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A Minova, l’organisation SOPROP, en partenariat avec Oxfam, mène une vaste campagne de sensibilisation communautaire sur les violences basées sur le genre (VBG) et les conséquences qu’elles engendrent au sein des familles et de la société.

Dans un contexte marqué par l’insécurité et les effets des conflits armés dans l’Est de la RDC, cette initiative vise à informer la population sur les différentes formes de violences, notamment les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques, mais aussi les mariages forcés et d’autres pratiques jugées néfastes pour les communautés.

Selon Justin Namegabe Badesire, agent de terrain de la SOPROP à Minova, cette campagne cherche avant tout à éveiller les consciences et à encourager la population à adopter des comportements favorisant le respect mutuel et la cohésion sociale.

« Nous sensibilisons la communauté pour prévenir les violences et protéger les victimes. Nous encourageons également la dénonciation des cas de violences afin que les victimes puissent obtenir assistance et protection », explique-t-il.

Au cours des séances de sensibilisation organisées dans plusieurs quartiers et villages de Minova, les animateurs communautaires insistent sur l’importance de lutter contre certaines croyances, traditions et habitudes rétrogrades qui favorisent les discriminations et les violences à l’égard des femmes et des filles.

Les organisateurs soulignent également que cette campagne vise à promouvoir l’égalité entre les sexes et à renforcer la participation des femmes et des jeunes filles dans la vie communautaire. Pour les responsables de la SOPROP, la lutte contre les violences basées sur le genre constitue un élément essentiel dans la recherche de la paix durable et du développement communautaire.

Selon les acteurs impliqués dans cette initiative, les violences ont des conséquences graves non seulement sur la santé physique des victimes, mais aussi sur leur santé mentale et psychosociale. Plusieurs victimes vivent dans le silence, parfois par peur de stigmatisation ou faute de mécanismes de protection adaptés.

« Cette activité est bénéfique parce qu’elle contribue à réduire les violences dans les familles et dans la communauté. Elle protège les femmes, les enfants et les autres personnes vulnérables, tout en renforçant la confiance entre la population, les services communautaires et la justice », ajoute Justin Namegabe Badesire.

La campagne met également un accent particulier sur l’éducation des jeunes afin de promouvoir une culture de non-violence et de respect des droits humains au sein de la communauté.

A travers cette initiative, la SOPROP et Oxfam espèrent renforcer la cohésion sociale à Minova et encourager la population à jouer un rôle actif dans la prévention des violences et la protection des personnes vulnérables.

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