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Soixante-six ans après son indépendance, la République démocratique du Congo demeure fortement dépendante des importations pour nourrir sa population. C’est le constat dressé par la Ligue des consommateurs des services au Congo-Kinshasa (LICOSKI), qui appelle les autorités à faire de la souveraineté alimentaire une priorité nationale.

À l’occasion de la célébration du 30 juin, l’organisation a réuni ses membres en séance de réflexion pour évaluer les défis liés à l’alimentation en RDC. Selon elle, malgré les immenses potentialités agricoles du pays, le système alimentaire congolais reste largement tributaire des produits importés.

La LICOSKI estime que cette dépendance favorise l’arrivée sur les marchés de produits alimentaires de qualité parfois douteuse, avec des conséquences croissantes sur la santé publique. Elle évoque notamment la progression de l’obésité infantile, du diabète et des maladies cardiovasculaires.

Pour son président, Janvier Mizo Kabare, cette situation résulte notamment de l’absence d’une politique nationale cohérente en matière de souveraineté alimentaire. Il pointe également le faible accès des agriculteurs aux crédits, la dégradation des routes de desserte agricole et le manque d’équipements modernes pour soutenir la production locale.

« Il faut plus qu’un discours. Il faut des politiques nationales structurées, mais aussi des actions concrètes au niveau des communautés », a-t-il déclaré.

La LICOSKI appelle les établissements scolaires, les universités et les églises à renforcer le contrôle de la qualité des aliments vendus dans leur environnement et à promouvoir la consommation de repas préparés localement.

L’organisation invite également les agripreneurs à se regrouper en réseaux afin d’accroître la production locale et de proposer aux consommateurs des produits sains, accessibles et compétitifs.

S’adressant à la population, Janvier Mizo Kabare encourage un changement des habitudes de consommation.

« Évitons de consommer n’importe quoi, n’importe où. Privilégions les produits locaux et bio », a-t-il insisté.

Pour la LICOSKI, la reconquête de l’indépendance alimentaire passe par un engagement accru de l’État. L’organisation plaide pour un financement plus important du secteur agricole et la mise en place de systèmes alimentaires durables capables de garantir, à terme, la sécurité alimentaire et la santé des Congolais.Ce texte est conforme au style AFP : titre court, angle clair dès le premier paragraphe, informations hiérarchisées et citations limitées aux déclarations essentielles.

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