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À Bukavu, le Complexe scolaire BRAIN revendique des taux de réussite pouvant atteindre 100% dans plusieurs filières et plaide pour une amélioration des infrastructures, des programmes et des conditions d’apprentissage dans les écoles du Sud-Kivu.

Le préfet intérimaire, Shamavu Budinga Josué, interrogé par L’Essentiel RDC, affirme que le Complexe scolaire BRAIN enregistre depuis plusieurs années de bons résultats dans différentes sections. Selon lui, les taux de réussite atteignent 100% dans certaines filières, notamment les métiers, le technico-social, le commercial, la gestion, la nutrition et le bâtiment.

« Merci, très heureux de vous accueillir au complexe scolaire BRAIN. Quant à votre question, le résultat parle. Demandez à travers Bukavu, comment le complexe scolaire BRAIN se comporte. D’une manière claire, le résultat depuis des années, on peut faire le meilleur, 100%, dans nos sections organisées ici, c’est-à-dire 100% des diplômes, en métiers, technico-social, commercial, gestion, nutrition, bâtiment. Seulement que en pédagogie, il y a quelques ratés, mais nous avons toujours de bons résultats qui varient entre 80% à 90%. »

Concernant l’option pédagogique, le professeur Shamavu estime que l’amélioration de l’enseignement passe par la prise en compte de plusieurs facteurs, notamment sociaux, économiques et politiques. Il appelle les éducateurs à conjuguer ces différents éléments pour permettre aux élèves d’acquérir les connaissances nécessaires à leur avenir.

« Bien, l’état de l’enseignement en ce qui concerne l’option pédagogique, je pense d’abord que l’enseignement, c’est l’essentiel de ce qu’on peut consommer comme être humain. Pour l’améliorer, on voit plusieurs facteurs. On voit les facteurs sociaux, économiques, on voit le facteur même politique. Pour nous les éducateurs, nous devons mixer tous ces facteurs-là-bas pour chercher à amener l’élève ou l’enfant à être éclairé, informé, formé et à intérioriser les connaissances nécessaires pour son avenir. »

Le responsable de ce Complexe scolaire assure par ailleurs que l’établissement mise sur des méthodes pédagogiques classiques et modernes afin d’améliorer les performances des élèves. Il s’interroge toutefois sur les orientations générales données à l’enseignement dans le pays, notamment en ce qui concerne l’option pédagogique.

« Bien, je ne sais pas comment répondre à cette question parce que les enjeux sont un peu multiples. Nous voyons au niveau local, c’est-à-dire chez les inspecteurs, on oriente plus les enfants dans l’option pédagogique. Bon. Mais au niveau de l’école, nous organisons et nous appliquons la pédagogie classique et même moderne pour chercher à faire évaluer la pédagogie au niveau de plein. Mais au niveau aussi supérieur, c’est-à-dire au niveau du pays, nous ne savons pas quelle est la philosophie, parce que les autres options sont en train de se démener et réaliser 100% de cette section. C’est comme s’il y a un glissement. »

Pour améliorer les performances scolaires dans le Sud-Kivu, il préconise également une réforme du cadre éducatif. Il cite notamment les infrastructures, le personnel enseignant et les programmes scolaires, qu’il juge parfois éloignés des réalités vécues par les élèves.

« Bien, ce qu’on peut améliorer d’abord, c’est le cadre d’enseignement, c’est-à-dire se mettre l’enseignement au premier niveau. C’est-à-dire considérer l’enseignement comme un pilier fondamental pour que la société puisse évoluer, la société puisse se reformer. Alors, ce qu’on doit améliorer d’abord, c’est le cadre d’enseignement, les infrastructures, le personnel, même le niveau des programmes. Parce que le programme actuellement, nous sommes en train d’appliquer des programmes qui ne sont pas adaptés à la réalité vitale. Donc il faut chercher à appliquer des programmes adaptés à la réalité vitale et appuyer ou encore amener l’enfant à étudier dans des bonnes conditions de vie, c’est-à-dire en payant les enseignants, en insistant beaucoup sur la morale de l’enfant et même recrutons les enseignants qui sont capables de transformer, de former et d’informer. On veut que l’enfant soit celui qu’on voudrait avoir, c’est-à-dire un cadre idéal dans le futur. »

Aux écoles et aux éducateurs du Sud-Kivu, il recommande de maintenir leurs efforts malgré les difficultés du contexte. À Bukavu, il appelle l’ensemble des acteurs du secteur à réfléchir davantage aux moyens de former une nouvelle génération capable d’assumer des responsabilités.

« Bien, en général aux provinces du Sud-Kivu, je demanderais aux éducateurs de tenir fort, de ne pas lâcher. Quels que soient les moments difficiles, le contexte non approprié, mais ils doivent toujours continuer à former, continuer à informer et continuer à insister pour que la vie de l’enfant soit au premier plan, et la vie. Ici à Bukavu, je demanderais à tous les acteurs dans l’éducation de réfléchir jour pour jour, afin de chercher comment on peut réussir à atteindre l’objectif, celui de faire des cadres de demain à partir de l’enseignement, à partir de l’éducation, qui sont responsables, qui doivent assumer des responsabilités conséquentes selon les domaines qu’ils ont appris à l’école. »

Cette prise de position intervient dans un contexte où la qualité de l’enseignement et les performances scolaires restent au cœur des préoccupations dans plusieurs établissements du Sud-Kivu. Pour le Complexe scolaire BRAIN, l’enjeu est désormais de consolider ses acquis, particulièrement dans l’option pédagogique, tout en améliorant les conditions générales d’apprentissage.

Lutala Matandiko Grâce

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