. Et cette sagesse s'applique au contexte congolais de manière poignante.

En somme, la situation actuelle à Doha est à la fois encourageante et précaire. Les Congolais aspirent à un futur où la paix ne sera pas qu'un mot d'ordre, mais un état de fait.

L'espoir reste suspendu à l'issue de ce dialogue. Et il nous revient à tous de porter une oreille attentive à ces échanges, tout en continuant à exiger transparence et responsabilité de la part de nos dirigeants.

Que les voix qui se lèvent aujourd'hui à Doha portent les aspirations d'un peuple qui ne demande rien d'autre que la paix, la dignité et le respect de ses droits fondamentaux.

     ✍🏽Eugide Abalawi Ndabelnze

En savoir plus https://groupelessenteilrdc.com/

30 Mars
2025

EDITO : OH ! QUELLE EST CHÈRE LA VIE... ET JUSQU'OÙ IRA-T-ELLE ? 
 -publié le 29/03/2025

« La vie est un défi, relève-le ! » disait Mère Teresa. Pourtant, pour de nombreuses familles à Goma et Bukavu, ce défi devient de plus en plus ardent à mesure que la crise socio-économique s'intensifie. ( voir....)

L'AGRICULTURE AU SUD-KIVU : UN PILIER DE RÉSILIENCE FACE AUX CRISES 

Face à une crise socio-économique persistante et une instabilité sécuritaire croissante, l'agriculture apparaît comme une solution incontournable pour les habitants du Sud-Kivu.

SHABUNDA EN DÉTRESSE : MANQUE CRIARD  DE MÉDICAMENTS ET DE PRODUITS MANUFACTURÉS

Depuis la chute de Goma et Bukavu     le territoire de Shabunda (Sud-Kivu), est isolé, privé de ces deux sources d'approvisionnement  .

CHOLÉRA AU SUD-KIVU : PLUS DE 1000 CAS ENREGISTRÉS DANS 11 ZONES DE SANTÉ

Depuis le début de l'année 2025, le   du Sud-Kivu fait face à une recrudescence alarmante des cas de choléra. Plus de 1000 cas  enregistrés dans  11 de ses  34 zones de santé  .

ATTAQUE ARMÉE DU COUVENT DE MURHESA : DES PRÊTRES DÉPOUILLÉS MAIS LAISSES INDEMNES

En début de soirée, le couvent des prêtres de la paroisse Saint PIE X de Murhesa a été la cible d'une  attaque  d' hommes armés, surprenant ainsi les membres du clergé dans leur résidence.

EDITO
OH ! QUELLE EST CHÈRE LA VIE...
 ET JUSQU'OÙ IRA-T-ELLE ?

« La vie est un défi, relève-le ! » disait Mère Teresa. Pourtant, pour de nombreuses familles à Goma et Bukavu, ce défi devient de plus en plus ardent à mesure que la crise socio-économique s'intensifie.

La récente fermeture des banques dans ces deux villes n'est pas qu'un simple événement financier ; c'est une véritable catastrophe qui plonge des milliers de ménages dans un profond désespoir.

Les résidents de ces deux villes ainsi que des territoires du Nord-Kivu et Sud-Kivu, déjà fragilisées par des crises récurrentes, ressentent de plein fouet l'impact de cet arrêt des services bancaires.

Les prix des denrées de première nécessité ont explosé, rendant la vie quotidienne de plus en plus difficile pour de nombreuses familles.

Le manque d'accès aux services bancaires a amplifié les difficultés liées aux transactions.

Les commerçants, confrontés à une pénurie de liquide et une augmentation des coûts, relèvent régulièrement leurs prix, laissant les consommateurs dans un état d'inquiétude constante.

Leurs préoccupations s’intensifient face à l’incertitude de l’avenir économique : jusqu'où ira cette hausse des prix ?

La réalité quotidienne des familles est désormais marquée par l'incertitude et la peur du lendemain.

Les nouvelles économiques pèsent lourd sur les épaules de ceux qui, déjà, luttent pour subvenir à leurs besoins fondamentaux.

La fermeture des banques ne fait pas seulement obstacle aux transactions, mais elle crée un gouffre entre l’espoir et la réalité.

Les économies amassées disparaissent, et avec elles, les possibilités d’un avenir meilleur.

