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A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, célébrée le 28 juillet, les professionnels de santé du territoire de Kabare tirent la sonnette d’alarme sur les nombreux obstacles qui entravent la prévention et la prise en charge de cette maladie.

Le manque d’accès à des soins de santé de qualité, l’insuffisance de la vaccination et les conséquences de la crise sécuritaire et économique qui secoue le Sud-Kivu exposent davantage les populations aux risques liés à l’hépatite.

S’exprimant en marge de cette journée commémorative, le médecin directeur de New Hope Hospital, Dr. Rigobert Cuma, a rappelé que l’hépatite est une inflammation du foie qui peut être causée par différents facteurs, notamment les virus des hépatites, la consommation excessive d’alcool, certains médicaments ou encore des maladies auto-immunes. Il souligne que cette affection demeure un problème majeur de santé publique, d’autant plus qu’elle évolue souvent de manière silencieuse avant l’apparition de complications parfois irréversibles.

Selon ce professionnel de santé, les principaux symptômes comprennent les nausées, une fatigue persistante, la perte d’appétit, des douleurs abdominales, des urines foncées, la jaunisse ainsi que, dans les cas avancés, un gonflement de l’abdomen dû aux atteintes sévères du foie. En l’absence d’un dépistage précoce et d’un traitement approprié, l’hépatite peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie, mettant en danger la vie des patients.

Le Dr. Rigobert Cuma regrette que de nombreuses personnes vivant dans le territoire de Kabare ne puissent pas accéder facilement aux services de santé en raison de la dégradation de la situation sécuritaire, des déplacements de populations et de la précarité économique. A ces difficultés s’ajoute une couverture vaccinale encore insuffisante, alors que la vaccination constitue l’un des moyens les plus efficaces de prévenir certaines formes d’hépatite, notamment l’hépatite B.

Il souligne également que le coût des consultations médicales, des examens biologiques et des traitements représente un obstacle majeur pour de nombreux ménages, obligeant certains malades à consulter tardivement ou à renoncer aux soins. Cette situation augmente le risque de complications et favorise la transmission de la maladie au sein des communautés.

Face à ces défis, le médecin appelle les habitants à adopter des mesures de prévention telles que le respect des règles d’hygiène, la consommation d’eau potable, l’utilisation de matériel médical stérile, la vaccination lorsque celle-ci est disponible, ainsi que le recours au dépistage et aux consultations médicales régulières.

Il insiste également sur la nécessité pour les autorités sanitaires et les partenaires humanitaires de renforcer les campagnes de sensibilisation, de vaccination et d’améliorer l’accès aux soins dans les zones affectées par la crise.

A l’occasion de cette Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, les acteurs de santé rappellent qu’un investissement accru dans la prévention, le dépistage précoce et la prise en charge des patients demeure indispensable pour réduire les conséquences de cette maladie et protéger les populations les plus vulnérables du territoire de Kabare.

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