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Dialogue national : le Parlement Citoyen prend acte de la convocation du dialogue

Le Parlement Citoyen pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance (PCDBG-BR) dit prendre acte de la convocation d’un dialogue national annoncée par le président Félix Tshisekedi. Dans un communiqué publié samedi 18 juillet, l’organisation de défense des droits humains affirme soutenir cette démarche tout en rappelant que la justice demeure une condition essentielle à une paix durable.

KINSHASA – Le Parlement Citoyen pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance – Baraza la Raiya (PCDBG-BR/Asbl-DDH) a déclaré prendre acte de la convocation d’un dialogue national annoncée par le président de la République, Félix Tshisekedi, dans le but de renforcer l’unité nationale et de faire face aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.

Dans un communiqué rendu public samedi 18 juillet, l’organisation estime que cette initiative peut constituer une opportunité pour consolider la cohésion nationale. Elle souligne toutefois que tout processus de dialogue devra s’appuyer sur quatre principes fondamentaux : la justice, la vérité, la réparation des victimes et la garantie de non-répétition des crimes.

Le PCDBG-BR rappelle que la République démocratique du Congo demeure marquée par près de trois décennies de conflits, d’agressions, de massacres, de déplacements forcés de populations, de violences sexuelles, de recrutement d’enfants par des groupes armés et de pillages des ressources naturelles.

« Leur sacrifice impose à toute la Nation une responsabilité historique : celle de ne jamais transformer la recherche de la paix en mécanisme d’effacement des crimes internationaux », écrit le président national de l’organisation, Me Amani Lwamba Shadrack, dans le communiqué.

L’organisation réaffirme que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le génocide, les exécutions sommaires, les actes de torture ainsi que les pillages ne peuvent être amnistiés ni faire l’objet d’un compromis politique. Elle rappelle que la RDC est tenue par ses engagements internationaux, notamment le Statut de Rome, les Conventions de Genève, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que la Constitution.

Le Parlement Citoyen estime, en conséquence, qu’aucune personne ayant participé directement ou indirectement à des massacres, des assassinats, des violences sexuelles, des actes de torture ou à une rébellion menée avec le soutien d’une puissance étrangère ne devrait être exonérée de ses responsabilités dans le cadre d’un dialogue politique. Il précise que cette position vise à défendre la souveraineté nationale, les droits des victimes et la lutte contre l’impunité.

En conclusion, l’organisation appelle les Congolais au patriotisme et plaide pour l’émergence d’une gouvernance davantage tournée vers l’intérêt général. « La paix est un objectif national. Mais la paix sans justice est une paix fragile ; la réconciliation sans vérité est une illusion ; et le pardon sans responsabilité constitue une négation de la mémoire des victimes », conclut le communiqué signé à Kinshasa par Me Amani Lwamba Shadrack.

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