« On ne peut pas changer le monde, mais on peut changer notre attitude face à lui, » a dit Nelson Mandela. Inspirés par cette pensée, il appartient à chacun de nous d'adopter une nouvelle perspective face à l'adversité.

La solidarité, la créativité et l'entraide peuvent transformer un désastre en opportunité de renouveau, permettant ainsi à ces ménages d'envisager l'avenir avec un brin d'optimisme.

En somme, cet appel à la résilience, à l'unité et à la solidarité est non seulement une nécessité, mais aussi un acte d'amour envers nos semblables.

La vie, bien que précieuse et fragile, doit être vécue intensément, même dans les temps de crise. Gardons à l'esprit que les défis d'aujourd'hui préparent souvent les lendemains radieux de demain.

✍Eugide Abalawi Ndabelnze

29 Mars
2025

01

🇨🇩ACTUALITE-LA-UNE      du 29 mars 2025

L'AGRICULTURE AU SUD-KIVU : UN PILIER DE RÉSILIENCE FACE AUX CRISES
✍🏽LBN

 

Face à une crise socio-économique persistante et une instabilité sécuritaire croissante, l'agriculture apparaît comme une solution incontournable pour les habitants du Sud-Kivu.

Ce secteur vital peut non seulement garantir la sécurité alimentaire, mais aussi jouer un rôle clé dans la résilience des communautés locales.

Un expert en nutrition du Centre International d'Agriculture Tropicale encourage vivement la population à exploiter la saison culturale en cours.

Il insiste sur l'importance de cultiver des céréales et des légumes, des denrées essentielles dans la lutte contre la malnutrition qui affecte de nombreuses familles.

En s'engageant dans la production agricole, les habitants du Sud-Kivu peuvent ainsi assurer leur autonomie alimentaire et renforcer leur capacité à faire face aux défis économiques et sociaux actuels.

Le développement du secteur agricole pourrait aussi constituer un levier stratégique pour revitaliser l'économie locale et améliorer les conditions de vie des populations.

En adoptant des pratiques agricoles adaptées et en bénéficiant de l'accompagnement des experts, les agriculteurs ont l'opportunité de transformer les défis en opportunités et de bâtir un avenir plus prospère pour leurs communautés.

02

Tagline

 SHABUNDA EN DÉTRESSE : MANQUE CRIANT DE MÉDICAMENTS ET DES PRODUITS MANUFACTURÉS
✍🏽LBN  

Depuis la chute de Goma et Bukavu aux mains de l’AFC/M23, respectivement le 28 janvier et le 16 février 2025, le territoire de Shabunda, dans la province du Sud-Kivu, est coupé du reste du pays. Car, Shabunda s'approvisionne de ces deux villes.

Cet isolement a engendré une crise humanitaire d’une ampleur alarmante, mettant en péril la survie de milliers d’habitants.

La situation se dégrade rapidement. Les pénuries de produits de première nécessité s’intensifient, laissant la population démunie face à la flambée des prix et l’absence de ravitaillement.

Le secteur de la santé est particulièrement touché : les structures médicales, en manque criant de médicaments et de matériel, peinent à prendre en charge les malades.

Par ailleurs, l’accès aux produits manufacturés devient quasi inexistant, compliquant encore davantage le quotidien des habitants.

Cette crise multiforme exacerbe les souffrances de la population, déjà éprouvée par l’instabilité persistante dans la région.

Face à cette détresse grandissante, la société civile de Shabunda, lance un cri d’alarme. Il appelle à une mobilisation urgente pour briser l’isolement du territoire et venir en aide aux populations abandonnées à leur sort.

©️groupe de presselessentielrdci.com--29/03/2025

03

Tagline

CHOLÉRA AU SUD-KIVU : PLUS DE 1000 CAS ENREGISTRÉS DANS 11 ZONES DE SANTÉ
✍🏽LBN

Depuis le début de l'année 2025, la province du Sud-Kivu fait face à une recrudescence alarmante de cas de choléra. Plus de 1000 cas ont été enregistrés dans onze des trente-quatre zones de santé que compte la région.

Parmi les zones les plus touchées, Ruzizi, située dans le territoire d'Uvira, recense 251 cas, suivie de près par Minova, dans le territoire de Kalehe, avec 248 cas.

