

Face à l’aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire au Sud-Kivu, plusieurs organisations communautaires multiplient les initiatives pour promouvoir le respect des droits des femmes et lutter contre les violences basées sur le genre.
Dans le territoire de Kalehe et dans d’autres zones affectées par les conflits armés, les acteurs locaux appellent à une mobilisation collective pour protéger les femmes et les jeunes filles, particulièrement exposées aux abus pendant cette période d’insécurité.
C’est dans ce cadre que l’Association Muzere Bwachere intensifie ses activités de sensibilisation auprès des communautés à Ihusi. Selon M. Godelive Chituli, responsable de cette structure, ces campagnes visent à combattre les violences basées sur le genre, les mariages forcés, les agressions sexuelles ainsi que d’autres formes d’atteintes aux droits fondamentaux des femmes.
Il explique que de nombreuses femmes, surtout en milieu rural, ignorent encore leurs droits et restent victimes de discriminations souvent justifiées par certaines pratiques coutumières.
« Nous nous sensibilisons pour le respect des droits de la femme parce qu’il y a certaines femmes qui ignorent leurs droits et elles sont méprisées sans le savoir. Les gens pensent qu’ils peuvent piétiner les droits de la femme. Pourtant, la femme aussi doit jouir pleinement de ses droits », affirme-t-il.
Pour atteindre les communautés, l’association organise des campagnes de sensibilisation, des dialogues communautaires ainsi que des activités génératrices de revenus autour de l’agriculture, de l’élevage et du petit commerce. Ces espaces servent également à informer les femmes sur leurs droits et à encourager leur autonomisation.
Outre la sensibilisation, l’organisation assure aussi un accompagnement psychosocial des femmes victimes de violences et des formations sur les droits humains afin de renforcer leur capacité de résilience face aux conséquences des conflits.
De son côté, Monique Cirimwami, coordinatrice de la Dynamique des Femmes Engagées pour le Développement (DYFED), estime que les leaders communautaires et les organisations humanitaires doivent redoubler d’efforts pour protéger les femmes affectées par la crise humanitaire au Sud-Kivu.
Elle souligne que plusieurs femmes et jeunes filles vivent aujourd’hui dans des conditions précaires, marquées par les violences, les discriminations et le manque d’accès aux soins, à l’éducation et aux moyens de subsistance.
Pour elle, les leaders communautaires ont un rôle clé à jouer dans la sensibilisation de la population afin de prévenir les violences faites aux femmes et promouvoir le respect de leurs droits.
Elle recommande également aux ONG de renforcer les mécanismes de protection des survivantes, notamment à travers l’accompagnement psychosocial, les formations professionnelles et les activités génératrices de revenus destinées aux femmes touchées par la crise. Elle plaide enfin pour la création d’espaces sûrs permettant aux femmes et aux jeunes filles d’accéder à une prise en charge médicale et psychologique adaptée.
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