
La rougeole frappe durement le territoire de Shabunda au Sud-Kivu. En moins de deux semaines, 144 décès et plus de 500 cas sont enregistrés, selon les alertes des défenseurs des droits humains. Les structures sanitaires débordées peinent à contenir la propagation.
La situation sanitaire à Shabunda prend une tournure dramatique. Les centres de santé sont saturés, tandis que l’épidémie de rougeole continue de se propager rapidement dans plusieurs zones de santé.
Joseph Mpeseni, défenseur des droits humains, tire la sonnette d’alarme. « Nous assistons à une crise silencieuse. Les gens meurent faute de prise en charge rapide », déclare-t-il (son).
Dans les villages, les familles vivent dans la peur. Une mère de Lulingu raconte : « Mon enfant est tombé malade en deux jours, et nous n’avons trouvé aucun médicament disponible ».
Les structures sanitaires de Mulungu et Kalole signalent également un afflux massif de patients. Un infirmier explique : « Nous recevons des cas graves chaque jour, sans moyens suffisants pour les isoler ou les traiter ».
Les autorités locales sont pointées du doigt. Un acteur de la société civile affirme : « L’absence de riposte rapide aggrave la situation. Nous sommes dépassés par la vitesse de propagation ».
Face à cette urgence, les appels à une intervention humanitaire se multiplient. Sans réponse rapide, les acteurs locaux craignent une aggravation du bilan déjà lourd.
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