
Enclavement, guerre et pauvreté : la combinaison infernale qui ronge la santé mentale des habitants de Shabunda. Les professionnels appellent à un plan d’urgence provincial pour sauver des vies.
À Shabunda, la détresse psychologique s’installe durablement. Le centre Sozam enregistre une hausse sans précédent des consultations psychiatriques. L’infirmier titulaire, Luc Sébastien Mupenda, parle d’une population « à bout de nerfs ». Selon lui, plus de 50 % des habitants souffrent de troubles liés aux traumatismes de guerre et à la misère.
Les infrastructures médicales sont presque inexistantes. Les routes coupées isolent complètement le territoire. « Quand nous tombons malades, c’est la prière ou les guérisseurs qui restent nos seules options », déplore une habitante du quartier Mushekere.
Le manque de moyens touche particulièrement les femmes et les enfants, souvent témoins ou victimes de violences. Le psychologue humanitaire Jean-Bosco Mugisho explique que « l’absence de soutien psychosocial institutionnel laisse place à une détresse générationnelle ».
Les efforts d’assistance humanitaire restent timides, faute d’accès sécurisé. Certaines ONG internationales ont suspendu leurs interventions après des attaques contre leurs convois. « Tant que la paix ne revient pas, toute aide reste fragile », commente un agent de terrain.
Pour beaucoup, Shabunda symbolise aujourd’hui la négligence sanitaire en milieu rural. Des voix s’élèvent pour exiger un plan d’action spécifique sur la santé mentale post-conflit, afin d’éviter que cette crise invisible ne détruise toute une génération.

À propos
Cette section met en lumière la mission et les valeurs de votre entreprise, offrant un aperçu concis de ses objectifs et de son but. Elle donne un aperçu de la vision qui guide vos décisions commerciales et votre orientation.
-

Edito : L’enseignant congolais, pilier négligé d’un État en crise
Chaque 30 avril, la République démocratique du Congo célèbre la Journée nationale de l’enseignant. Les autorités multiplient les discours élogieux et les messages de reconnaissance. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre : l’enseignant congolais continue de vivre dans la précarité, loin des hommages officiels. Il…
-

Kalehe : des écoles fermées à Ziralo
Les activités scolaires restent fortement perturbées dans plusieurs entités du haut et moyen plateau du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, depuis la reprise officielle des cours le 13 avril 2026 après les vacances de Pâques. En cause, l’intensification des affrontements entre groupes armés qui continue de plonger les…
-

Ecoles congolaises : la gifle est-elle encore un outil pédagogique ?
Officiellement, les punitions corporelles sont interdites dans les écoles en République démocratique du Congo. Pourtant, sur le terrain, la réalité semble parfois différente. Dans plusieurs établissements, élèves et enseignants évoquent encore l’usage de sanctions physiques. Dans une école de Bukavu, sous couvert d’anonymat, un élève confie que certains…
-

“J’ai grandi sous les coups : aujourd’hui, je refuse de reproduire la même éducation”
Dans de nombreuses familles en République démocratique du Congo, la violence éducative a longtemps été considérée comme une norme. Pourtant, derrière cette pratique, se cachent des blessures profondes que certains adultes portent encore aujourd’hui. C’est le cas de Michel, père de trois enfants à Bukavu, qui a accepté…
-

Edito : éduquer sans violence, briser le cycle des coups
Chaque 30 avril, la Journée de la non-violence éducative vient rappeler une évidence trop souvent oubliée : un enfant ne se construit pas dans la peur, mais dans la confiance. Pourtant, dans de nombreuses familles et écoles en République démocratique du Congo, la violence reste encore associée à…
-

Vivre dans le monde sans appartenir au monde
Texte de base : Jean 17:16 « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. » Contexte Ce verset est tiré de la prière sacerdotale de Jésus dans Jean 17, où il intercède pour ses disciples avant sa crucifixion. Il sait qu’ils…
-

Kavumu : drame d’enfants, urgence de sensibiliser aux engins explosifs
Un incident impliquant des enfants et un engin explosif, survenu mardi 28 avril 2026 à Kavumu, dans le territoire de Kabare, relance l’alerte sur les risques liés aux restes de guerre au Sud-Kivu. La sensibilisation apparaît plus que jamais comme une urgence. Un nouvel accident qui remet en…
-

Sud-Kivu : vaccination contre la polio du 30 avril au 2 mai 2026
La Division provinciale de la santé (DPS) du Sud-Kivu a tenu, ce mercredi 29 avril 2026, un briefing avec la presse pour annoncer le lancement d’une campagne de vaccination contre la poliomyélite. L’opération débute ce jeudi 30 avril et se poursuivra jusqu’au samedi 2 mai 2026 dans les…
-

Kalehe et Kabare : l’accès à l’eau reste un combat quotidien
Dans plusieurs localités du Sud-Kivu, l’accès à l’eau potable devient une urgence humanitaire, aggravant la vulnérabilité des populations affectées par les conflits et les déplacements massifs. Dans le territoire de Kalehe, notamment au village de Munanira, dans la localité de Murambi, la situation se détériore. Les infrastructures hydrauliques…
-

Météo Sud-Kivu : 23°C à Bukavu, jusqu’à 30°C à Uvira ce mardi 28 avril 2026
Les observations météorologiques issues des données satellitaires indiquent un temps globalement nuageux avec des averses possibles sur l’ensemble du Sud-Kivu ce mardi 28 avril 2026. Les températures varient selon l’altitude et la proximité des lacs, avec une ambiance humide caractéristique de la saison. Prévisions par ville À Bukavu,…
About The Author
En savoir plus sur L'ESSENTIEL RDC
Subscribe to get the latest posts sent to your email.










