
A l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, les jeunes du groupement de Karhongo-Nyangezi, dans le territoire de Walungu, appellent à un soutien accru pour relancer leurs activités économiques fortement affectées par les conflits armés.
A Nyangezi, plusieurs jeunes qui dépendaient principalement de l’agriculture, du petit commerce, de la briqueterie et de l’élevage peinent à reprendre leurs activités depuis l’escalade des conflits armés au Sud-Kivu.
A l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, Xavier Mashauri, président de la Société civile environnementale, noyau de Nyangezi, indique que les moyens de subsistance de nombreux jeunes ont été fortement perturbés par la crise.
Avant l’intensification des conflits, explique-t-il, une grande partie de la jeunesse de Karhongo-Nyangezi vivait de l’agriculture, notamment de la production maraîchère et des légumineuses.
D’autres pratiquaient le petit commerce, l’élevage de petits animaux, notamment les porcs, les cobayes et les lapins, tandis que la briqueterie constituait également une importante source de revenus.
Mais avec l’insécurité, plusieurs jeunes ont été contraints d’abandonner leurs champs et leurs activités économiques : « Ceux qui fréquentaient les champs se sont retrouvés dans l’impossibilité d’y accéder ou de récolter leurs produits. L’élevage a également fortement diminué, car certains jeunes ne pouvaient plus nourrir leurs animaux pendant leur déplacement. Ceux qui pratiquaient le petit commerce ont, pour certains, perdu leurs biens à la suite des pillages ».
Cette perturbation des activités économiques a entraîné une baisse importante des revenus des jeunes et accentué leur vulnérabilité dans un contexte humanitaire déjà difficile.
Malgré ces difficultés, le président de la Société civile environnementale de Nyangezi appelle les jeunes à ne pas baisser les bras. Il les encourage à faire preuve de résilience et à rechercher de nouvelles opportunités susceptibles de leur permettre de reconstruire progressivement leurs moyens de subsistance.
Il invite également les organisations humanitaires et les autres partenaires intervenant dans la région à renforcer leur appui en faveur des jeunes de Karhongo-Nyangezi, notamment à travers des activités génératrices de revenus, l’appui à l’agriculture, la relance de l’élevage et le soutien aux petits entrepreneurs.
Cette aide, estime-t-il, pourrait contribuer à renforcer l’autonomie économique des jeunes et à leur permettre de mieux faire face aux conséquences de la crise.
La Journée internationale de la jeunesse est célébrée cette année sous le thème : « Des contextes différents, des aspirations communes ». A Nyangezi, cette célébration intervient alors que de nombreux jeunes restent confrontés aux conséquences économiques et sociales des conflits armés.
