
Alors que plusieurs initiatives diplomatiques tentent de mettre fin à la crise dans l’est de la République démocratique du Congo, l’Union africaine est appelée à jouer un rôle de rapprochement entre les différentes parties au conflit, selon le chercheur Augustin Kasengi.
Plusieurs démarches diplomatiques sont actuellement engagées pour tenter de trouver une issue à la crise sécuritaire persistante dans l’est de la RDC. Dans ce contexte, le rôle de l’Union africaine est particulièrement attendu pour faciliter le dialogue entre les protagonistes.
Pour le chercheur Augustin Kasengi, l’efficacité de cette implication dépendra notamment de la capacité du panel des facilitateurs à comprendre les intérêts des différents acteurs engagés dans le conflit.
« Le panel des facilitateurs doit comprendre les intérêts de chaque acteur et éviter toute concurrence avec les autres processus de paix », estime-t-il.
Selon cet analyste, la coordination entre les différentes initiatives diplomatiques apparaît ainsi essentielle pour éviter la multiplication des démarches parallèles susceptibles de compliquer les efforts de médiation.
Le respect du cessez-le-feu constitue, à ses yeux, un premier test concret de l’efficacité de cette médiation africaine. « Le respect du cessez-le-feu et l’ouverture d’un couloir humanitaire seront des premiers indicateurs de l’efficacité de cette médiation », souligne Augustin Kasengi.
L’ouverture d’un couloir humanitaire permettrait notamment de faciliter l’accès des populations affectées par les combats à l’aide d’urgence, alors que la crise dans l’est de la RDC continue de provoquer d’importants déplacements de populations.
Pour l’analyste, la capacité de l’Union africaine à rapprocher les positions et à accompagner des engagements concrets pourrait donc être déterminante dans la recherche d’une issue politique à la crise. La médiation devra toutefois s’inscrire en complément des autres processus engagés, plutôt que de les concurrencer.
À terme, le respect des engagements sur le terrain, notamment le cessez-le-feu et l’accès humanitaire, devrait permettre de mesurer la portée réelle de cette nouvelle dynamique diplomatique.
La Rédaction
