
Précarité croissante, salaires insuffisants et droits bafoués. Journée internationale du travail célébrée du 1er mai, l’Intersyndicale provinciale du Sud-Kivu tire la sonnette d’alarme sur la situation des travailleurs dans la province. Réunie dans ses bureaux situés à l’UNTC, elle a appelé à l’unité et à l’application effective des droits des travailleurs.
Sa présidente, Civava Kwinja Ghislaine, a insisté sur la nécessité de renforcer la solidarité entre travailleurs face aux défis socio-économiques actuels.
Cette année, la célébration se déroule sous le thème national « Unis et solidaires pour la résilience en République démocratique du Congo » et le thème international « Travailler dans la dignité, défendre la justice sociale, préserver la nation ».
« Le 1er mai est le symbole de notre capacité à surmonter les défis ensemble. Unis, nous défendrons notre patrimoine commun : protégeons la planète, créons des emplois et assurons l’égalité des chances pour tous », a déclaré Civava Kwinja Ghislaine.
Dans son mot de circonstance, l’Intersyndicale provinciale du Sud-Kivu déplore une régression des conditions de travail depuis 1960. Les guerres à répétition, l’instabilité politique et la mauvaise gouvernance ont entraîné la fermeture de nombreuses entreprises, la destruction des infrastructures, la dépréciation du franc congolais et l’effondrement du pouvoir d’achat.
« Les salaires de misère démotivent de nombreux travailleurs et fonctionnaires. Au Sud-Kivu, l’avenir professionnel reste incertain », a-t-elle martelé.
L’organisation syndicale réclame une amélioration urgente des conditions socio-économiques des travailleurs et dénonce les écarts de rémunération dans la fonction publique. « Certains hauts fonctionnaires perçoivent des sommes très élevées par rapport à d’autres catégories. C’est une injustice sociale que nous dénonçons depuis longtemps », insiste la présidente.
Elle alerte également sur le musellement de la liberté syndicale dans certaines entreprises, en violation de la Convention n°87 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et du Code du travail congolais.
L’Intersyndicale du Sud-Kivu appelle par ailleurs les employeurs à appliquer sans délai le décret-loi n°25/21 et le décret n°25/22 du 30 mai 2025. Ces textes fixent le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) à 21 500 francs congolais par jour pour un manœuvre ordinaire, une mesure en vigueur depuis janvier 2026.
Cependant, l’action syndicale reste fragilisée par la fermeture de plusieurs entreprises pour des raisons sécuritaires, ainsi que par la paralysie du secteur bancaire observée depuis février 2025.
Enfin, l’Intersyndicale provinciale du Sud-Kivu a exprimé sa compassion envers les travailleurs et les habitants des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu victimes des conflits armés. Elle exhorte toutes les parties à privilégier le dialogue : « Accélérez le processus et mettez fin à cette guerre pour le bien de la population congolaise ».
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