Les zones de santé d'Idjwi et Uvira occupent également une place préoccupante dans cette épidémie.

D'après le Dr Claude Bahizire, chargé de communication à la division provinciale de la santé du Sud-Kivu, plusieurs décès ont été signalés parmi les personnes infectées, bien qu'aucun chiffre précis n'ait encore été communiqué.

Cette situation met en évidence l'urgence de mobiliser des ressources pour freiner la propagation de cette maladie hydrique et protéger les populations vulnérables.

Face à cette crise sanitaire, des actions concertées entre les autorités locales, les organisations humanitaires et la société civile sont indispensables.

Il est crucial d'intensifier les campagnes de sensibilisation sur les mesures d'hygiène, d'améliorer l'accès à l'eau potable et de renforcer les infrastructures sanitaires.

La mise en place de centres de traitement adaptés et l'approvisionnement en solutions de réhydratation orale pourraient également contribuer à limiter les pertes humaines et freiner la propagation du choléra.

Une réponse rapide et coordonnée est essentielle pour contenir cette épidémie et prévenir une catastrophe sanitaire de plus grande ampleur.

©️groupedepresselessentielrdci.com--29/03/2025

Chez GroupedePresseLessentiel, nous offrons des contenus de qualité qui informent et engagent votre audience. Expérimentez l'alliance parfaite entre la presse écrite et numérique.

🇨🇩ACTUALITE
🔵Kadutu en éveil : Un appel à l’unité contre l’insécurité dans la commune de Kadutu. 
✍🏽LBN

Les résidents sont actuellement exhortés à intensifier leur attention et leur solidarité.C'est  un appel lancé avec force par Safari Mulikuza Justin, un fervent défenseur de la sécurité communautaire, lors d’une réunion publique tenue  le lundi 11 mars 2025 au quartier Mosala.
Au cours de cet événement, Justin Mulikuza a mis en exergue l’urgence d’une mobilisation collective pour faire front aux actes criminels perpétrés par des bandits armés.
Il a insisté sur la nécessité pour les habitants de se doter de moyens simples mais percutants, tels que des sifflets ou des vuvuzela.Ces instruments  peuvent servir à alerter et à dissuader les malfaiteurs.
Par ailleurs ,  non seulement qu'ils sont  pratiques, mais ils favorisent également un sentiment de camaraderie et de vigilance entre les membres de la communauté.  Ce climat est  essentiel pour lutter ensemble contre cette insécurité ambiante.
Par cette démarche proactive, Safari Mulikuza Justin invite chaque habitant à devenir acteur de sa propre sécurité et à s’engager activement dans la protection de son environnement.
Il est crucial que les habitants de Kadutu prennent conscience de l’importance de l’unité face à l’adversité et qu’ils refusent de se laisser paralyser par la peur.
Ensemble, ils peuvent contribuer à instaurer un climat de paix et de sécurité, indispensable pour un avenir serein dans leur commune.
Il est en effet impérieux  que  Kadutu retrouve la quiétude  et la  sécurité pour tous.

500+

Publications totales

150

Événements organisés

20k

Abonnés numériques

Expertise en communication

Notre équipe possède une large expertise en communication, offrant des solutions sur mesure pour vos besoins.

Presse numérique avancée

Nous intégrons les dernières technologies pour une expérience de lecture immersive sur nos plateformes numériques.

Événements bien organisés

Organisez des événements mémorables avec notre équipe dédiée qui planifie chaque détail avec soin.

Ce champ est obligatoire.

Je consens par la présente à ce que ces données soient stockées et traitées dans le but d'établir un contact. Je sais que je peux révoquer mon consentement à tout moment*

Ce champ est obligatoire.

* Veuillez remplir tous les champs obligatoires.
Le message n'a pas pu être envoyé. Veuillez réessayer plus tard.
Le message a été envoyé avec succès

Prendre contact

Téléphone: 0769232612

Courriel: groupedepresselessentiel@gmail.com

Adresse: 20 Avenue Paul Valéry, Sarcelles, 95200, Val-d'oise, France

©Droits d'auteur. Tous droits réservés.

Nous avons besoin de votre consentement pour charger les traductions

Nous utilisons un service tiers pour traduire le contenu du site web qui peut collecter des données sur votre activité. Veuillez consulter les détails dans la politique de confidentialité et accepter le service pour voir les traductions.