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Après plusieurs incendies meurtriers ayant récemment touché des établissements scolaires à Bukavu, des responsables d’écoles plaident pour davantage de prévention, de formation du personnel et d’équipements adaptés afin de mieux protéger les élèves et les enseignants.

Les récents incendies survenus dans la ville de Bukavu, notamment dans des écoles de Kadutu et dans le secteur de Nguba, vers Somenki, suscitent de nouvelles interrogations sur la sécurité des établissements scolaires.

Pour Patrick Nkaba Tsimalamungu, directeur général du Complexe scolaire Lapereaux, ces drames doivent servir d’alerte.

« Les événements qui ont frappé la ville de Bukavu récemment, surtout principalement les écoles de Kadutu et même ici à Nguba vers Somenki, nous sommes non seulement attristés mais interpellés », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, le responsable scolaire explique que son établissement a engagé une réflexion sur les mesures à prévenir en cas de sinistre.

« Et là, nous nous sommes posé la question : qu’est-ce qui se passerait si ça arrivait chez nous ? Alors nous avons longuement réfléchi et, en tant qu’organe stratégique de l’école Lapereaux, nous avons pensé pouvoir rencontrer des partenaires, notamment l’UNICEF, pour qu’il puisse nous accompagner dans la prévention d’incendie », a-t-il ajouté.

Cette préoccupation intervient après l’incendie qui a endeuillé des établissements scolaires de Bukavu, avec plusieurs dizaines d’enfants décédés selon les bilans communiqués après le drame. Les hommages organisés lundi ont ravivé les appels à renforcer la sécurité dans les écoles.

« Nous souhaitons qu’on puisse capaciter les écoles dans la prévention, pour faire face aux incendies. Et cela va demander des formations, non seulement pour faire face aux incendies, mais aussi comment poser les premiers actes quand les enfants ou les gens sont confrontés aux gaz toxiques qui sont inhérents à l’incendie », a affirmé Patrick Nkaba Tsimalamungu.

Parmi les mesures envisagées figure également l’équipement des établissements.

« Alors, comme proposition, nous pensons déjà écrire aux différents partenaires, notamment l’UNICEF, pour qu’ils nous aident à non seulement équiper les écoles en termes de bacs à sable, parce que les incendies ont plusieurs sources : électrique, hydrocarbures… Donc, il faudrait aussi capaciter les sentinelles parce que les incendies peuvent aussi se manifester la nuit et ils vont intervenir », a-t-il insisté.

La formation devrait, selon lui, concerner l’ensemble du personnel scolaire.

« Aussi, le personnel enseignant, comment ils doivent se comporter quand il y a incendie pour y faire face de manière rapide et prompte et comment aider ceux qui sont déjà confrontés aux gaz liés à ces incendies. »

Le responsable du Complexe scolaire Lapereaux appelle ainsi à une mobilisation rapide des partenaires pour renforcer les capacités des écoles.

« Donc, comment prendre les premiers actes de secours aux élèves qui sont en danger et qui sont en contact avec ces gaz. C’est pour cela que nous souhaitons, dans le temps le plus proche, prendre contact avec les divers partenaires pour nous aider dans ce sens-là », a-t-il conclu.

Au-delà des équipements, la prévention repose donc aussi sur la formation, l’organisation des évacuations et la capacité du personnel à réagir dans les premières minutes d’un incendie.

Pour les écoles de Bukavu, les récents drames rappellent que la sécurité incendie ne peut plus être considérée comme une question secondaire.

Grâce Matandiko, journaliste stagiaire

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