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Dans le cadre du projet « Communication sur les Risques et l’Engagement Communautaire, Surveillance à base Communautaire dans la réponse à la MVE et continuité des soins », quarante-cinq membres des Equipes Cadres ont participé à une session de formation pendant trois jours à l’hôtel Mont Kahuzi, à Bukavu.

Organisée par la Division Provinciale de la Santé (DPS) avec l’appui technique de l’Observatoire des Droits Humains (ODH) et le financement de l’UNICEF, cette formation concerne les zones de santé de Nyantende, Nyangezi, Kalehe, Idjwi, Minova, Ibanda, Kadutu, Bagira et Uvira.

Une préparation face à une menace grandissante

Cette initiative s’inscrit dans un contexte d’alerte. Depuis sa déclaration le 15 mai 2026 en Ituri, l’épidémie d’Ebola s’est étendue au Nord-Kivu et menace le Sud-Kivu, favorisée par les mouvements de populations, les conflits et la porosité des frontières.

L’objectif général est de réduire la morbi-mortalité liée au virus à travers une meilleure préparation des acteurs de terrain.
De manière spécifique, il s’agit de renforcer la surveillance à base communautaire, le suivi des contacts, la prévention et le contrôle des infections (PCI) ainsi que la prise en charge des cas.

Intervenant lors de la session, Jean-Claude Kulondwa, Chef de Bureau d’Hygiène et d’Assainissement à la DPS et Président du Pilier PCI dans la riposte, a insisté sur le rôle de modèle que doit jouer chaque responsable.

« La prévention des infections ne concerne pas uniquement les prestataires. Le responsable doit d’abord être exemplaire. Il ne peut exiger des normes qu’il n’applique pas lui-même », a-t-il souligné.

Il a rappelé que les ECZS ont pour mission de diffuser les directives, d’assurer la supervision des structures de soins et de veiller au respect des précautions standards : hygiène des mains, port des équipements de protection, sécurité des injections, gestion des déchets et stérilisation du matériel.

« Quand les bonnes pratiques de PCI sont appliquées, la communauté fait davantage confiance aux services de santé. La qualité des soins s’améliore automatiquement », a-t-il conclu, plaidant pour un leadership communicatif qui valorise les bonnes pratiques plutôt que de se limiter à la sanction.

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