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Kampala – L’Ouganda a franchi une étape décisive dans sa lutte contre Ebola à virus Bundibugyo. Les autorités sanitaires ont annoncé jeudi le début de la période d’observation de 42 jours, ultime phase exigée avant une déclaration officielle de la fin de l’épidémie. Cette étape intervient après la guérison du dernier malade confirmé, désormais autorisé à quitter le centre de traitement.

Ce délai de six semaines représente un critère international fixé pour s’assurer que la circulation du virus a bien cessé. Si aucun nouveau cas n’est enregistré durant cette période, le pays pourra officiellement tourner la page de cette flambée épidémique.

Déclarée le 15 mai 2026, l’épidémie a touché au total 20 personnes en Ouganda et causé deux décès. Les données des autorités sanitaires montrent que la majorité des infections provenaient de cas importés depuis la République démocratique du Congo, tandis qu’un nombre plus limité résultait d’une propagation sur le territoire ougandais.

Pour le ministre ougandais de la Santé, Chris Baryomunsi, cette avancée démontre que la maladie peut être maîtrisée lorsque les dispositifs de prévention, de surveillance et de prise en charge sont appliqués avec rigueur. Il a salué les efforts conjoints des équipes nationales et de leurs partenaires internationaux dans la lutte contre le virus.

Tout au long de la riposte, le gouvernement, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a intensifié la recherche active des cas, le suivi des personnes exposées, les analyses en laboratoire ainsi que les mesures de contrôle des infections dans les établissements de santé. Une coopération étroite a également été maintenue avec la RDC afin de limiter les risques de propagation transfrontalière.

Les services de santé indiquent que les 836 personnes identifiées comme contacts ont toutes fait l’objet d’un suivi sanitaire. En parallèle, la surveillance a été renforcée dans 36 districts considérés comme vulnérables ainsi qu’à 38 postes frontaliers afin de détecter rapidement toute nouvelle contamination.

L’OMS a mobilisé près de 70 spécialistes pour soutenir les opérations sur le terrain, notamment dans les domaines de l’épidémiologie, du suivi des contacts, de la logistique, des analyses biologiques et de la protection des agents de santé. Aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré depuis le 21 juin, mais les autorités restent en état d’alerte en raison de la poursuite de la transmission en RDC.

La frontière entre les deux pays demeure ainsi sous haute surveillance. Les responsables sanitaires rappellent qu’il s’agit d’une même flambée épidémique affectant des populations vivant de part et d’autre de cette frontière. L’apparition d’un nouveau cas importé pendant les 42 jours de surveillance obligerait les autorités à recommencer le décompte depuis le début. Pour prévenir une telle éventualité, le ministère ougandais de la Santé a lancé un plan de riposte de six mois destiné à maintenir une vigilance permanente et à empêcher toute résurgence du virus.

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