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La rentrée scolaire évolue progressivement dans plusieurs établissements de Bukavu, où les effectifs d’élèves commencent à retrouver leur rythme habituel après une première semaine marquée par des absences. Les difficultés financières de certains parents, notamment l’achat des fournitures et des uniformes, figurent parmi les principales raisons évoquées pour expliquer ce retard.

Selon Amang Bishamamba, intervenant dans le secteur éducatif, la reprise des cours s’effectue progressivement après une première semaine jugée timide.

« Progressivement, l’engouement est en train d’être au rendez-vous puisque la semaine passée, c’était légèrement timide, mais cette deuxième semaine de cours, des élèves commencent à reprendre de manière générale le rythme de l’année passée », a-t-il expliqué.

Interrogé sur les principales causes des absences, il évoque notamment les difficultés matérielles rencontrées par plusieurs familles.

« Nombreux d’entre eux avaient des difficultés liées aux fournitures. Nombreux n’avaient pas encore trouvé des fournitures, des uniformes, des moyens pour qu’ils aient des uniformes et reprendre au courant de cette semaine. La première semaine était timide, mais pour cette deuxième semaine, nous sommes déjà à 90% d’élèves », a-t-il déclaré.

Pour cet intervenant, les difficultés économiques constituent également une explication importante au retard observé chez certains élèves. « En grande partie oui. En grande partie, ce retard était dû aux difficultés financières que les parents rencontraient », a-t-il affirmé, estimant que les contraintes économiques pèsent directement sur la capacité des familles à préparer la rentrée.

De son côté, Roger Kyalumba Espoir, préfet des études au complexe scolaire La Charité, estime que le calendrier scolaire a connu certaines perturbations ayant également influencé la reprise.

« Bon! Vous souhaitez bel et bien. Le calendrier scolaire connaît certaines perturbations d’après le gouvernement de Kinshasa. On avait annoncé une rentrée qui devait commencer le 07/09 et puis il y a eu une autre révision qui prévoyait le 08, ça tombe mardi. Ça a essayé un peu de perturber, quand même, la psychologie des enfants », a-t-il expliqué.

Le responsable souligne toutefois les efforts de l’établissement pour suivre l’évolution des effectifs.

« Nous avons accueilli beaucoup de nos élèves et nous avons essayé un peu de suivre le mouvement évolutif des effectifs et aujourd’hui nous sommes autour de 525 à la deuxième semaine », a-t-il indiqué.

Selon Roger Kyalumba Espoir, les difficultés économiques demeurent au cœur des préoccupations des familles.

« Les raisons sont multiples et elles sont d’abord économiques. Vous savez, plusieurs parents ont des boulots, mais du coup ils sont au chômage. Préparer la rentrée effective nécessite aussi de préparer les fournitures », a-t-il déclaré, ajoutant que l’établissement espère voir davantage d’enfants rejoindre les salles de classe dans les prochains jours.

Des perspectives d’effectifs en hausse

Le préfet des études se montre néanmoins optimiste quant à l’évolution des inscriptions.

« Pour le rapport concernant les effectifs, pour moi, on ne mitonne pas l’année passée. On a fini ça fait de cela trois ans. D’ailleurs, l’effectif de 434 élèves, c’était les finalistes parce que j’avais quand même 162 candidats, donc l’effectif moyen c’est 500 », a-t-il expliqué.

Il dit également espérer une croissance des effectifs à moyen terme. « Je m’entends d’atteindre 1.000 élèves. Ce qui est intéressant, c’est que ça serait l’idéal, si la croissance grandit », a-t-il poursuivi, appelant les parents à faire confiance à l’établissement, notamment au regard des résultats obtenus aux épreuves certificatives et aux examens d’État.

L’établissement affirme enfin vouloir renforcer progressivement son offre de formation, notamment à travers l’ouverture de nouvelles sections techniques. Parmi les perspectives évoquées figurent des formations liées à l’électricité et à d’autres filières techniques, sous réserve des moyens nécessaires.

La rentrée scolaire à Bukavu reste ainsi marquée par un double mouvement : une reprise progressive de la fréquentation des salles de classe et des difficultés économiques qui continuent de retarder certains élèves. Les responsables scolaires espèrent une augmentation des effectifs au fil des prochaines semaines.

Matandiko Grâce, stagiaire

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