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L’artiste congolais Didier Besongo, connu sous le nom de scène « DBB », affirme vivre dans la peur après avoir reçu des messages de menace à la suite de la représentation de sa pièce Nzila Velela à Kinshasa. Selon ses déclarations, ces intimidations seraient intervenues après une conférence organisée autour de cette œuvre au Centre culturel André Blouin, dans la commune de Ngaliema. La pièce aborde notamment les dérives du pouvoir et les pratiques autoritaires dans la gouvernance.

Lors de cette conférence, plusieurs invités avaient pris part aux discussions, parmi lesquels l’activiste Nathanaël Onokomba. Ce dernier a été arrêté en janvier 2026 et transféré à la prison militaire de Ndolo, où il est poursuivi pour des infractions liées à la sécurité de l’État, selon les autorités. Les circonstances exactes de son arrestation et les charges retenues contre lui n’ont cependant pas été détaillées publiquement à ce stade.

D’après Didier Besongo, les menaces auraient commencé après la diffusion et les discussions autour de la pièce. L’artiste affirme avoir reçu sur son téléphone des messages contenant des intimidations et des promesses de mort. Il attribue ces messages à des individus se présentant comme des sympathisants du parti au pouvoir, l’UDPS. Ces allégations n’ont toutefois pas été confirmées par des sources indépendantes et aucune réaction officielle du parti ou de la police n’a été obtenue au moment de la rédaction.

L’artiste explique également que ces tensions se sont poursuivies alors qu’il réside aujourd’hui à Lubumbashi avec sa famille. Il évoque un climat d’hostilité alimenté, selon lui, par des tensions politiques et communautaires. Face à ces menaces, Didier Besongo affirme avoir pris des mesures pour assurer la sécurité de ses proches. Jusqu’à présent, aucune enquête officielle sur ces menaces n’a été annoncée publiquement.

Didier Besongo évolue depuis plusieurs années dans un milieu artistique engagé. Il a notamment collaboré avec plusieurs artistes et activistes congolais impliqués dans des projets de sensibilisation sociale et politique. Dans ce contexte, son cas relance le débat sur la liberté d’expression artistique et les risques auxquels peuvent être exposés certains créateurs lorsqu’ils abordent des questions politiques sensibles.

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