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Alors que le Sud-Kivu totalise plus de 60 jours sans enregistrer un nouveau cas confirmé de la maladie à virus Ebola, les professionnels de santé invitent la population à ne pas relâcher les mesures de prévention. Malgré cette évolution encourageante, le risque de réintroduction de la maladie demeure élevé en raison des mouvements de populations entre les provinces touchées par l’épidémie.

Le Médecin Directeur du Centre hospitalier de Kasheke, Dr Benjamin Kaharamba, a rappelé que plusieurs provinces voisines du Sud-Kivu continuent de notifier des cas de la maladie à virus Ebola. Cette situation expose la province à un risque permanent d’importation de nouveaux cas.

Le médecin souligne que les déplacements fréquents des populations, favorisés par les échanges commerciaux et les mouvements liés à la crise sécuritaire, renforcent les risques de propagation de la maladie. Il rappelle qu’il y a quelques jours, les équipes sanitaires ont assuré le suivi d’un cas contact impliquant un jeune en provenance de la province de l’Ituri, illustrant l’importance d’un système de surveillance épidémiologique efficace.

Tout en saluant les efforts des autorités sanitaires, des partenaires humanitaires et des communautés qui ont permis de contenir la maladie, le Dr Benjamin Kaharamba insiste sur le fait que l’absence de nouveaux cas ne signifie pas la disparition du risque.

Il appelle ainsi les habitants à continuer d’observer rigoureusement les mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon, l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène, ainsi que la consultation rapide d’une structure sanitaire en cas d’apparition de symptômes suspects.

Le responsable médical attire également l’attention sur la recrudescence d’autres maladies à potentiel épidémique, notamment le choléra, qui refait surface dans certaines zones de santé du territoire de Kalehe. Selon lui, cette situation exige une vigilance accrue afin de prévenir des épidémies simultanées susceptibles de fragiliser davantage un système de santé déjà mis à rude épreuve.

Le Dr Benjamin Kaharamba invite la population à collaborer étroitement avec les autorités sanitaires en signalant rapidement toute personne en provenance d’une province où Ebola est encore actif ou présentant des signes évocateurs de la maladie.

Une alerte précoce, souligne-t-il, permet aux équipes de riposte de mettre en œuvre rapidement les mesures de surveillance, d’isolement et de prise en charge nécessaires pour éviter toute propagation.

Malgré les progrès enregistrés dans la lutte contre Ebola au Sud-Kivu, les acteurs de santé rappellent que la prévention demeure le moyen le plus efficace pour protéger les communautés et préserver les acquis obtenus dans la riposte contre cette maladie hautement contagieuse.

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