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À Bukavu, les acteurs humanitaires sont appelés à être davantage soutenus, financés et outillés pour répondre efficacement aux besoins des populations touchées par les crises.

L’appel a été lancé par David Centwali coordonnateur de l’Organisation pour le développement social et culturel (CSD), lors de la commémoration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire.

Cette journée, célébrée chaque 19 août, a été marquée à Bukavu le 20 août par une activité organisée à l’Université évangélique en Afrique (UEA) par un consortium d’organisations humanitaires sous le leadership d’OCHA.

La rencontre a réuni plusieurs acteurs humanitaires autour d’une conférence consacrée aux enjeux de l’aide humanitaire. Des organisations ont également présenté leurs interventions en faveur des communautés à travers différents stands d’exposition.

Pour David, l’aide humanitaire joue un rôle important dans la promotion de la paix. Elle permet notamment d’assister les populations vulnérables et de renforcer leur capacité à faire face aux différentes crises qui affectent leurs communautés.

Le coordonnateur de la CSD estime que le renforcement des capacités des organisations humanitaires contribuerait à améliorer la qualité des interventions sur le terrain.

Il appelle également à un meilleur accompagnement des acteurs afin de leur permettre d’intervenir avec davantage d’efficacité et de proximité.

« Le message est clair, c’est aider la population périphérique, la partialité, l’équité, un amour total, ce dans le domaine humanitaire. Que la population aussi accompagne les humanitaires dans ce qu’ils sont en train de faire, que la population aussi aide les humanitaires à effectuer. »

Centwali pointe par ailleurs l’insécurité comme l’un des principaux obstacles à l’acheminement de l’aide dans certaines zones de la RDC. Il déplore aussi l’insuffisance des financements, alors que plusieurs organisations disposent de projets susceptibles de répondre aux besoins des populations.

« Le défi auquel nous faisons face, il y a d’abord l’insécurité, qui est notre problème majeur, surtout ici à République démocratique du Congo. Il y a des zones où il y a vraiment des besoins, où la population a tellement besoin, mais les humanitaires manquent la crédibilité d’y aller pour être utiles à la population de la place. Et dans ce souci, le manque de financement, parce qu’il y a beaucoup d’organisations qui ont des projets qui peuvent vraiment aider, mais il n’y a pas de financement. »

Il appelle enfin les acteurs humanitaires à placer l’intérêt des communautés au centre de leurs interventions, dans un esprit d’équité et de solidarité. Un plaidoyer qui intervient alors que les besoins humanitaires restent importants dans l’est de la RDC, où l’insécurité continue de compliquer l’accès de l’aide à certaines populations.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire rappelle ainsi que l’efficacité de l’assistance dépend autant des moyens disponibles que de la sécurité et de l’engagement collectif autour des communautés en situation de vulnérabilité.

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