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A Ziralo, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, les femmes retournées continuent de faire preuve de résilience en misant sur de petites activités agricoles vivrières pour subvenir aux besoins de leurs ménages, et cela malgré la persistance de la crise humanitaire.

Une femme retournée explique que l’agriculture demeure aujourd’hui le principal moyen de survie des familles ayant regagné leurs villages après leur déplacement dû au conflit armé.

« Depuis notre retour, nous vivons grâce aux activités agricoles. Certaines femmes labourent les champs, d’autres effectuent le sarclage, participent aux récoltes du manioc et des bananes, entretiennent les bananeraies ou encore transforment les bananes en produits locaux. Ce sont ces activités qui nous permettent de survivre », témoigne-t-elle.

Malgré ces efforts, les productrices se heurtent à d’importants obstacles pour écouler leurs récoltes. Selon elle, la fermeture de plusieurs axes de circulation en raison de l’insécurité empêche les habitants d’accéder aux principaux marchés de la région.

« Nous récoltons nos produits, mais nous ne pouvons pas les vendre. Les routes qui mènent aux marchés sont fermées à cause de la guerre. Nous n’avons plus accès aux marchés de Chambombo, Kasuhu, Katale, Lumbishi et d’autres centres de commerce où nous écoulions auparavant nos produits. C’est notre plus grande difficulté », déplore-t-elle.

A ces contraintes s’ajoutent le manque d’accès à l’aide humanitaire, aux semences améliorées et aux autres intrants agricoles nécessaires pour relancer durablement la production.

Les femmes retournées appellent les autorités locales ainsi que les organisations humanitaires intervenant dans les secteurs de la sécurité alimentaire et du relèvement communautaire à intensifier leur plaidoyer pour la réouverture des axes de circulation et le rétablissement de l’accès aux marchés.

« Nous demandons aux autorités et aux organisations humanitaires de nous aider à retrouver la libre circulation dans notre groupement. Si nous pouvons accéder de nouveau aux marchés, nous pourrons vendre nos produits, générer des revenus et améliorer les conditions de vie de nos familles », plaide cette habitante.

Pour ces femmes, la libre circulation des personnes et des biens, l’accès aux marchés, aux semences agricoles ainsi qu’un appui humanitaire renforcé constituent des leviers indispensables pour consolider leur résilience et soutenir le relèvement socio-économique des communautés affectées par les conflits.

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