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KALEHE (Sud-Kivu) — La jeunesse territoriale de Kalehe appelle à une assistance urgente en faveur des habitants de Mutale-Bichuva, dans le groupement de Kalonge, touchés par les pluies diluviennes survenues dans la nuit du 23 au 24 juillet dernier.

Plus de deux semaines après le sinistre, plusieurs ménages affectés disent vivre dans des conditions précaires, sans aide humanitaire, selon une dépêche parvenue à la rédaction de Radio Maendeleo.

D’après Yves Heri, président adjoint du Conseil territorial de la jeunesse de Kalehe, les familles sinistrées peinent toujours à retrouver des conditions de vie normales depuis cette catastrophe naturelle.

Les précipitations intenses ont provoqué la submersion de plusieurs champs agricoles dans cette zone, affectant les cultures et faisant craindre une aggravation de l’insécurité alimentaire dans le territoire de Kalehe.

Les dégâts touchent également le secteur éducatif. Plusieurs salles de classe ont été endommagées par ces intempéries et n’ont pas encore été réhabilitées, alors que la rentrée scolaire approche à grands pas.

La jeunesse territoriale de Kalehe demande l’intervention rapide des autorités provinciales, des organisations humanitaires et des personnes de bonne volonté pour apporter une assistance aux familles touchées et accompagner la reconstruction.

Dans son plaidoyer, Yves Heri insiste particulièrement sur la nécessité d’un appui agricole en faveur des sinistrés dont les moyens de subsistance ont été fortement affectés.

« Nous continuons à lancer des cris d’alarme à l’égard des sinistrés des pluies qui se sont abattues sur le groupement de Kalonge, plus précisément dans le village de Bichuva à Mutale. Ces pluies ont causé d’énormes dégâts, mais jusque-là les sinistrés n’ont aucune assistance ni de la part du gouvernement ni de la part des organisations non gouvernementales. À cela, nous plaidons aux organisations non gouvernementales qui interviennent dans la sécurité alimentaire de venir en aide à la population de Bichuva Mutale dans le groupement de Kalonge en leur apportant des semences, parce que la plupart de leurs champs ont été dévastés par des inondations et aussi des grêles qui étaient tombées ces jours-là », a déclaré Yves Heri.

Dans le territoire de Kalehe, régulièrement confronté aux catastrophes naturelles, les communautés locales continuent de solliciter des mécanismes d’intervention rapide pour faire face aux conséquences des événements climatiques extrêmes.

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