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Dans plusieurs zones du territoire de Kalehe, les femmes déplacées vivent une situation particulièrement difficile, marquée par l’accès limité aux soins de santé, le manque de moyens financiers et l’insuffisance de l’assistance humanitaire.

Certaines femmes déplacées rencontrées par le bulletin Habari za Mahali témoignent des difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien pour se faire soigner, alors que la crise humanitaire et économique continue d’affecter les communautés.

Dans le groupement de Ziralo, plusieurs femmes déplacées ont trouvé refuge dans différents sites et au sein de familles d’accueil dans le groupement de Mubuku, dans la zone de santé de Bunyakiri. Elles expliquent accéder difficilement aux services de santé, principalement en raison du manque de moyens financiers et de l’insuffisance de l’aide humanitaire.

Pour ces femmes, le coût des consultations, des médicaments et du transport constitue un obstacle supplémentaire, particulièrement pour celles qui vivent sans revenus réguliers.

« Nous avons besoin de soins, mais nous n’avons pas les moyens de payer les médicaments et les consultations. Nous demandons aux organisations humanitaires de penser à nous, car nous vivons dans des conditions très difficiles », témoigne une d’elles.

La situation est également préoccupante pour les femmes déplacées vivant dans les villages des Hauts Plateaux de Kalehe. Dans cette zone, l’insécurité et les affrontements compliquent davantage leurs déplacements et leur accès aux structures sanitaires ainsi qu’à l’assistance humanitaire.

A Walowalwanda, dans le territoire de Walikale, les femmes déplacées font également face à des difficultés similaires. Les conditions de déplacement et l’insécurité limitent leurs possibilités d’accéder aux services essentiels, notamment aux soins de santé.

La situation concerne aussi les femmes et les filles déplacées des groupements de Mbinga-Nord, Mbinga-Sud et Buzi, qui disent manquer d’une assistance humanitaire adaptée à leurs besoins.

Pour faire face à cette situation, ces femmes demandent notamment un accès régulier aux soins médicaux, des médicaments, des kits d’hygiène ainsi qu’une assistance financière leur permettant de répondre à leurs besoins essentiels.

Elles insistent également sur la nécessité d’une amélioration de la situation sécuritaire afin de permettre aux familles déplacées de regagner leurs villages d’origine dans des conditions sûres et dignes.

« Nous voulons vivre en paix et retourner chez nous. Nous demandons aux autorités et aux organisations humanitaires de nous aider à avoir accès aux soins et aux moyens nécessaires pour vivre dignement en attendant notre retour », insiste une femme déplacée.

Pour ces femmes victimes des conséquences de la crise, la résilience passe ainsi par l’accès aux services essentiels, la protection et la possibilité de retrouver un environnement sécurisé.

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