
Près de 5.700 personnes déplacées vivent dans des conditions difficiles à Mabingu, dans les territoires de Kalehe et de Kabare, au Sud-Kivu, confrontées notamment au manque de nourriture, d’eau potable, de soins et d’abris. Elles appellent les autorités et les humanitaires à une intervention urgente.
De nouveaux déplacements de populations sont signalés dans les territoires de Kalehe et de Kabare, dans la province du Sud-Kivu, sur fond de persistance de l’insécurité et de vulnérabilité des communautés.
À Mabingu, près de 5.700 personnes déplacées auraient trouvé refuge dans des conditions jugées particulièrement préoccupantes. Plusieurs familles déclarent manquer de nourriture et d’eau potable, tandis que l’accès aux soins de santé demeure difficile.
La situation est également compliquée par l’insuffisance des abris. Des familles déplacées vivent dans des conditions précaires, avec des moyens limités pour répondre à leurs besoins essentiels.
Face à cette situation, les déplacés lancent un appel aux autorités congolaises ainsi qu’aux organisations humanitaires. Ils sollicitent notamment une assistance alimentaire, l’accès à l’eau potable, aux soins de santé et à des abris adaptés.
La situation des enfants inquiète également les familles. Plusieurs d’entre eux peinent à reprendre le chemin de l’école, alors que les déplacements et les difficultés économiques perturbent leur scolarité.
Parmi les déplacés figure Abumugicha Serungendo Jean de Dieu, qui témoigne de la situation vécue par les familles installées à Mabingu. Son témoignage met en lumière les difficultés auxquelles ces populations sont confrontées au quotidien.
Ces nouveaux déplacements viennent ainsi accroître la pression sur les communautés d’accueil et les dispositifs d’assistance dans cette partie du Sud-Kivu. Une réponse rapide des autorités et des acteurs humanitaires est réclamée afin d’éviter une aggravation des conditions de vie des familles déplacées.
Dans cette zone du Sud-Kivu, l’urgence humanitaire reste donc particulièrement préoccupante, alors que les besoins des populations déplacées continuent de s’accumuler.
La Rédaction
