
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) poursuit ses interventions humanitaires dans la cité de Kamanyola, au Sud-Kivu, où il a lancé une nouvelle opération de distribution de vivres en faveur des ménages touchés par les conséquences des conflits armés. Cette assistance vise à atténuer l’insécurité alimentaire qui frappe de nombreuses familles déplacées, retournées et hôtes, dont les conditions de vie se sont fortement détériorées à la suite de la crise sécuritaire.
Depuis plusieurs mois, les affrontements armés et les déplacements de populations ont profondément perturbé les activités économiques et agricoles dans cette partie du territoire de Walungu. De nombreux ménages ont perdu leurs récoltes, leurs revenus et leurs moyens de subsistance, tandis que la flambée des prix des denrées alimentaires réduit davantage leur capacité à satisfaire leurs besoins essentiels.
Pour répondre à cette situation, le PAM a distribué des vivres composés notamment de farine de maïs, de riz, de petits pois, d’huile végétale et de sel. Les quantités distribuées ont été adaptées à la taille des ménages afin de leur permettre de couvrir leurs besoins alimentaires les plus urgents.
Parmi les bénéficiaires, Mme Alliance Mastaki n’a pas caché sa satisfaction. Elle estime que cette assistance arrive à un moment où de nombreuses familles peinaient à se procurer un seul repas par jour.
« Nous remercions le PAM de nous avoir assistés avec des vivres composés de farine de maïs, de riz, de petits pois, d’huile et de sel. Nous traversons une période très difficile à Kamanyola à cause de la guerre. Cette aide nous redonne un peu d’espoir et soulage nos familles. Nous demandons également à d’autres organisations humanitaires de nous venir en aide, car nos besoins restent nombreux », a-t-elle déclaré.
Au-delà de la satisfaction exprimée, les bénéficiaires soulignent que cette assistance ne couvre qu’une partie de leurs besoins. Ils indiquent être confrontés à de multiples difficultés, notamment le manque de revenus, l’accès limité aux soins de santé, les difficultés de scolarisation des enfants, l’insuffisance d’eau potable et la perte de leurs moyens de subsistance.
Ils appellent ainsi les partenaires humanitaires à renforcer leur présence à Kamanyola en apportant des réponses multisectorielles, combinant assistance alimentaire, nutrition, santé, protection, eau, hygiène, assainissement et appui à la relance économique.
