0 4 minutes 6 mois

La soirée du mercredi 17 septembre 2025 a été marquée par de violents affrontements à Mwenga-centre, chef-lieu du territoire de Mwenga, entre deux factions rivales de Wazalendo. Un bilan provisoire fait état d’au moins trois morts et deux blessés graves, selon des sources locales concordantes. Plusieurs civils ont été atteints par des balles perdues et le quartier général du général autoproclamé Nyakiliba a été incendié au cours des combats.

Depuis l’aube de ce jeudi 18 septembre, de fortes détonations d’armes lourdes continuent de retentir dans la cité, plongeant la population dans une peur généralisée. Les activités scolaires et commerciales sont totalement paralysées, tandis que les habitants craignent une escalade des violences. « Nous ne pouvons plus sortir, tout est fermé, même les enfants ne vont pas à l’école », témoigne une mère de famille jointe par téléphone.

Les affrontements opposent les hommes fidèles au général Malaika à ceux du général Nyakiliba, chacun cherchant à s’imposer dans cette localité stratégique du territoire de Mwenga. Plusieurs sources indiquent que les partisans de Malaika bénéficieraient du soutien du groupe armé Foka Maïke, ce qui a renforcé leur position sur le terrain.

À l’origine de la confrontation se trouve le démantèlement des barrières érigées sur la route nationale numéro 2 par les troupes de Nyakiliba. Ces points de contrôle constituaient une source de revenus pour son camp. Leur suppression par les combattants de Malaika et leurs alliés de Foka Maïke a déclenché la colère des hommes de Nyakiliba, entraînant une riposte violente.

Des acteurs de la société civile de Mwenga dénoncent cette recrudescence de violences au cœur du territoire. « La population est prise en otage par des groupes armés qui se disputent le pouvoir et l’argent. Ce sont toujours les civils qui paient le prix fort », déplore un responsable local. Les organisations devraient défense des droits humains appellent à une intervention rapide des autorités pour protéger les habitants.

En attendant, la situation reste extrêmement tendue ce jeudi matin à Mwenga-centre. Aucun signe d’accalmie n’est encore perceptible, et les combats se poursuivent dans plusieurs quartiers. Les habitants, confinés chez eux, craignent une aggravation des affrontements si des mesures urgentes ne sont pas prises pour désamorcer cette crise sécuritaire.

À propos

Cette section met en lumière la mission et les valeurs de votre entreprise, offrant un aperçu concis de ses objectifs et de son but. Elle donne un aperçu de la vision qui guide vos décisions commerciales et votre orientation.


  • CAN 2025 au Maroc : 1 382 remises en touche jusqu’aux quarts

    La Coupe d’Afrique des Nations 2025, actuellement disputée au Maroc, se distingue par son intensité, son spectacle offensif et la rigueur tactique déployée par chaque équipe. Au-delà des buts, des corners et des penalties, les remises en touche sont un indicateur clé de la bataille pour le contrôle du ballon et…

  • Kinshasa : SMIG augmenté, mais zéro création d’emplois

    À peine six mois après la signature du décret réajustant le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), le gouvernement de Kinshasa, sous la houlette de la Première ministre Judith Suminwa, se targue de vouloir « appliquer harmonieusement » cette mesure, alors qu’aucune création réelle d’emplois n’a été effectuée pour…

  • CAN 2025 : 254 cartons jaunes et 12 rouges jusqu’aux quarts

    La Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui se déroule au Maroc, n’est pas seulement un festival offensif avec près de 119 buts inscrits jusqu’ici ; elle se caractérise aussi par son intensité physique et ses confrontations souvent acharnées. Jusqu’à la fin des quarts de finale, les arbitres ont sanctionné 254 fautes disciplinaires sous…

  • Dialogue national ou chasse aux opposants ? Le double jeu de Kinshasa

    Le théâtre politique congolais prend des allures de farce tragique. Alors que Kinshasa affiche à la face du monde son désir affiché de dialogue national, la réalité sur le terrain trahit une logique tout autre : celle de la répression et de l’intimidation. Vendredi dernier, le professeur Pascal…

  • Économie : Chronique d’une dépréciation annoncée du Franc congolais

    Alors que le Franc congolais menace de perdre de sa valeur, la population continue de suffoquer sous le poids d’un pouvoir d’achat en chute libre. Mais à Kinshasa, visiblement, l’urgence n’est pas là. Le président Félix Tshisekedi a récemment appelé à « rationaliser les dépenses publiques », lors de la…

  • CAN 2025 au Maroc : 14 penalties accordés jusqu’aux quarts

    La Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui se déroule au Maroc, se distingue non seulement par son spectacle offensif et ses buts spectaculaires, mais aussi par l’importance des moments décisifs comme les penalties. Jusqu’à la fin des quarts de finale, 14 penalties ont été accordés dans tout le tournoi, traduisant l’intensité physique et…

  • Sud-Kivu : L’éducation à la paix doit entrer dans les écoles

    Dans une province longtemps éprouvée par les conflits armés, les violences communautaires et l’insécurité chronique, l’école ne peut plus se limiter à transmettre des savoirs académiques. Au Sud-Kivu, l’éducation à la paix apparaît désormais comme une nécessité vitale, un véritable investissement pour l’avenir des générations présentes et futures.…

  • CAN 2025 au Maroc : 419 corners sifflés jusqu’aux quarts

    La Coupe d’Afrique des Nations 2025, en cours au Maroc, ne cesse de fasciner par son intensité et son spectacle. Au-delà des buts et des duels acharnés, une statistique technique illustre à quel point chaque équipe s’est battue pour prendre l’avantage offensif : jusqu’à la fin des quarts de finale, ce…

  • Edito : Faire de l’information un moteur de paix

    Dans un monde où l’information circule à la vitesse de la lumière, son rôle dépasse largement le simple partage de faits. Chaque mot publié, chaque image diffusée, chaque message relayé a le pouvoir de construire… ou de détruire. C’est dans ce contexte que l’information doit être envisagée comme…

  • Sud-Kivu : Comment la presse peut renforcer la cohésion sociale

    Au Sud-Kivu, une province marquée par des conflits récurrents et des tensions communautaires, le rôle des médias dépasse largement celui d’informer. La presse locale, qu’elle soit écrite, radiophonique ou numérique, a la capacité de devenir un vecteur de cohésion sociale, en donnant la parole aux communautés, en vérifiant…

About The Author


En savoir plus sur L'ESSENTIEL RDC

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *