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Sur l’île d’Ishovu, dans le territoire de Kalehe, le choléra continue de préoccuper la population. Les habitants rencontrés sur place pointent notamment du doigt le manque d’eau potable, une situation qui complique les efforts de prévention et favorise, selon eux, la persistance de la maladie.

Sur place , un constat amer : Plusieurs bornes-fontaines de l’île sont aujourd’hui hors service ou nécessitent une réhabilitation urgente. Cette panne généralisée prive les habitants d’un accès quotidien à une eau propre, les contraignant à s’approvisionner directement dans des sources no protégées.

Pour les communautés, la réparation de ces infrastructures hydrauliques constitue une urgence afin de briser la chaine de transmission des maladies hydriques.

Les habitants, particulièrement les femmes, appellent ainsi les autorités locales, ainsi que les organisations humanitaires, à intervenir pour rétablir durablement l’accès à l’eau potable..

La malnutrition aiguë sévère, une autre préoccupation pour les familles

Au-delà de la crise sanitaire liée à l’eau, certaines familles de l’île font également face à une crise alimentaire. Des mamans rencontrées évoquent la malnutrition aiguë sévère comme une autre préoccupation qui fragilise les ménages et particulièrement les enfants de moins de cinq ans ainsi que les personnes les plus vulnérables.

Pour ces habitants, l’amélioration de l’accès à la nourriture et à l’eau potable doit accompagner les efforts de lutte contre le choléra. Ils estiment que des interventions dans ces deux domaines permettraient de renforcer la prévention et de réduire la vulnérabilité de la population.

La communauté d’Ishovu sollicite donc une assistance alimentaire d’urgence, en particulier en faveur des ménages les plus vulnérables, ainsi qu’un appui pour la réhabilitation des infrastructures d’approvisionnement en eau.

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