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Deux enfants ont été brûlés et une importante superficie de reboisement communautaire a été détruite jeudi par un feu de brousse à Buhozi, dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Le sinistre a également causé la mort de plusieurs espèces animales, suscitant de nouvelles inquiétudes sur la dégradation de l’environnement en pleine saison sèche.

Deux enfants ont été surpris par les flammes alors qu’ils se trouvaient dans un champ familial à Buhozi. Brûlés au cours de l’incendie, ils ont été rapidement conduits dans une structure sanitaire pour recevoir des soins, selon des informations rapportées par la Nouvelle Dynamique de la Société civile de Mudusa.

Au-delà des victimes humaines, le feu a lourdement affecté la végétation. Une vaste étendue destinée au reboisement communautaire a été réduite en cendres, compromettant ainsi les efforts locaux de restauration des espaces dégradés et de protection des sols.

Le sinistre a également provoqué la disparition de plusieurs espèces animales prises au piège des flammes. Cette destruction de la faune et de la végétation risque d’accentuer la perte de biodiversité dans une zone déjà confrontée à diverses pressions sur les ressources naturelles.

Pour la Nouvelle Dynamique de la Société civile de Mudusa, cet incendie illustre les conséquences potentiellement graves des feux de brousse pendant la saison sèche. L’organisation alerte notamment sur la destruction de la couverture végétale, l’appauvrissement des sols et la perturbation des habitats naturels.

La structure citoyenne appelle les habitants à davantage de prudence lors des travaux agricoles et demande aux autorités et aux acteurs communautaires de renforcer la sensibilisation et la surveillance des espaces à risque. Elle plaide également pour une meilleure protection des initiatives locales de reboisement, essentielles à la restauration des écosystèmes.

À Buhozi, la destruction de ce reboisement communautaire rappelle ainsi que les feux de brousse ne menacent pas seulement les cultures et les habitations : ils peuvent aussi anéantir en quelques heures des années d’efforts consacrés à la protection de l’environnement.

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