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La situation humanitaire se détériore davantage pour des milliers de familles victimes d’éboulements de terre dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare en province du Sud-Kivu. Dans le village de Buhozi, plus de 3 000 personnes affectées vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires, sans abris adéquats ni accès aux biens essentiels.

Selon la Nouvelle Dynamique de la Société Civile de Mudusa, ces familles, ayant perdu leurs habitations, survivent majoritairement grâce à l’accueil de proches ou de familles solidaires. Toutefois, cette solidarité atteint aujourd’hui ses limites, les familles d’accueil étant déjà confrontées à la rareté des ressources, à la hausse du coût de la vie et à l’insuffisance des moyens pour subvenir aux besoins supplémentaires des sinistrés, dans un contexte déjà fragilisé par les crises économiques et les conflits armés persistants dans la région.

 « Depuis avril 2023 jusqu’en 2025, nous avons enregistré 420 maisons démolies, entraînant le déplacement de nombreuses familles vers des zones supposées plus stables. De janvier à avril 2026, 44 autres maisons se sont ajoutées à ce bilan », explique Elvis Cirimwami.

Au total, entre 2023 et 2026, ce sont 464 habitations qui ont été détruites, laissant des milliers de personnes exposées aux intempéries. A cela s’ajoute une menace persistante : dans la localité de Cirhambi, 365 maisons présentent actuellement des risques imminents d’effondrement, mettant en danger plus de 2 000 habitants.

Face à cette situation, les besoins humanitaires deviennent de plus en plus pressants. Les familles sinistrées manquent de nourriture, de couvertures, d’abris et d’autres biens de première nécessité. Les conditions de vie dans les familles d’accueil se dégradent également, celles-ci n’ayant plus les moyens de subvenir aux besoins supplémentaires.

« Les victimes mènent une vie difficile et leurs besoins sont énormes. Les familles d’accueil sont débordées à cause de la crise économique liée aux conflits armés. Nous lançons un appel urgent aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté pour leur venir en aide en vivres et en non-vivres », insiste Elvis Cirimwami.

Malgré l’ampleur de la catastrophe, aucune assistance significative n’aurait encore été apportée à ces communautés depuis le début des éboulements. Une situation qui suscite l’inquiétude des acteurs locaux, qui craignent une aggravation de la crise humanitaire si rien n’est fait rapidement.

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile de Mudusa lance ainsi un SOS à l’endroit des organisations humanitaires, des autorités et de toute personne de bonne volonté, afin d’apporter une réponse urgente à ces populations en détresse.

Dans un contexte marqué par la vulnérabilité accrue des communautés rurales, ces éboulements de terre viennent rappeler l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention des catastrophes et d’apporter une assistance durable aux populations affectées.

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