
Trente-cinq journalistes du Sud-Kivu ont entamé mercredi à Bukavu une formation sur la couverture médiatique de la maladie à virus Ebola, à l’initiative de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) avec l’appui de la Coopération suisse. L’atelier vise à renforcer les capacités des professionnels des médias afin de promouvoir une information scientifique et de lutter contre la désinformation liée à l’épidémie.
Selon les organisateurs, cette initiative intervient alors que l’épidémie d’Ebola, provoquée par la souche Bundibugyo, se poursuit dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. En l’absence d’un vaccin homologué contre cette souche, la riposte repose notamment sur le dépistage précoce, l’isolement des cas, le suivi des contacts et la sensibilisation des communautés.
Le chargé de communication à la Division provinciale de la santé du Sud-Kivu, Claude Bahizire, a indiqué que la province totalisait 28 jours sans nouveau cas après la guérison du dernier patient. Il a toutefois rappelé qu’un délai de 42 jours sans nouvelle infection est requis avant de pouvoir déclarer officiellement la fin de l’épidémie, conformément aux protocoles sanitaires internationaux.
Les autorités sanitaires estiment que le risque demeure en raison des mouvements de population entre le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l’Ituri, ainsi que de l’insécurité persistante dans certaines zones. Elles appellent les médias à relayer des informations fiables afin de limiter les rumeurs et d’encourager les comportements de prévention.
Au cours de cette formation, les journalistes sont notamment sensibilisés à l’importance du recours précoce aux structures de santé, du lavage régulier des mains et du respect des procédures d’inhumation sécurisée. Les organisateurs considèrent les médias comme des acteurs essentiels de la communication des risques et de l’engagement communautaire dans la lutte contre Ebola.
