
La recrudescence des barrières payantes entre Mwenga et Kamituga suscite de vives inquiétudes au Sud-Kivu. Des acteurs de la société civile affirment que leur nombre est passé d’une dizaine à plus de vingt en quelques mois, avec une forte hausse des montants exigés aux usagers, alimentant les difficultés économiques des populations.
La situation sur la route reliant Mwenga à Kamituga continue de préoccuper les habitants et les opérateurs économiques. Des organisations de la société civile dénoncent une multiplication des barrières de perception, qui alourdirait considérablement le coût des déplacements et du transport des marchandises.
Selon Alain Mutiki, acteur de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) au Sud-Kivu, le nombre de barrières était limité à neuf à l’issue d’une réunion de sécurité élargie organisée le 24 avril dernier à Mwenga avec les différentes parties prenantes. Il affirme qu’aujourd’hui, plus de vingt barrières sont recensées sur cet axe.
Toujours selon cette organisation, les montants réclamés aux voyageurs et transporteurs auraient fortement augmenté. Les perceptions, autrefois estimées autour de 10 000 francs congolais, atteindraient désormais entre 20 000 et 50 000 francs congolais selon les points de contrôle, une évolution qui pèserait lourdement sur les ménages et les activités commerciales.
La NDSCI estime que cette situation freine les échanges entre Mwenga et Kamituga, deux entités dont les liens économiques reposent largement sur le transport routier. Elle appelle les autorités compétentes à faire respecter les décisions prises lors de la réunion de sécurité et à mettre fin aux perceptions jugées excessives.
Jusqu’à présent, les autorités administratives et sécuritaires concernées n’ont pas publiquement réagi à ces nouvelles allégations. L’ESSENTIEL RDC pas été en mesure de vérifier de manière indépendante le nombre exact de barrières ni les montants actuellement perçus auprès des usagers.
Dans un contexte où les coûts de transport influencent directement les prix des produits de première nécessité, plusieurs habitants interrogés par des organisations locales redoutent une nouvelle hausse du coût de la vie si aucune mesure n’est prise pour alléger les charges imposées sur cet axe routier.
Cette dénonciation relance le débat sur la réglementation des postes de contrôle routiers au Sud-Kivu et sur la nécessité d’un meilleur encadrement des perceptions afin de préserver la libre circulation des personnes et des biens.
