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Des centaines de familles restent sans abri et des élèves privés de cours après plusieurs incendies survenus ces derniers mois à Bukavu. Entre manque d’eau, absence d’aide et pertes matérielles, les sinistrés appellent les autorités et les personnes de bonne volonté à leur venir en aide humanitaire.

La recrudescence des incendies à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, affecte durement les habitants, mais aussi les élèves de plusieurs écoles. Les victimes dénoncent le manque d’assistance, vivent dans des conditions difficiles, alors que certaines familles ont perdu leurs maisons et leurs biens.

À Cahi, sur l’avenue Kaguku, Mbwiliza Théophile fait partie des familles touchées par un incendie survenu le 16 juillet 2026. Près de deux mois après le sinistre, sa famille n’a toujours pas reçu d’aide et vit chez des voisins.

« Depuis l’incendie de nos maisons survenu le 16 juillet 2026, nous n’avons pas encore reçu d’aide. Nous vivons chez les voisins. Nous avons besoin d’aide en vivres et en non-vivres. Nous attendons que les autorités, notamment la division de l’Urbanisme et de l’Habitat, nous autorisent à reconstruire », témoigne-t-il.

À Lugulu, un autre incendie survenu le 10 septembre a également laissé des familles dans une situation difficile. Irène Nabintu, victime indirecte du sinistre, affirme avoir perdu plusieurs biens après la démolition de sa maison pour empêcher la propagation des flammes.

Elle explique qu’elle n’était pas chez elle lorsque le feu a commencé dans la maison de ses voisins. À son retour, elle a tenté de mettre certains biens à l’abri.

« À mon arrivée, j’ai trouvé que la maison de mes voisins était en feu. J’ai commencé à faire sortir certains objets de la maison.

Malheureusement, tout a été volé : la télévision, les matelas, les panneaux solaires, la batterie et d’autres biens. Je rends grâce à Dieu parce que mes enfants sont tous en vie. Nous demandons de l’aide aux autorités, car nous avons tout perdu », déplore-t-elle précisant que l’origine de cet incendie reste inconnue.

Les incendies touchent également le secteur de l’éducation. Sur l’avenue Mpoko, dans le quartier Cahi, l’Institut Fariala et l’EP Uhuru ont été consumés par le feu le 2 septembre 2026. L’origine de l’incendie n’est toujours pas connue.

Depuis le sinistre, aumoins 600 élèves de ces deux établissements restent à domicile. Pour Ahadi Chimalamungu, responsable de ces écoles, cette situation risque d’avoir des conséquences sur leur éducation.

« Jusqu’à aujourd’hui, les élèves sont encore à la maison. Rien n’a pu être sauvé. Nous, les responsables, cherchons des solutions pour permettre aux élèves de reprendre les cours, mais nous n’y sommes pas encore BBC-All arrivés », explique-t-il.

Il lance un appel aux autorités provinciales et nationales, ainsi qu’aux personnes de bonne volonté, pour soutenir la reconstruction des écoles et l’achat du matériel scolaire.

« Nous demandons à tous de nous venir en aide pour la reconstruction et l’acquisition du matériel. Nous comptons sur la solidarité de tous pour permettre à nos 600 élèves de reprendre les cours », ajoute Ahadi Chimalamungu.

Signalons qur la multiplication des incendies à Bukavu et dans certains territoire du Sud-Kivu prend une ampleur préoccupante. Selon le Parlement Citoyen pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance (PCDBG-Baraza la Raia), 2 831 maisons d’habitation et quatre unités de production artisanale ont été détruites par des incendies entre février 2025 et le 6 septembre 2026.

Pour les victimes, les besoins restent nombreux : nourriture, vêtements, abris, matériel scolaire et moyens pour reconstruire les maisons et les écoles. Elles demandent également aux autorités de renforcer les mesures de prévention et de trouver des solutions au problème de l’accès à l’eau, afin de limiter les conséquences des futurs incendies.

Pour rappel, ce jeudi 10 septembre 2026, 29 élèves ont péri dans un incendie survenu dans leur école Cimpunda. Un incident qui a endeuillé plusieurs familles dans la villes.

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