
Plus de 1500 élèves de Ujama et Furaha, deux écoles touchées par l’incendie meurtrier survenu la semaine passée à Kadutu doivent poursuivre leur année scolaire malgré la destruction de leurs établissements.
Deux options sont envisagées par les autorités éducatives : accueillir temporairement les élèves dans d’autres écoles ou relocaliser les établissements sinistrés dans des locaux provisoires. La décision finale revient désormais à l’autorité provinciale du Sud-Kivu.
Une réunion extraordinaire consacrée à l’avenir scolaire des élèves sinistrés s’est tenue samedi 12 septembre dernier à la Direction provinciale de l’Éducation et Nouvelle Citoyenneté, Sud-Kivu 1. Les échanges ont porté principalement sur les modalités permettant aux enfants rescapés de reprendre les cours et d’achever l’année scolaire dans des conditions acceptables.
Selon Pili-pili Muhima Michel, chef de service orientation scolaire et professionnelle et directeur provincial de l’Éducation Sud-Kivu 1 à titre intérimaire, une première possibilité consiste à orienter temporairement les élèves vers des établissements scolaires environnants.
« La première possibilité, c’est d’orienter tous ces élèves-là dans les écoles environnantes. Et procéder de cette manière-là, étant donné que c’était des écoles privées agréées, reviendrait à mettre en quelque sorte une croix sur ces écoles-là, parce que ces écoles-là vont cesser d’exister pour le temps », explique-t-elle.
Le responsable estime toutefois que cette solution pourrait entraîner, de fait, la disparition administrative des deux écoles sinistrées.
« Quoi bien même que ces écoles-là ont perdu toutes leurs infrastructures, biens meubles, consorts, mais sur le plan administratif, ces écoles-là doivent continuer d’exister », souligne-t-il.
La seconde option consiste ainsi à maintenir les deux établissements en trouvant des espaces temporaires où ils pourraient continuer à fonctionner.
« Nous allons voir dans quel cadre ces écoles-là peuvent continuer à fonctionner en tant que telles. Et pour cela, ils doivent être délogés dans d’autres écoles », précise-t-elle.
Les autorités envisagent également de rechercher un espace permettant d’installer des structures provisoires, avec l’appui éventuel des partenaires.
« Soit on trouve un espace dans les environs qui peut nous permettre de construire quelque chose avec les concours des partenaires pour que ces écoles-là continuent à fonctionner, d’abord de manière provisoire », ajoute la responsable.
Les deux propositions doivent être soumises à l’autorité provinciale, qui devra arrêter la mesure définitive. L’objectif affiché est de permettre à plus de 1500 élèves concernés de reprendre rapidement les cours, tout en préservant l’existence administrative des établissements privés agréés frappés par l’incendie.
À Bukavu, la priorité éducative est désormais de trouver un cadre temporaire permettant aux élèves sinistrés de ne pas perdre leur année scolaire, malgré la destruction de leurs écoles.
