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Le quartier Panzi, dans la commune d’Ibanda à Bukavu, traverse une période d’insécurité sans précédent. Depuis le début du mois d’août jusqu’à la mi-septembre 2025, au moins 23 habitations ont été la cible de bandits armés. Ces assaillants, munis de fusils et d’armes blanches, s’introduisent la nuit chez les habitants, provoquant blessés et dégâts matériels. Le secteur de Mulengeza figure parmi les plus touchés.

Selon plusieurs témoignages, les victimes se comptent désormais par dizaines. Quatre personnes ont déjà été blessées lors de ces attaques, parfois violentes et menées en plein sommeil des familles. Des biens de valeur, allant des appareils électroménagers aux économies familiales, ont été systématiquement emportés. « Nous ne dormons plus tranquilles. Chaque nuit est une nouvelle peur », confie un père de famille rencontré à Panzi.

Face à cette recrudescence de violences, la société civile locale tire la sonnette d’alarme. « La situation est alarmante et demande une intervention urgente des autorités compétentes », alerte Murhula Machumbiko, président de la société civile de la commune d’Ibanda. Pour lui, l’absence de patrouilles régulières et la lenteur dans l’intervention des forces de sécurité contribuent à l’aggravation de ce climat d’insécurité.

Du côté de la population, la colère et l’inquiétude grandissent. Une mère de famille raconte avoir vu sa maison forcée par trois hommes armés de machettes : « Ils ont pris tout ce que nous avions épargné depuis des mois. Mes enfants pleuraient de peur, je n’oublierai jamais cette nuit. » D’autres habitants réclament une implication directe des autorités provinciales afin d’obtenir une sécurité effective.

Les forces de l’ordre, interpellées à plusieurs reprises, affirment avoir lancé des opérations pour identifier les auteurs de ces exactions. « Nous suivons de près la situation et certaines pistes sont en cours d’exploitation », a indiqué un officier de police basé à Bukavu, sans fournir plus de détails. Toutefois, la population estime ces promesses trop vagues face à l’urgence de la situation.

En attendant, le climat reste tendu à Panzi. Les habitants organisent eux-mêmes des veilles de quartier pour tenter de prévenir de nouvelles incursions. Mais cette auto-organisation, jugée risquée, ne peut suffire à endiguer la vague d’insécurité. Tous les regards restent tournés vers les autorités locales et provinciales, appelées à agir rapidement afin de restaurer la confiance et garantir la sécurité des familles.


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