
BUKAVU, 23 juillet 2026 (L’ESSENTIEL RDC) – L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et une partie de l’Ouganda a franchi le seuil symbolique des 1 000 décès, selon les dernières données publiées mercredi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette évolution confirme la persistance d’une crise sanitaire majeure dans la région des Grands Lacs.
S’appuyant sur les statistiques du ministère congolais de la Santé, l’OMS indique que la RDC comptabilisait 999 décès liés à Ebola au 20 juillet. Deux autres décès ont été signalés en Ouganda, portant le bilan cumulé à 1 001 morts, d’après les chiffres communiqués par l’agence onusienne.
En République démocratique du Congo, la maladie continue de circuler au sein des communautés dans cinq provinces. L’Ituri reste le principal foyer de l’épidémie, avec 2 202 cas confirmés et 838 décès, selon les données officielles relayées par l’OMS et le ministère de la Santé.
Depuis la déclaration de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC, les autorités sanitaires ont recensé 2 473 cas confirmés. Plus de 500 patients ont toutefois été déclarés guéris, un indicateur qui témoigne des progrès réalisés dans la prise en charge médicale malgré la poursuite de la transmission.
Sur le front de la recherche, l’Organisation mondiale de la Santé a également annoncé le lancement du premier essai de sécurité du vaccin ChAdOx1, développé par l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni. Cet essai vise à évaluer l’innocuité du candidat-vaccin avant d’éventuelles phases cliniques plus avancées.
Les autorités sanitaires congolaises, avec l’appui de l’OMS et de leurs partenaires, poursuivent les opérations de surveillance, de vaccination ciblée et de riposte afin de limiter la propagation du virus. Elles appellent les populations à signaler rapidement tout cas suspect et à respecter les mesures de prévention dans les zones affectées.
La RDC reste confrontée à l’une des plus importantes flambées d’Ebola de ces dernières années, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires qui compliquent les interventions des équipes de santé.
