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La province de l’Ituri renforce son dispositif de lutte contre la maladie à virus Ebola avec 60 Points d’Entrée et Points de Contrôle déjà opérationnels. Déployés sur les principaux axes de circulation, ces postes visent à détecter précocement les cas suspects, protéger les voyageurs et freiner la propagation de l’épidémie.

La riposte contre Ebola en Ituri franchit une nouvelle étape avec la mise en service de 60 Points d’Entrée (PoE) et Points de Contrôle (PoC), sur les 81 prévus dans la province. Ce réseau de surveillance sanitaire est installé sur les principaux corridors de mobilité afin de renforcer le contrôle des voyageurs et de limiter les risques de propagation du virus, a indiqué le Programme national de l’Hygiène aux frontières (PHF).

Présentant le dispositif lors d’une conférence de presse, le coordonnateur provincial du PHF, le Dr Théophile Ponde, a expliqué que ces sites constituent un pilier de la stratégie de prévention. Les équipes déployées y assurent le contrôle sanitaire des voyageurs, le dépistage des personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola, la sensibilisation aux mesures de prévention ainsi que la notification rapide des alertes aux autorités sanitaires.

Selon le responsable provincial, l’objectif est de contrôler l’ensemble des voyageurs empruntant les points de passage, de dépister plus de 95 % des personnes en transit et de maintenir un faible taux de refus grâce à l’implication des communautés. Les cas suspects sont orientés vers les Centres de traitement Ebola, tandis que les données collectées alimentent le système national de surveillance épidémiologique.

Pour soutenir cette stratégie, la riposte prévoit notamment l’installation de 162 cabanes de contrôle sanitaire et autant de stations de lavage des mains. Le dispositif sera également doté de 600 kits de prévention et de protection individuelle, de 162 tablettes destinées à la collecte électronique des données, d’équipements informatiques, de supports de communication ainsi que d’ambulances et de véhicules de supervision.

Les autorités sanitaires reconnaissent toutefois que plusieurs obstacles continuent de freiner les opérations. Elles citent notamment la présence de nombreux points de passage informels, l’insécurité dans certaines zones, les difficultés logistiques, le manque de personnel qualifié et l’insuffisance des infrastructures nécessaires au déploiement efficace des équipes.

Le PHF appelle enfin les populations à poursuivre leur collaboration avec les agents de santé déployés aux Points d’Entrée et de Contrôle. Selon ses responsables, ces mesures ne visent pas à restreindre les déplacements, mais à protéger les voyageurs et les communautés. Conformément au Règlement sanitaire international (RSI 2005), ces postes constituent la première ligne de défense contre la propagation transfrontalière des maladies et jouent un rôle déterminant dans la détection précoce des menaces sanitaires.

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