
La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), coordination provinciale du Sud-Kivu, appelle au rapatriement rapide des réfugiés congolais installés au Burundi après la mort d’un enfant de huit ans lors d’une manifestation dans le camp de Busoma.
L’organisation demande également l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités. Elle sollicite enfin l’indemnisation de la famille de la victime et appelle à des mesures urgentes pour apaiser les tensions.
La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), coordination provinciale du Sud-Kivu, a exigé jeudi le rapatriement des réfugiés congolais vivant au camp de Busoma, au Burundi, ainsi que l’ouverture d’une enquête après la mort d’un enfant de huit ans lors d’une manifestation survenue mercredi.
Selon cette organisation, l’enfant est décédé au cours d’échauffourées ayant opposé des réfugiés congolais aux services de sécurité burundais. La NSCC fait également état de trois blessés, dont certains dans un état critique, ainsi que de plusieurs arrestations.
D’après les informations recueillies par la NSCC, les manifestants dénonçaient des irrégularités dans la distribution des rations alimentaires et la sélection des bénéficiaires du prochain rapatriement vers la République démocratique du Congo.
Les réfugiés affirment qu’une liste des personnes devant être rapatriées a été publiée, mais qu’elle comporterait notamment les noms de personnes déjà retournées en RDC, une situation qui aurait alimenté la colère dans le camp.
La NSCC indique que la tension reste vive au camp de Busoma. Elle appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête indépendante, à indemniser la famille de l’enfant décédé et à accélérer le processus de rapatriement des réfugiés congolais.
« La tension est là. On a ouvert le feu et, comme bilan, un enfant de huit ans est décédé. Il y a trois personnes blessées dans un état critique et plusieurs arrestations. Il faut une intervention urgente, indemniser la famille de la victime et renforcer les dispositions pour un rapatriement rapide des réfugiés », a déclaré Mafikiri Mashimango, coordinateur provincial de la Nouvelle Société civile congolaise au Sud-Kivu.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités burundaises ni des organismes en charge de la gestion des réfugiés n’était disponible concernant les circonstances de ces incidents et les revendications formulées par les manifestants.
