

À Bukavu, l’Organisation pour l’Intégration des Personnes Vulnérables et Albinos (OIPEVA) a choisi la Journée Internationale des droits des femmes pour briser l’invisibilité ; la double discrimination que subissent les femmes vulnérables et albinos, à l’intersection du sexisme et de la stigmatisation liée à leur condition.
« Nous voulons briser le silence », explique Marie-Louise Kitoga, coordinatrice de l’OIPEVA. « C’est une violence quotidienne : moqueries à l’école, refus de soins adaptés, portes closes à l’embauche, mise à l’écart des cercles de décision. » L’association ne se contente pas de dénoncer : elle rend hommage aux parcours de celles qui ont surmonté ces barrières et sont devenues modèles dans leurs quartiers enseignantes, médiatrices, artisanes parce que la représentation compte autant que les droits.
L’enjeu est structurel, Marie Louise Kitoga le décline en quatre fronts : scolariser les filles albinos que la peur ou la superstition tiennent loin des classes ; assurer un suivi dermatologique et visuel régulier ; créer des passerelles vers l’emploi formel via des formations et des engagements d’employeurs ; ouvrir des espaces où leur parole pèse dans les choix locaux. À travers ces axes, l’OIPEVA promeut une conviction simple : chaque personne mérite une vie digne et épanouie.
L’appel, explicite, s’adresse aux gouvernements (protocoles de protection solaire et d’aménagement scolaire), aux organisations (programmes d’insertion et de sensibilisation) et aux individus (refuser la rumeur, inclure).
« Ensemble, nous pouvons créer un monde où les femmes vulnérables et albinos vivent sans peur, sans discrimination et avec dignité », insiste-t-elle.
Le message se clôt, collectif : « Ensemble, nous pouvons faire la différence. »
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