
Le gouverneur du Sud-Kivu sous administration M23, Patrick Busu Bwa Ngwi, a créé un Service provincial de la Protection civile, chargé de prévenir les risques et de coordonner les secours en cas de catastrophe.
Le Service provincial de la Protection civile du Sud-Kivu (SPPC/SK) est désormais institué par l’arrêté provincial n°26/047/GP/SK du 17 septembre 2026, signé à Bukavu. Le texte évoque notamment la répétition des catastrophes dans la province et la nécessité de mieux organiser les interventions.
Placée sous l’autorité directe du gouverneur, cette nouvelle structure aura pour mission de prévenir les risques majeurs, de préparer les interventions d’urgence et de protéger les populations, leurs biens ainsi que l’environnement.
Le SPPC/SK devra notamment établir et actualiser la cartographie des risques dans la province. Il sera également chargé de préparer le Plan provincial d’organisation des secours, appelé Plan ORSEC, ainsi que de renforcer l’alerte précoce et la sensibilisation de la population aux gestes de secours et de sécurité.
En cas de catastrophe, le service devra coordonner les interventions sur le terrain avec la Police nationale, les sapeurs-pompiers, la Croix-Rouge et les partenaires humanitaires. Il devra aussi évaluer les dégâts et les besoins des populations touchées.
La structure sera dirigée par un coordonnateur provincial, assisté d’un coordonnateur adjoint. Quatre divisions sont prévues : prévention, études et cartographie des risques ; opérations, alerte précoce et secours ; sensibilisation, formation et logistique ; ainsi qu’une cellule administrative et financière.
Des antennes de la Protection civile pourront également être installées dans les villes, territoires et communes de la province. Leur mise en place dépendra d’une décision du gouverneur. Le fonctionnement du service sera notamment financé par le budget provincial, mais aussi par des subventions, dons et appuis techniques des partenaires agréés.
La création de ce service intervient dans un contexte marqué par plusieurs sinistres au Sud-Kivu, notamment les incendies, les éboulements et d’autres catastrophes qui affectent régulièrement les populations. Reste désormais à voir comment cette nouvelle structure sera déployée sur le terrain et avec quels moyens.
