
LE SABOTAGE ÉCONOMIQUE DU RÉGIME DE KINSHASA ENDIGUÉ PAR L’AFC/M23 : VERS UNE AUTONOMIE FINANCIÈRE DES TERRITOIRES LIBÉRÉS
Depuis dix mois, les territoires libérés de l’Est de la République démocratique du Congo se sont transformés en un véritable laboratoire de résilience économique. Privées de banques, d’aéroports et de circuits financiers officiels, les populations y ont développé un modèle inédit d’économie communautaire, prouvant qu’un peuple déterminé peut survivre et prospérer même face à un blocus économique orchestré depuis Kinshasa.
La décision du régime de Kinshasa de fermer les établissements bancaires, de bloquer les flux monétaires et de priver les citoyens de l’accès à leurs épargnes constitue non seulement une violation grave des droits économiques, mais également un crime de guerre à dimension financière. Ce sabotage délibéré visait à asphyxier la vie économique des zones sous contrôle de l’AFC/M23, dans l’espoir de fragiliser leur gouvernance émergente.
Or, l’effet inverse s’est produit : une renaissance économique endogène est en cours.
L’AFC/M23 ET LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE DE TERRAIN
Face à cette guerre financière, l’AFC/M23 a initié un cadre institutionnel inédit pour stabiliser les échanges et protéger la population. Sous l’impulsion du gouverneur Bahati Musanga, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), le Département des Finances, les Services de Sécurité et le Gouvernorat du Nord-Kivu ont décidé de la tenue de réunions économiques trimestrielles. Objectif : harmoniser la fiscalité locale, stimuler la production intérieure et contrecarrer les effets du sabotage économique imposé par Kinshasa.
La FEC du Nord-Kivu, basée à Goma, a salué cette initiative, soulignant que les mesures d’encadrement et de rationalisation économique prises par les autorités locales constituent un tournant majeur vers une économie régulée, inclusive et résiliente.
L’AUTORITÉ DE RÉGULATION (AREFA) : LE PILIER DU NOUVEL ORDRE MONÉTAIRE LOCAL
Créée en avril 2025, l’Autorité de Régulation du Secteur Économique, Financier et des Assurances (AREFA) incarne désormais le cœur du nouveau dispositif de contrôle monétaire. Son Directeur général, Cédric Fiema, pilote une politique financière orientée vers la transparence, la stabilité du franc congolais et la digitalisation des paiements.
« Une nouvelle politique monétaire se dessine », affirme-t-il.
Selon Fiema, une plateforme de paiement électronique souveraine est en cours de déploiement. Elle permettra aux citoyens d’envoyer, de recevoir et d’épargner leur argent sans dépendre des grands opérateurs monétaires privés ou publics liés à Kinshasa. Ce système vise à neutraliser la dépendance en devises, à bloquer la spéculation sur le taux de change et à sécuriser les transactions.
UNE POLITIQUE DE STABILISATION ET DE RÉINDUSTRIALISATION
L’AREFA a également lancé une campagne de structuration des prix en partenariat avec les commerçants et les associations locales. Cette mesure d’encadrement vise à protéger le pouvoir d’achat en fixant des prix de référence sur les produits essentiels, basés sur la réalité du marché et non sur la spéculation.
Les priorités de la nouvelle gouvernance économique sont claires :
- Stabiliser le taux de change par une régulation stricte des flux monétaires et du marché des devises ;
- Refinancer l’économie réelle, en soutenant les institutions de microfinance (IMF), les banques locales et les acteurs productifs ;
- Stimuler la production locale, afin de réduire la dépendance aux importations et renforcer l’autosuffisance régionale ;
- Encourager l’innovation financière, en développant des outils numériques de paiement et d’épargne autonomes.
UNE RÉPONSE STRATÉGIQUE À L’ÉCHEC DU MODÈLE KINOIS
Là où Kinshasa imprime des billets sans production réelle, créant inflation et instabilité, l’AFC/M23 instaure une logique de production adossée à la valeur réelle et une discipline budgétaire inspirée des principes macroéconomiques modernes.
Ce basculement marque la fin de la centralisation économique abusive et l’émergence d’un modèle régional de souveraineté monétaire et productive.
Ainsi, le régime de Kinshasa, incapable d’assurer une gouvernance économique inclusive, se voit battu sur son propre terrain : celui de la gestion publique et du développement. L’Est du Congo démontre qu’une autre voie est possible celle d’une économie fondée sur la rigueur, la transparence et la résilience.
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