
Trois cents ménages en situation de vulnérabilité, particulièrement affectés par les violences basées sur le genre, viennent de bénéficier d’une assistance en cash dans la cité de Kamanyola, dans la zone de santé de Nyangezi. L’appui, accompagné de téléphones destinés à faciliter la communication avec les bénéficiaires, est mis en œuvre par l’ONG nationale Santé et Développement (SAD).
Cette assistance vise notamment à renforcer l’autonomie économique des ménages et à permettre aux femmes victimes de violences basées sur le genre de mieux faire face aux conséquences économiques et sociales de la crise.
Selon Dr Isanda Isalimya Pontife, chef des programmes au sein de SAD, cette intervention entend contribuer, tant soit peu, au relèvement économique des femmes survivantes des violences basées sur le genre.
« Cette assistance vise à contribuer tant soit peu au relèvement économique des femmes victimes des violences basées sur le genre en cette période de crise », explique-t-il au journal humanitaire Habari za Mahali.
Pour Olivier Kabarati Amani, médecin-chef de la zone de santé de Nyangezi, les bénéficiaires ont été sélectionnées en fonction de plusieurs critères de vulnérabilité.
L’assistance cible en priorité les femmes survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre, les femmes sans revenus, ainsi que celles vivant dans des conditions d’hébergement précaires et n’ayant pas accès aux biens essentiels.
Dans un contexte où les violences et les déplacements fragilisent davantage les moyens de subsistance des ménages, l’aide en espèces permet aux familles bénéficiaires de disposer d’une certaine marge de décision pour répondre à leurs besoins prioritaires.
L’intervention s’inscrit dans le cadre du projet Together, financé par le gouvernement allemand à travers l’ONG internationale Diakonia et mis en œuvre à Kamanyola depuis juin dernier par l’organisation nationale Santé et Développement.
Le projet intervient dans trois aires de santé et prévoit également un accompagnement psychosocial ainsi qu’une orientation adaptée pour les victimes de violences.
La remise de téléphones aux bénéficiaires constitue, par ailleurs, un moyen de maintenir la communication avec les personnes accompagnées et de faciliter l
eur accès aux différents services d’assistance et d’orientation.
Pour les acteurs impliqués, l’assistance ne représente donc pas uniquement un soutien financier ponctuel. Elle s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la capacité des ménages vulnérables à faire face aux conséquences de la une crise et à retrouver progressivement leur autonomie.
A Kamanyola, où les femmes victimes de violences font face à des vulnérabilités multiples, l’enjeu demeure de leur permettre de retrouver des moyens de subsistance, d’accéder aux services essentiels et de reconstruire leur vie dans la dignité.
