
Face à la recrudescence des cas de paludisme parmi les personnes déplacées de Ziralo installées dans différents sites du groupement de Walowalwanda, Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne renforce son appui aux structures sanitaires délocalisées dans cette zone.
L’organisation médicale fournit notamment des médicaments antipaludiques et du matériel destiné à améliorer les conditions de prise en charge des patients. L’appui comprend également des moustiquaires, des nattes, des couvertures, des casseroles et des bâches, ainsi que du matériel destiné à la prise en charge des femmes enceintes.
Selon les informations recueillies auprès des prestataires de santé, des leaders communautaires, des associations locales de la société civile et des comités de personnes déplacées, plusieurs structures sanitaires de Ziralo délocalisées dans le groupement de Walowalwanda bénéficient de cet accompagnement.
Il s’agit notamment des centres de santé de Mianda, Matutira, Tushunguti et Kusisa. Pour les acteurs locaux, cet appui constitue un soulagement pour les populations déplacées, particulièrement exposées aux maladies dans leurs lieux d’installation.
Des difficultés persistent pour les cas référés
Malgré cet appui, plusieurs besoins restent à couvrir. Enock Judicieux, infirmier titulaire du centre de santé de Mianda, souligne notamment les difficultés liées à la référence des patients nécessitant une prise en charge hospitalière.
Il évoque également le manque de cadres appropriés permettant l’observation et la surveillance des patients au niveau des structures sanitaires. Cette situation complique davantage la prise en charge des personnes déplacées qui vivent dans des conditions précaires.
De son côté, Katabana Monde, infirmier titulaire du centre de santé de Matutira, alerte sur le manque d’intrants médicaux nécessaires à la prise en charge des cas de choléra.
Il appelle ainsi d’autres organisations humanitaires et médicales à renforcer leur assistance en faveur des populations déplacées de Ziralo.
Les acteurs sanitaires locaux estiment que la réponse doit prendre en compte à la fois les besoins médicaux immédiats, les conditions d’hébergement et les moyens de prévention des maladies, notamment le paludisme et le choléra.
