
Alors que les premières pluies sont signalées dans plusieurs zones du Sud-Kivu, des spécialistes recommandent aux agriculteurs de rester prudents avant de lancer les semis. Une pluie isolée ne suffit pas nécessairement à confirmer l’installation durable de la saison pluvieuse.
En pleine saison culturale A, les agriculteurs du Sud-Kivu commencent à préparer leurs champs. Le calendrier agricole de la province situe traditionnellement les premières opérations de semis autour de septembre, notamment pour le haricot, le maïs, le soja, le sorgho et certaines autres cultures.
Mais la régularité des précipitations reste un facteur déterminant. Une étude consacrée aux calendriers agricoles du Sud-Kivu souligne notamment les changements dans la répartition des pluies et recommande, dans certaines zones, d’adapter les périodes de plantation aux nouvelles conditions climatiques.
« Une pluie isolée ne suffit pas à confirmer l’installation de la saison pluvieuse. Il est important que les agriculteurs observent l’humidité du sol et la régularité des précipitations avant de procéder aux semis. Cela permet d’éviter que les semences ne soient exposées à un nouveau déficit hydrique après leur mise en terre. », explique l’analyste du secteur agricole.
D’autres spécialistes du climat agricole recommandent également de tenir compte des différences entre les territoires. Les conditions pluviométriques peuvent varier fortement d’une zone à une autre en raison notamment du relief et des microclimats.
Une étude sur le Sud-Kivu relève ainsi d’importantes fluctuations des précipitations entre les différentes zones agroécologiques.
Cette prudence intervient alors que des informations météorologiques récentes font état d’une reprise tardive des pluies dans l’Est de la RDC au cours de la deuxième moitié de septembre. Certaines zones du Kivu ont déjà enregistré des faibles précipitations, selon des données relayées à partir des prévisions de la Mettelsat.
Dans plusieurs territoires, les agriculteurs restent toutefois confrontés à des situations différentes. Une récente observation de plusieurs médias rapporte notamment des problèmes liés à l’irrégularité des pluies dans certaines zones du Sud-Kivu, ainsi que des dégâts provoqués par les premières précipitations dans la plaine de la Ruzizi et à Idjwi.
Les spécialistes invitent ainsi les producteurs à privilégier une décision fondée sur plusieurs indicateurs : humidité suffisante du sol, répétition des pluies et prévisions météorologiques locales.
Cette précaution pourrait permettre de réduire les pertes de semences et de mieux adapter les travaux agricoles aux perturbations du calendrier pluviométrique.
Au Sud-Kivu, le retour des pluies constitue donc un signal encourageant pour les agriculteurs, mais leur régularité sera déterminante pour transformer les premières précipitations en véritable saison agricole.
