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À moins d’un mois de la rentrée scolaire prévue le 1er septembre 2026, l’inquiétude gagne de nombreuses familles de la commune d’Ibanda, à Bukavu. Dans les marchés, les parents scrutent les prix, comparent les articles et calculent leurs maigres budgets. Pour beaucoup, préparer la rentrée est devenu un véritable parcours du combattant.

Dans plusieurs marchés de la commune d’Ibanda, les rayons se remplissent progressivement de cahiers, stylos, sacs à dos et uniformes scolaires. Les clients sont nombreux à s’y arrêter, mais rares sont ceux qui repartent avec des achats importants. Les regards passent d’un article à l’autre, les calculatrices des vendeurs s’activent, tandis que les discussions tournent presque toutes autour de la hausse des prix.

Debout devant une pile de cahiers, une mère de famille prend le temps de comparer les tarifs avant de reposer doucement les articles sur l’étalage. Le visage marqué par l’inquiétude, elle reconnaît que cette rentrée sera particulièrement difficile.

« Nous voulons offrir une bonne éducation à nos enfants, mais les moyens deviennent insuffisants. Chaque année, les fournitures coûtent plus cher et nos revenus restent les mêmes », confie-t-elle avant de quitter la librairie sans avoir effectué tous les achats prévus.

À quelques mètres de là, un père de famille serre dans ses mains une courte liste de fournitures. Il relit plusieurs fois les prix affichés avant de faire son choix. Faute de moyens, il décide de ne prendre que quelques cahiers.

« Je vais acheter petit à petit. Aujourd’hui, je commence par les cahiers. Les uniformes et les chaussures attendront si Dieu nous aide à trouver de l’argent », explique-t-il avec un léger sourire qui peine à masquer son inquiétude.

Au marché, les conversations entre parents se ressemblent. Une commerçante venue préparer la rentrée de ses trois enfants raconte qu’elle met de côté une partie de ses bénéfices depuis plusieurs mois. Malgré ces efforts, elle estime que le budget reste insuffisant.

« Nous faisons des sacrifices, mais les dépenses augmentent plus vite que nos économies. La rentrée approche et il manque encore beaucoup de choses », regrette-t-elle en ajustant le panier qu’elle tient à la main.

Plus loin, une mère de famille, accompagnée de son plus jeune enfant, observe les uniformes suspendus devant une boutique sans oser entrer. Elle redoute de ne pas pouvoir inscrire tous ses enfants dès le premier jour de la rentrée.

« C’est une situation qui fait mal à un parent. Nous voulons les voir tous reprendre le chemin de l’école, mais nous ne savons pas si ce sera possible », dit-elle d’une voix émue.

Le même sentiment est partagé par de nombreux habitants rencontrés dans la commune.

« Les prix augmentent presque chaque semaine », déplore un père de famille.

« Mon salaire ne suffit plus pour couvrir les besoins essentiels », ajoute un autre.

« Nous espérons un geste des autorités ou une baisse des prix », lance une mère.

« L’éducation ne devrait pas devenir un luxe », insiste un habitant.

« Nous faisons tout pour éviter que nos enfants abandonnent les études », affirme une autre mère.

« Malgré les difficultés, nous gardons l’espoir qu’ils reprendront tous les cours », conclut un parent rencontré devant une librairie.

À moins de quatre semaines de la rentrée scolaire, les visages préoccupés des parents dans les boutiques et les marchés d’Ibanda traduisent une réalité préoccupante. Entre volonté d’assurer l’avenir de leurs enfants et difficultés économiques persistantes, de nombreuses familles poursuivent une course contre la montre, avec l’espoir de voir chaque enfant retrouver son banc d’école dès le 1er septembre.

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