
À quelques jours des examens d’État, la présence croissante d’élèves finalistes dans les maquis de la ville de Bukavu suscite de nombreuses préoccupations. Certains parents craignent que ces regroupements, censés favoriser les révisions, exposent les candidats à des comportements susceptibles de compromettre leur réussite.
Jean Jacques Bagabo, parent d’élève et acteur sociopolitique, appelle les familles à renforcer l’encadrement de leurs enfants durant cette période décisive. Selon lui, l’avenir des candidats dépend aussi de la discipline observée en dehors des salles de classe.
« Nous investissons beaucoup dans les études de nos enfants. Ce serait regrettable que quelques jours d’inattention compromettent plusieurs années d’efforts », affirme-t-il. Il invite les parents à connaître les lieux fréquentés par leurs enfants et à suivre régulièrement leur évolution.
Dans les rues de Bukavu, les avis sont partagés. « Les maquis permettent parfois aux élèves d’étudier ensemble et d’échanger des notes », explique un candidat finaliste. D’autres reconnaissent cependant que certains espaces deviennent des lieux de distraction plutôt que de préparation académique.
Face à cette situation, plusieurs parents recommandent l’organisation de groupes de révision mieux encadrés dans les écoles, les paroisses ou les familles afin d’offrir aux finalistes un environnement propice à la concentration et à la réussite.
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