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L’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo a fait 2.325 morts sur 4.945 cas confirmés, selon le dernier bilan des autorités sanitaires congolaises, arrêté au 16 août 2026. Déclarée officiellement le 15 mai, cette flambée est devenue la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.

En l’espace de trois mois, l’épidémie a pris une ampleur considérable. Les chiffres des autorités sanitaires congolaises, rapportés le 17 août par Reuters et Associated Press (AP), font état de 4.945 cas confirmés, dont 2.325 décès. Ce bilan place désormais cette épidémie devant celle de 2018-2020, qui avait fait 2.299 morts en RDC.

L’épidémie actuelle est liée au virus Ebola de l’espèce Bundibugyo, identifié par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait confirmé cette identification en mai et souligné la nécessité d’une riposte rapide face au risque de propagation du virus.

L’Ituri reste l’épicentre de la flambée, mais le virus s’est également propagé à d’autres provinces. Dans son bulletin du 30 juillet, l’OMS faisait état de 3.605 cas confirmés et de 1.587 décès dans cinq provinces. La progression enregistrée depuis montre donc une accélération importante du nombre de victimes.

La riposte sanitaire se heurte toutefois à plusieurs difficultés. Reuters rapporte qu’une proportion importante des nouvelles contaminations survient en dehors des chaînes de transmission déjà identifiées, compliquant le suivi des contacts. L’insécurité, les difficultés d’accès à certaines zones et la méfiance d’une partie de la population constituent également des obstacles à la lutte contre le virus.

Cette situation met les autorités congolaises et leurs partenaires devant une urgence majeure : renforcer la surveillance, identifier rapidement les cas, assurer leur prise en charge et intensifier la sensibilisation dans les communautés. Pour l’OMS et les acteurs de la riposte, la détection précoce des malades et le suivi des personnes exposées restent essentiels pour casser les chaînes de transmission.

Avec plus de 2.300 décès en trois mois, l’épidémie d’Ebola franchit ainsi un seuil historique en RDC. La priorité est désormais d’empêcher que ce lourd bilan ne continue de s’alourdir et de contenir rapidement la propagation du virus.

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