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Dans le Sud-Kivu, les habitants, commerçants et automobilistes devront désormais disposer d’un extincteur. La mesure est contenue dans un arrêté provincial signé le 17 septembre 2026 par Patrick Busu Bwa Ngwi, gouverneur sous administration de l’AFC/M23. Elle intervient dans un contexte marqué par plusieurs incendies meurtriers et d’importants dégâts matériels dans la province.

Selon cet arrêté, chaque maison ou parcelle résidentielle doit avoir au moins un extincteur adapté et en bon état. La même obligation concerne les bureaux, bâtiments administratifs, sièges d’organisations, boutiques, magasins, galeries commerciales et espaces installés dans les marchés.

Les véhicules sont également concernés. Les voitures privées, taxis, véhicules de transport en commun, bus, camionnettes et poids lourds circulant sur les routes de la province doivent disposer d’un extincteur.

Le texte demande que ces équipements respectent les normes techniques en vigueur et soient adaptés aux différents types de risques. Il cite notamment les extincteurs à poudre ABC et ceux au dioxyde de carbone, appelé CO₂.

Dans les bâtiments, ils doivent être placés dans des endroits visibles et facilement accessibles, notamment près des sorties, des cuisines ou des tableaux électriques.

Les propriétaires, locataires, responsables d’entreprises et conducteurs devront aussi veiller à l’entretien de leurs extincteurs. Ils doivent notamment vérifier leur état de charge et procéder à leur recharge périodique, au moins une fois par an, auprès des services agréés.

Le contrôle de cette mesure sera assuré par la Brigade provinciale de Protection civile et les services de sécurité habilités. Des vérifications pourront être effectuées dans les bâtiments publics et commerciaux, mais aussi lors des contrôles routiers.

Les personnes qui ne respecteront pas la mesure s’exposent à des amendes. Pour les véhicules, elles vont de 10 à 25 dollars américains, avec possibilité d’immobilisation du véhicule.

Pour les habitations, elles sont fixées entre 20 et 50 dollars. Les bureaux, boutiques et galeries commerciales risquent, eux, une amende de 50 à 200 dollars, avec une fermeture temporaire possible en cas de récidive.

Un délai de 15 jours est accordé à la population, aux commerçants et aux automobilistes pour se conformer à cette nouvelle mesure.

Les autorités justifient cette décision par la nécessité de renforcer la prévention et la capacité de première intervention face aux incendies d’origine électrique, domestique ou mécanique.

Elle intervient quelques jours après plusieurs incendies meurtriers enregistrés à Bukavu, relançant le débat sur la prévention et la sécurité face aux risques d’incendie dans la province.

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