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Au moins 60 chambres de prière sont actuellement en activité dans plusieurs villages du groupement de Burhale, en territoire de Walungu, au Sud-Kivu, selon la société civile locale. L’organisation affirme que cette multiplication est favorisée par les difficultés d’accès aux soins de santé et met en garde contre ses conséquences sur la cohésion sociale et les activités économiques.

La Société civile sous noyau du groupement de Burhale a lancé cette alerte à la presse le jeudi 6 août 2026. Elle estime que ces chambres de prière se sont fortement multipliées depuis le début de l’année et attirent quotidiennement un nombre croissant de fidèles.

Selon cette structure citoyenne, plusieurs responsables de ces chambres présentent leurs activités comme une réponse aux maladies, aux conflits familiaux et à d’autres difficultés auxquelles la population est confrontée.

Pour la société civile, cette situation s’explique notamment par les difficultés d’accès à des soins de santé de qualité dans cette partie du territoire de Walungu.

Cette structure affirme également que cette prolifération a des répercussions sur la vie communautaire. Elle évoque la propagation de fausses prophéties, des tensions entre certaines chambres de prière ainsi qu’un désengagement de nombreux habitants des travaux agricoles, principale source de revenus de plusieurs ménages.

Interrogé sur cette situation, un analyste local décrit un phénomène qui, selon lui, prend de l’ampleur dans presque tous les villages du groupement.

« Chaque village ici, en groupement de Burale, compte au moins plus de deux chambres de prière. On a pu constater qu’il y a même de ces églises commencent à se plaindre les uns contre les autres. Les chambres de prière créent beaucoup de problèmes. Tout d’abord, ces chambres hébergent les gens du matin au soir. C’est parce qu’avec le coût des soins médicaux ici en groupement de Burale, nombreux ont du mal à se rendre en structure sanitaire pour se faire soigner. D’autre part contre, avec leurs conflits au village, ils descendent dans les chambres de prière pour qu’ils reçoivent des prophéties. Et quand ils y rentrent, on sent que les divisions, des bagarres. Nous demandons que les ONG, les agences humanitaires puissent nous venir en aide. »

La société civile appelle ainsi les autorités, les organisations humanitaires et les partenaires du secteur de la santé à renforcer l’accès aux soins médicaux et à sensibiliser les communautés.

Selon elle, une amélioration des services de santé contribuerait à réduire le recours à ces structures informelles, tout en préservant la cohésion sociale et les activités agricoles dans le groupement de Burhale.

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