
L’École Technique du Journalisme (ETJ) veut consolider sa contribution à l’amélioration de la qualité de l’information au Sud-Kivu. Une réflexion réunissant formateurs et anciens étudiants a permis, mardi à Bukavu, de dresser le bilan de douze années de formation et d’identifier des pistes d’amélioration.
L’École Technique du Journalisme (ETJ), initiative de l’organisation Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits humains (JPDDH), entend renforcer son rôle dans le développement du secteur médiatique au Sud-Kivu. La réflexion, organisée dans le cadre d’un projet soutenu par le National Endowment for Democracy (NED), a porté sur l’apport de l’établissement à l’environnement journalistique provincial.
Depuis douze ans, l’ETJ forme des professionnels appelés à travailler dans un secteur marqué par des défis sécuritaires, économiques et technologiques. Selon Juvenal Mutakato, chargé de formation à l’ETJ, plusieurs générations de journalistes formées au sein de l’école participent aujourd’hui à la production et à la diffusion d’une information davantage fondée sur l’éthique professionnelle.

La rencontre a réuni des formateurs et d’anciens étudiants autour d’un bilan des douze années d’activités. Les participants ont partagé leurs expériences, tout en identifiant les difficultés rencontrées aussi bien par les apprenants que par les encadreurs au cours du processus de formation.
Les échanges ont également mis l’accent sur l’adaptation des contenus pédagogiques aux mutations du secteur. L’essor du numérique, l’évolution des pratiques journalistiques, la désinformation et les discours de haine constituent désormais des enjeux majeurs pour les professionnels des médias, ont relevé les participants.
Les témoignages des anciens étudiants ont, par ailleurs, permis de dégager plusieurs forces et faiblesses du dispositif de formation. Ces contributions doivent servir à formuler des recommandations pour améliorer les modules, renforcer l’encadrement et mieux préparer les prochaines promotions aux réalités du métier.

La rencontre, modérée par Angèle Kalulu, directrice de la radio Jambo FM, s’est déroulée en présence notamment de Gabriella Munkwa, coordinatrice de JPDDH. La méthodologie a combiné présentation, échanges participatifs et travaux en carrefour. Les organisateurs souhaitent également renforcer le réseau des anciens étudiants et des formateurs afin de favoriser les collaborations entre générations.
À travers cette démarche, l’ETJ entend ainsi inscrire sa formation dans les nouvelles exigences du journalisme et contribuer davantage à la protection des professionnels des médias, à la lutte contre la désinformation et les discours de haine au Nord et au Sud-Kivu. La réflexion ouvre désormais la voie à de nouvelles recommandations pour renforcer durablement la qualité du journalisme dans la région.
