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Face à la menace de la Maladie à Virus Ebola (MVE), l’Observatoire des Droits Humains (ODH), avec l’appui financier de l’UNICEF, renforce les capacités des acteurs locaux. Des relais communautaires des zones de santé de Nyantende, Minova, Uvira, Idjwi, Nyangezi et Kalehe sont formés sur la surveillance à base communautaire (SBC) et la communication sur les risques et l’engagement communautaire (CREC), afin de contribuer à la détection, à l’alerte, à l’orientation et à la mobilisation communautaire face aux risques liés à la MVE.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Communication sur les risques et engagements communautaires, surveillance à base communautaire dans la réponse à la MVE et continuité des soins de santé dans les provinces de l’Ituri et du Sud-Kivu ».

L’objectif : préparer les communautés à détecter rapidement les alertes, lutter contre les rumeurs et agir efficacement en cas d’épidémie de Maladie à Virus Ebola (MVE).

Des relais communautaires au cœur de la riposte

Les relais communautaires sont proches des familles et connaissent bien les réalités de leurs communautés. Leur formation porte principalement sur deux aspects :

  1. La Surveillance à Base Communautaire (SBC) : apprendre à reconnaître certains signes de maladie, à signaler les décès inhabituels, les situations préoccupantes et les rumeurs, puis à transmettre rapidement l’information aux services de santé.
  2. La Communication sur les Risques et l’Engagement Communautaire (CREC) : savoir écouter les préoccupations des familles, échanger avec elles, donner des informations fiables et les orienter vers les services de santé lorsqu’elles en ont besoin.

Sur terrain, les relais pourront notamment faire des visites à domicile, organiser des causeries avec les communautés, écouter les préoccupations des familles et partager avec elles des informations utiles pour mieux se protéger contre les risques liés à la MVE.

Lutter contre l’infodémie et renforcer la confiance

Un accent particulier est mis sur la gestion des rumeurs et de la désinformation. Plutôt que de les ignorer, les relais apprennent à les documenter, les remonter et les remplacer par des informations vérifiées, dans la langue locale.

Cette approche vise à réduire la peur, l’anxiété, la stigmatisation et à renforcer la confiance, condition essentielle pour l’adhésion aux mesures de prévention comme la recherche des contacts, les enterrements dignes et sécurisés, la décontamination et la vaccination.

Une réponse qui écoute les communautés

La formation intègre le principe de redevabilité envers les personnes affectées (AAP). Les préoccupations, besoins et plaintes des communautés sont considérés comme des informations essentielles pour adapter la riposte et la rendre plus efficace.

« Une surveillance communautaire active, une communication fondée sur la confiance et des relais bien préparés renforcent la capacité collective à détecter rapidement les alertes et à agir de manière appropriée », souligne l’ODH.

À travers cette activité, mise en œuvre avec la facilitation de la Division Provinciale de la Santé (DPS), l’ODH et l’UNICEF investissent dans une préparation locale durable, pour une riposte plus proche des populations, fondée sur l’écoute, la confiance et la participation communautaire.

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